Seuils d’immigration

Couillard et Legault ajustent le tir avant le débat

Philippe Couillard et François Legault ont ajusté le tir au sujet de leur position sur les seuils d’immigration, un thème qui promet de causer des flammèches à l’occasion du débat des chefs ce soir.

Après avoir dit qu’il visait une hausse des seuils d’immigration, Philippe Couillard a manifesté hier l’intention de maintenir la cible actuelle prévoyant entre 50 500 et 54 500 nouveaux arrivants par année, s’il est réélu.

« C’est ma cible, et je n’ai pas d’argument actuellement pour, à court ou même moyen terme, changer cette cible », a-t-il affirmé aux journalistes, hier.

Cette cible se trouve dans la Planification de l’immigration pour la période 2017-2019 et concerne la dernière année de ce plan, donc 2019. On prévoit accueillir en 2018 environ 51 000 ou 52 000 nouveaux arrivants.

« Je ne vois pas de plan à court ou moyen terme de changer de cible », a insisté M. Couillard quand on le questionnait sur la fourchette de 50 500 à 54 500 immigrants.

Déployer les mesures d’intégration et de francisation qu’il a déjà annoncées au gouvernement et celles qu’il a promises en campagne, « mesurer leur impact, s’assurer que sur le terrain ça fonctionne comme on l’espérait, ça va prendre quelques années. Et à ce moment-là, on pourra reposer ces questions-là. Mais ce n’est pas d’actualité pour le prochain mandat. Ce qui est d’actualité, ce n’est pas nous, c’est la CAQ » ! a-t-il lancé.

Le chef caquiste François Legault avait réclamé la veille que son adversaire libéral précise sa cible. La CAQ veut réduire les seuils d’immigration à 40 000 par année, dès 2019.

Or, il a lui aussi précisé ses intentions, hier, en affirmant qu’un gouvernement caquiste chercherait à réaugmenter les seuils au bout de « deux, trois ans ».

Jusqu’ici, le chef n’avait jamais indiqué combien de temps sa baisse temporaire d’un peu plus de 20 % durerait.

« J’ai l’ambition de penser qu’en deux, trois ans, on va être capables d’augmenter le nombre d’immigrants qui sont intégrés en emploi et qui apprennent le français », a-t-il indiqué.

« Si on donne plus de cours de français, si on donne un accompagnement individuel par Emploi-Québec, on va pouvoir, en deux, trois ans, augmenter. »

— François Legault, chef de la CAQ

Legault dénonce La Meute

M. Legault a aussi été forcé de dénoncer les idées de La Meute, hier, après que le groupe identitaire eut applaudi à ses prises de position.

« On ne peut pas empêcher un cœur d’aimer, mais j’aimerais mieux qu’ils ne m’aiment pas », a-t-il admis.

Le chef caquiste a dit ne pas aimer le discours véhiculé par le groupe, car « c’est sur le bord du racisme ».

Joint hier matin, le porte-parole de La Meute, Sylvain Brouillette, a indiqué que la Coalition avenir Québec et le Parti québécois étaient les deux formations politiques qui répondaient le mieux aux préoccupations du groupe.

« On est un peu d’accord avec la théorie de la CAQ : au lieu d’accueillir plus d’immigrants et de les perdre à mesure qu’ils rentrent, on devrait peut-être mieux les intégrer, leur donner plus de services pour permettre une meilleure intégration, entre autres avec l’intégration en région », a indiqué M. Brouillette.

Les précisions apportées par M. Legault hier prouvent que la CAQ est en train de renier sa position sur l’immigration, a affirmé la candidate libérale Marwah Rizqy.

« M. Legault semble maintenant changer d’idée et semble maintenant changer son discours, a-t-elle dit en entrevue. C’est vrai que son discours ne tient pas la route lorsqu’on regarde les chiffres qui parlent d’eux-mêmes : il y a une pénurie de main-d’œuvre partout au Québec. »

La semaine dernière, le chef péquiste Jean-François Lisée a lui aussi précisé sa position sur l’immigration, en disant viser une fourchette entre 35 000 et 40 000 nouveaux arrivants par année. Auparavant, il disait s’en remettre au Vérificateur général pour statuer sur la capacité d’accueil du Québec.

