Extinction Rebellion manifeste à Montréal

Le Vendredi fou peut être l’occasion pour certains de faire des emplettes en profitant d’aubaines, mais pour les militants d’Extinction Rebellion Québec, il s’agit d’une célébration de la surconsommation dont les conséquences sur l’environnement sont catastrophiques. Ils ont manifesté leur opposition en visitant plusieurs centres commerciaux et en « se collant » aux vitrines de deux boutiques du centre-ville de Montréal. En fin d’après-midi, les manifestants ont marché dans les rues du centre-ville, avant un nouveau geste d’éclat. Une douzaine de militants, garçons et filles, d’Extinction Rebellion Youth, le mouvement jeunesse qui ne compte que des membres mineurs, se sont collés aux vitrines des boutiques American Eagle et H&M. L’intersection des rues Peel et Sainte-Catherine a été fermée à la circulation pendant plusieurs heures puisque des manifestants occupaient la voie publique. — La Presse canadienne

États-Unis

Le Vendredi fou perd de sa superbe

La tradition de battre le pavé pour chasser les aubaines alléchantes au lendemain de l’Action de grâce est née aux États-Unis, mais le Vendredi fou a perdu de son aura à cause de promotions sans cesse avancées et d’achats en ligne toujours plus importants.

Le Vendredi fou reste la plus grosse journée de l’année pour bon nombre de commerçants et il y a toujours les purs et durs qui font la queue pendant de longues heures dans le froid pour profiter en premier de LA promotion, encouragés par la plupart des grandes enseignes, qui ouvrent leurs portes dès 6 h… quand elles ne sont pas restées ouvertes toute la nuit.

Mais, selon une enquête menée par le cabinet-conseil Price Waterhouse Cooper, seulement 36 % des personnes interrogées cette année avaient l’intention de faire des achats vendredi, soit à peu près la même proportion que l’année dernière. En 2015, ils étaient encore 59 %.

Selon le cabinet, plusieurs facteurs se conjuguent ces dernières années pour inciter le consommateur américain à rester chez lui le jour J.

Pour la première fois, plus de la moitié (54 %) des personnes interrogées par PWC feront leurs courses pour les Fêtes en ligne plutôt que de se mêler à la foule.

Le jour de l’Action de grâce, ils ont pour la première fois dépensé plus de 4 milliards de dollars US en ligne (4,2 milliards US, soit 14,5 % de plus que l’an dernier), selon Adobe Analytics, qui table sur 7,4 milliards US pour le Vendredi fou (+ 19,2 % sur un an).

L’effet Amazon est lui aussi indéniable et a changé les habitudes à coup de journées spéciales (Prime day, Cyberlundi, etc.) et de livraisons de plus en plus rapides.

Et surtout, les promotions commencent de plus en plus tôt, parfois déjà début novembre, ce qui incite les Américains à faire leurs achats pour toute la période des Fêtes sans attendre. C’est d’autant plus vrai que des effets de calendrier privent les commerçants de six jours sur la période des Fêtes.

Un symbole contesté en Europe

Grève en Allemagne, chaîne humaine aux Pays-Bas, blocage d’entrepôts en France ou en Autriche, et Amazon en ligne de mire : les initiatives anti-Vendredi fou se sont multipliées vendredi pour dénoncer la surconsommation et ses conséquences climatiques, parallèlement à une nouvelle série de manifestations mondiales contre le réchauffement.

C’est la première fois depuis l’introduction en Europe de cette pratique américaine que se déroulent des manifestations aussi structurées, même si cette fête de la consommation continuait de battre son plein, avec magasins bondés et avalanches d’aubaines.

Le géant du commerce en ligne Amazon a été particulièrement dans le collimateur des manifestants un peu partout en Europe.

— Agence France-Presse

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