Musique

nouvelle chanson de Beyoncé

Beyoncé a lancé hier une chanson originale pour la nouvelle version en prises de vues réelles de The Lion King (Le roi lion), qui prendra l’affiche le 19 juillet. Spirit a été coécrite par la chanteuse, qui prête sa voix au personnage de Nala dans le film. La première mondiale a eu lieu mardi au Dolby Theatre de Los Angeles. — La Presse canadienne

Montréal complètement cirque  Critique

L’esprit du cirque

Finale
De la compagnie Analog (Allemagne)
Au Théâtre St-Denis 1 jusqu’au 20 juillet
Trois étoiles et demie

Ils arrivent sur la scène les uns après les autres et offrent une petite démonstration de leurs talents – faire des push-up en équilibre sur les mains, se rentrer une cuillère dans le nez, taper sur un mini-tambour, garder une quille droite sur son front en se brossant les dents. Bienvenue dans l’univers décalé de la troupe allemande Analog, qui est débarquée mardi soir au Théâtre St-Denis avec son spectacle Finale, joyeux mélange de cirque et de musique à l’énergie contagieuse, présenté en coproduction par le festival Montréal complètement cirque et Juste pour rire.

Florian Flo Zumkehr et sa bande d’amis acrobates nous convient donc à un cabaret aux allures postindustrielles berlinoises, avec ses boîtes de carton qui meublent la scène, sa musique techno poussée à fond, la batterie omniprésente de Lukas Thielecke (aussi compositeur des pièces) et la voix de la magnétique Kesia Clemence A. Quental, qui donnent une unité à l’ensemble.

Pendant ce spectacle intense et frénétique d’environ une heure et quart, jamais on n’a l’impression d’assister à une simple succession de numéros tant le monde de Finale est bien défini et organisé.

Chaque membre du groupe y a une tâche, les transitions sont fluides et animées pendant qu’on installe les nouveaux appareils ou qu’on modifie le décor, les clowneries sont juste assez longues et… vraiment drôles.

Surprises nombreuses

L’humour et l’autodérision sont en fait constamment au rendez-vous, mais lorsqu’il est temps de passer aux choses sérieuses, les artistes d’Analog sont aussi à la hauteur. Ainsi, ce spectacle, qui aurait pu être un énième événement ludique mais un peu bancal, présente des numéros de cirque vraiment surprenants.

Une rareté : le mât chinois double – l’un fixé au sol, l’autre seulement accroché par le haut et tournant autour du premier – ajoute un niveau de difficulté à cette discipline spectaculaire, certes, mais qu’on voit vraiment souvent. L’équilibre sur chaise et piles de livres est original et tient le spectateur en haleine. Et que dire du duo balles-batterie, numéro de jonglerie pendant lequel les rythmes du batteur et du jongleur se répondent, se suivent et se coordonnent. Un véritable tour de force de vitesse et d’ingéniosité.

Le spectacle se termine avec un classique numéro de saut dans un cerceau placé au milieu de la scène, alors que toute la troupe est réunie. C’est le concours de celui qui sautera le plus haut, le plus loin et le plus précisément, en plongeant par en avant ou en revenant par en arrière, en s’appuyant sur un collègue ou même en passant entre les jambes d’un autre, transformées en anneau pour l’occasion.

Le tout se déroule sous une pluie de confettis lancés par les artistes eux-mêmes – il y a beaucoup de lo-fi dans Finale, ce qui contribue à son charme. Cette apothéose festive et effervescente est à l’image de ce spectacle sans temps morts dans lequel on trouve tout l’esprit du cirque : la force de la troupe, le goût du risque et le plaisir communicatif. Une réussite sur toute la ligne.

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