Pakistan

Un attentat fait 128 morts à deux semaines des élections

Au moins 128 personnes ont été tuées dans un attentat suicide lors d’un rassemblement électoral dans le sud-ouest du Pakistan, une attaque revendiquée par le groupe État islamique à moins de deux semaines des législatives. L’attaque s’est produite à Mastung, non loin de Quetta. Il s’agit du deuxième attentat visant un meeting électoral au Pakistan dans la même journée, et du troisième cette semaine. La campagne électorale avait pourtant été relativement épargnée par les violences jusque-là. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier au Pakistan depuis l’attaque d’une école de Peshawar perpétrée en 2014 par un commando taliban, qui avait fait 150 morts. L’attaque d'hier visait un meeting politique de Mir Siraj Raisani, candidat à un siège de député provincial, qui a péri. Un assistant de Raisani a affirmé que le kamikaze « se trouvait au premier rang ». « Il s’est levé et s’est fait exploser dès que Raisani a entamé son discours », a-t-il indiqué.

— Agence France-Presse

Turquie

Fin imminente de deux ans d’état d’urgence

La Turquie a annoncé hier que l’état d’urgence instauré il y a deux ans après un putsch avorté et dans le cadre duquel de vastes purges ont été menées tous azimuts prendra fin mercredi. « Notre président a la volonté […] de ne pas le prolonger », a déclaré le porte-parole du président Recep Tayyip Erdoğan. « La lutte contre le terrorisme va se poursuivre dans le cadre des lois actuelles », mais l’état d’urgence pourrait être rétabli « en cas de situation extraordinaire », a-t-il ajouté. M. Erdoğan, qui a entamé le 9 juillet un nouveau mandat de cinq ans avec des pouvoirs renforcés, avait promis lors de sa campagne de lever l’état d’urgence après que ses principaux rivaux l’eurent fait. Ce régime d’exception avait été instauré le 20 juillet 2016, dans la foulée de la tentative de putsch imputée par Ankara au prédicateur Fethullah Gülen, lequel nie toute implication. Depuis, les autorités ont mené une traque impitoyable contre les partisans présumés de M. Gülen. Les purges ont également frappé des opposants prokurdes, des médias critiques et des ONG. Depuis le putsch manqué, quelque 77 000 personnes ont été incarcérées et plus de 150 000 ont été limogées ou suspendues.

— Agence France-Presse

Grande-Bretagne

La police trouve une bouteille contenant du Novitchok

La police britannique a trouvé hier une « petite bouteille » contenant du Novitchok, l’agent innervant qui a empoisonné un couple de Britanniques à Amesbury, dans le sud-est de l’Angleterre. Elle a été découverte au domicile de l’une des victimes, Charlie Rowley, et les tests ont confirmé qu’elle contenait du Novitchok. « De plus amples tests vont être réalisés pour essayer d’établir si le produit vient du même lot que celui qui avait contaminé l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille en mars », a indiqué Scotland Yard. Charlie Rowley et Dawn Sturgess ont été hospitalisés le 30 juin. Sturgess, une mère de trois enfants de 44 ans, est morte à l’hôpital dimanche soir. Son compagnon, lui, a repris conscience et reste dans un état « grave mais stable ». Leur empoisonnement est survenu quatre mois après celui des Skripal à Salisbury, une ville située à 10 km d’Amesbury. Les enquêteurs tentent d’établir « d’où vient la bouteille et comment elle est arrivée au domicile de Charlie ». « Nous ne pouvons garantir qu’il ne reste plus de substance [dans la nature] et des cordons policiers vont rester en place pour une période considérable », a prévenu la police.

— Agence France-Presse

Irak

Les manifestations s’étendent dans le sud

Des Irakiens ont de nouveau manifesté hier à Bassora, au sixième jour d’une contestation sociale qui s’est étendue à d’autres provinces du sud de l’Irak. Les protestations contre le chômage et la vétusté des services publics, principalement l’électricité, ont été exacerbées par la mort d’un manifestant, dimanche, à Bassora. Hier, des centaines de personnes ont manifesté devant le siège du conseil provincial, encadrées par un important dispositif de sécurité. « Des voleurs nous pillent », ont-ils notamment scandé en brandissant des drapeaux irakiens, en référence au gouvernement. Fraîchement arrivé de Bruxelles, où il a discuté de la stratégie de lutte contre le groupe État islamique (EI), le premier ministre Haïder al-Abadi s'est rendu à Bassora où il a rencontré des leaders de tribus locales. Selon une source proche de M. Abadi, il les a assurés que l’État débloquerait « les fonds nécessaires pour Bassora ».

— Agence France-Presse

Chili

Un célèbre curé derrière les barreaux pour agression sexuelle

Un curé très en vue accusé d’avoir agressé au moins sept mineurs a été placé en détention provisoire hier au Chili, a annoncé la justice de ce pays secoué par une série de scandales de pédophilie au sein de son Église. Oscar Muñoz, 56 ans, qui occupait ces dernières années des postes à responsabilités au sein de l’archevêché de Santiago, a été arrêté jeudi et placé en détention provisoire pour 180 jours, le temps de faire progresser l’enquête. Muñoz encourt une peine de 15 ans pour ces affaires qui se seraient déroulées de 2002 à 2018 dans les villes de Santiago et de Rancagua. Le 18 mai, l’ensemble de la hiérarchie de l’Église chilienne a présenté sa démission au pape dans le cadre d’un énorme scandale de pédophilie et d’omerta, un coup de tonnerre qui a fait suite à une série de mea-culpa du Saint-Père adressés au peuple chilien. Il s’agit d’une démarche inédite dans l’histoire récente de l’Église catholique. François a jusqu’ici accepté la démission de cinq évêques chiliens. — Agence France-Presse

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