Cadre financier du PLQ

Plus de revenus et des économies pour payer les promesses

Pour financer ses promesses de 2,4 milliards, Philippe Couillard table sur une croissance économique un peu plus élevée que prévu, épuise les nouveaux surplus de 950 millions et prévoit des économies générées par une révision de programmes et une fusion d’organismes.

Le Parti libéral ne puiserait pas davantage dans la réserve de stabilisation, cagnotte constituée des surplus passés.

En conférence de presse à Montréal, hier, le chef libéral a plaidé que son cadre financier était « prudent », qu’il « [intégrait] la totalité des engagements » et assurerait le maintien de l’équilibre budgétaire durant un éventuel deuxième mandat.

Il chiffre ses promesses à 2,4 milliards de dollars par année à terme, en 2022-2023. Cela comprend des promesses qui n’ont pas encore été annoncées et qui sont évaluées à 122 millions pour cette année et 66 millions en 2022-2023.

Selon M. Couillard, ses engagements représentent 1,2 milliard en « mesures visant à redonner de l’argent dans la poche des Québécois », dont 380 millions pour le chèque aux parents – de 150 $ à 300 $ par enfant. L’autre partie, toujours de 1,2 milliard, servirait à « l’amélioration des services », a-t-il souligné.

Dans le rapport préélectoral présenté avant les élections, le gouvernement annonçait des surplus additionnels de 950 millions par année, dus à une croissance de l’économie plus soutenue que prévu. Le PLQ entend les utiliser entièrement pour payer ses promesses.

Dans son cadre financier, il revoit à la hausse les prévisions de croissance économique qu’il avait inscrites au rapport préélectoral.

2,3 % 

Bond du PIB réel attendu par le gouvernement Couillard en 2018, plutôt que les 2,1 % d'abord prévus. Une telle différence de 0,2 % fait gonfler les revenus de l’État de 200 millions. 

Pour les quatre années suivantes, le PLQ révise encore ses prévisions et prévoit que la hausse du PIB réel gagnera un dixième de point de pourcentage par an (on passe par exemple de 1,7 % à 1,8 % en 2019). Ces prévisions sont « prudentes » et demeurent « inférieures à celles du secteur privé », a fait valoir Philippe Couillard.

Les revenus autonomes sont par conséquent, eux aussi, revus à la hausse pour les prochaines années en comparaison du rapport préélectoral. Pour l’année en cours, on passe de 1,3 % à 1,9 %. En 2019, c’est 3,4 % au lieu de 3,1 %. Le PLQ s’attend ainsi à des revenus supérieurs de deux milliards en 2022-2023 par rapport à ceux inscrits dans le rapport électoral pour cette même année.

Le PLQ estime que la lutte contre les paradis fiscaux et la taxation du commerce en ligne lui permettraient de récupérer, à terme, des revenus supplémentaires de 150 millions par année.

Comme prévu dans le budget 2018-2019, les libéraux puiseraient 1,5 milliard dans la réserve de stabilisation cette année, 936 millions l’an prochain et 479 millions l’année suivante. Il resterait tout de même 3,8 milliards dans la réserve.

Croissance du budget

Au chapitre de la croissance des dépenses, le PLQ promet un minimum de 4 % par année à l’éducation ; 4,2 % à la santé. Cela représenterait un effort de 886 millions par année à terme, un peu plus du tiers des 2,4 milliards de promesses, calculent les libéraux.

La croissance totale du budget des ministères passerait de 5,4 % cette année, à entre 2,4 % et 3,1 % les années suivantes.

Le PLQ promet la poursuite de la révision des programmes. Il évoque « des opportunités de regroupements d’organismes », « la simplification des structures administratives », « l’organisation des activités de recouvrement à l’échelle gouvernementale », « la modernisation des systèmes et des processus de la SAAQ ». Il ferait ainsi, avance-t-il, des économies annuelles de 250 millions à terme. Elles sont raisonnables et n’ont rien à voir avec « les hypothétiques économies de quatre milliards » avancées par la CAQ. 

François Legault n’est « pas fiable » en matière de finances publiques, a ajouté M. Couillard à quelques reprises, recyclant ici une ligne d’attaque de Jean Charest contre le chef caquiste en 2012.

