Bangladesh

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Autrefois un fléau récurrent, les attaques à l’acide au Bangladesh ont baissé de façon spectaculaire. L’Acid Survivors Foundation (ASF) rapporte que ce pays d’Asie du Sud a connu à ce jour huit attaques en 2019, contre 494 en 2002.

— Agence France-Presse

Singapour

Pas de trottinette sur les trottoirs sous peine de prison

Singapour a interdit l’usage des trottinettes électriques sur les trottoirs à partir de lundi sous peine d’emprisonnement après une série d’accidents qui ont déclenché la colère d’habitants de la cité-État contre ces nouveaux véhicules à deux roues. Les trottinettes étaient déjà interdites de circulation sur les routes de Singapour et leur usage sera désormais restreint aux pistes cyclables et aux voies reliant des parcs. « Cette mesure est nécessaire pour assurer la sécurité des piétons après un nombre d’accidents croissant impliquant des conducteurs de trottinettes délinquants malgré le renforcement des contrôles et des efforts de pédagogie », a indiqué l’Autorité des transports de Singapour dans un communiqué. Les usagers des trottinettes électriques seront dans un premier temps punis par des avertissements s’ils sont vus sur des trottoirs, mais à partir du début de janvier, ils risqueront une peine de prison allant jusqu’à deux mois et une amende maximum de 2000 dollars singapouriens (1900 $CAN). Singapour avait déjà imposé l’obligation d’enregistrer ces véhicules et des limites de vitesse.

— Agence France-Presse

Allemagne

Nouvelles menaces de mort néonazies contre des élus

Plusieurs élus allemands, dont des écologistes, ont reçu ces derniers jours des menaces de mort de la mouvance néonazie, quelques mois après l’assassinat d’un élu par un militant d’extrême droite. Le député écologiste d’origine turque Cem Özdemir a reçu le 27 octobre un courriel signé « Division des Armes nucléaires », branche allemande d’un groupuscule classé dangereux aux États-Unis, l’avertissant qu’il était sur sa « liste » de personnalités à exécuter. Une autre écologiste, Claudia Roth, vice-présidente du Parlement fédéral, a reçu le même jour un courriel similaire. « Les autorités surveillent de très près les activités de cette “division des armes nucléaires” », a assuré lundi lors d’un point de presse un porte-parole du ministère de l’Intérieur. Ce groupuscule, a-t-il précisé, serait actif en Allemagne depuis 2018. Ces dernières semaines, d’autres personnalités politiques, dont Mike Mohring, chef de file des conservateurs CDU en Thuringe, ont elles aussi été ciblées par des menaces de mort, dans un climat, selon les termes du ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, d’« exacerbation problématique de la violence dans la société » allemande.

— Agence France-Presse

Ebola en République démocratique du Congo 

300 attaques, dont 6 mortelles, contre des agents de la « riposte »

Les autorités sanitaires ont annoncé lundi que 300 attaques, ayant causé 6 morts et 70 blessés, ont été recensées en 11 mois contre des agents de la riposte anti-Ebola dans trois provinces de l’est de la République démocratique du Congo. « Chaque attaque retarde » les activités de la lutte parce qu’elle empêche les équipes d’avoir accès à la population et de faire les interventions prévues, ont déploré les autorités sanitaires. Dans la nuit de samedi à dimanche, un animateur d’une radio locale, impliqué dans la lutte contre l’épidémie, a été assassiné en Ituri. L’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement dans l’Est congolais touche les zones reculées et conflictuelles des provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. Jusqu’à présent, 2185 morts ont été enregistrées sur 3274 cas, selon les autorités congolaises. L’actuelle épidémie d’Ebola est la dixième sur le sol congolais depuis 1976 et arrive au deuxième rang des plus graves de l’histoire, après celle qui a fait quelque 11 000 morts en Afrique de l’Ouest en 2014. — Agence France-Presse

Royaume-Uni

Londres abaisse le niveau d’alerte terroriste

Le niveau d’alerte terroriste au Royaume-Uni a été abaissé lundi, passant de « grave » à « substantiel », le risque d’un attentat étant désormais considéré comme « probable » et non « hautement probable », a annoncé la ministre de l’Intérieur Priti Patel. « Le centre d’analyse terroriste a abaissé le niveau d’alerte terroriste de grave à substantiel », a-t-elle déclaré dans un communiqué. Le centre d’analyse terroriste réévalue le niveau d’alerte tous les six mois : le Royaume-Uni se situe désormais au troisième niveau d’alerte, sur une échelle de cinq. « Malgré l’abaissement du niveau d’alerte, le terrorisme reste l’une des menaces les plus directes et immédiates pour notre sécurité intérieure », a mis en garde la ministre, appelant le public à « rester vigilant ». Le pays n’avait plus connu un tel niveau d’alerte depuis le 29 août 2014, date à laquelle il avait été relevé de « substantiel » à « grave » face à la menace terroriste liée à la Syrie et à l’Irak. Le Royaume-Uni a connu par la suite une vague d’attentats, tous revendiqués par le groupe État islamique (EI).

— Agence France-Presse

Iran Prise d’otages de 1979

Manifestations antiaméricaines, sanctions anti-iraniennes

Téhéran et Washington ont mis en scène leur confrontation lundi à l’occasion du quarantième anniversaire de la prise d’otages de l’ambassade des États-Unis en Iran, avec des manifestations antiaméricaines d’un côté et, de l’autre, de nouvelles sanctions visant cette fois l’entourage du guide suprême iranien.

L’administration de Donald Trump a placé sur sa liste noire neuf membres de l’entourage de l’ayatollah Ali Khamenei, qui occupent des postes-clés dans plusieurs institutions de la République islamique, dont un de ses fils, son directeur de cabinet ou encore le chef du système judiciaire iranien.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a par ailleurs appelé les autorités iraniennes à « libérer immédiatement tous les Américains portés disparus et détenus injustement », citant nommément l’ex-agent du FBI Robert Levinson, le chercheur sino-américain Xiyue Wang et l’homme d’affaires irano-américain Siamak Namazi.

Le département d’État a annoncé pour l’occasion une récompense pouvant atteindre 20 millions de dollars pour toute information qui permettrait de retrouver et de rapatrier Robert Levinson, disparu en Iran en mars 2007.

Même si Téhéran assure n’avoir aucune information sur son sort, Washington accuse le régime iranien et considère qu’il s’agit du « plus ancien otage de l’histoire américaine ».

Crise de 444 jours

Le 4 novembre 1979, moins de neuf mois après le renversement du dernier chah d’Iran, un groupe d’étudiants partisans de la Révolution islamique avait pris d’assaut l’ambassade des États-Unis à Téhéran, accusée d’être un « nid d’espions ».

Les étudiants avaient exigé, pour libérer les otages, que les États-Unis extradent le chah afin qu’il soit jugé en Iran.

La crise ne s’achèvera que 444 jours plus tard, après la mort du souverain déchu en Égypte, avec la libération de 52 diplomates américains.

Cette prise d’otages reste un traumatisme profond pour la diplomatie américaine.

Elle est, au contraire, célébrée en Iran, où l’anniversaire a été marqué lundi à grand renfort de bannières étoilées brûlées ou piétinées ou d’effigies se moquant de Donald Trump.

Manifestations à Téhéran

À Téhéran, des milliers de personnes se sont rassemblées devant l’ancienne représentation diplomatique américaine, dans le centre de la capitale, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Hommes, femmes – principalement en tchador – et enfants agitaient des pancartes en anglais et en persan, sur lesquelles on pouvait lire : « Mort à l’Amérique, mort à Israël, victoire pour l’islam ».

— Agence France-Presse

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