Le PLQ maintiendrait les paiements prévus au Fonds des générations, qui sert à réduire le poids de la dette par rapport au PIB. En 2022, la dette brute serait de 214 milliards, soit 44,9 % du PIB, ce qui permet de passer sous la barre des 45 % plus tôt que ce qui était prévu dans la loi sur l’équilibre budgétaire. Il y arrive même s’il augmente de 1 milliard par année les investissements prévus dans le Plan québécois des infrastructures. Sur 10 ans, on parle d’un plan de 110 milliards au lieu de 100.

Le PLQ calcule qu’il constituerait au fil des ans des provisions et des marges de manœuvre permettant de faire face à une crise financière « moyenne ».

Couillard « ment », dit Legault

Dans le cadre financier qu’il a présenté en fin de semaine, François Legault a calculé le coût de ses engagements à 2,7 milliards, quelque 300 millions de plus que le PLQ, qu’il avait pourtant accusé de dépenser autant que Québec solidaire.

Mais aux yeux du chef caquiste, le PLQ cache le réel coût de ses promesses, qui seraient plutôt camouflées dans les hausses anticipées des budgets de certains ministères. « Quand le PLQ dit : “On a seulement 2,4 milliards d’engagements”, ce n’est pas vrai, on ment », a accusé M. Legault.

— Avec la collaboration de Martin Croteau, La Presse

Cadres financiers du PLQ et de la CAQ

Des prévisions « très dommageables », selon des économistes

Des économistes québécois critiquent sévèrement les cadres financiers du Parti libéral du Québec et de la Coalition avenir Québec, qui ont tous deux financé une partie de leurs promesses électorales en prévoyant une croissance économique plus forte que celle prévue par le ministère des Finances du Québec.

À terme pour l’exercice 2022-2023, les libéraux ont ainsi financé 63 % de leurs promesses électorales et les caquistes 26 % de leurs promesses électorales grâce à cette décision comptable.

« On [les] voit agrandir un peu le filet, donc c’est plus facile de marquer des buts. […] C’est la voie facile pour faire apparaître des recettes gouvernementales », dit le fiscaliste Luc Godbout, titulaire de la Chaire en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke.

« Nous ne sommes pas d’accord [avec cette approche]. Ça brouille les pistes, ça empêche la comparaison stricte et objective des cadres financiers. Tout le monde pourrait ainsi justifier [des promesses électorales] : “Moi aussi, je vais rajouter des milliards parce que la croissance économique est plus forte.” Tous les partis devraient partir sur la même base », dit Yves St-Maurice, président du comité des politiques publiques de l’Association des économistes québécois.

Le professeur Luc Godbout et l’Association des économistes québécois sont d’autant plus déçus que pour la première fois, le ministère des Finances du Québec avait produit un rapport préélectoral (validé par la vérificatrice générale du Québec) qui établit des prévisions de croissance économique et de revenus gouvernementaux jusqu’en 2022-2023. Ce rapport a été produit avec l’objectif que tous les partis politiques chiffrent leurs promesses en fonction des mêmes prévisions de croissance économique.

Or, tant le Parti libéral du Québec (PLQ) que la Coalition avenir Québec (CAQ) ont choisi de financer une partie de leurs promesses électorales en moussant les perspectives économiques – et par conséquent les revenus générés par Québec.

Pour l’ensemble du mandat, le PLQ a fait passer, dans ses prévisions, le taux de croissance moyen du PIB réel de 1,6 % à 1,7 % – ce qui donne 1,56 milliard de dollars de plus en revenus pour le gouvernement du Québec en 2022-2023. Le PLQ a chiffré le coût de ses engagements électoraux à 2,45 milliards en 2022-2023.

5,2 milliards

Revenus de l’État québécois sur cinq ans (soit l’ensemble de son cadre financier), selon les prévisions à la hausse du PLQ

La CAQ a aussi utilisé la même stratégie comptable, mais dans une moindre mesure. Pour les deux dernières années d’un éventuel mandat (2021-2022 et 2022-2023), la CAQ estime qu’elle pourra faire croître le PIB d’un demi-point de pourcentage supplémentaire, soit de 1,3 % à 1,8 % – ce qui engendrerait des revenus supplémentaires de 350 millions en 2021-2022 et 700 millions en 2022-2023.

La CAQ a chiffré le coût de ses engagements électoraux à 2,7 milliards en 2022-2023.

« C’est quelque chose d’un peu présomptueux de dire que ton gouvernement va avoir un impact quantifiable sur la croissance économique. C’est correct de le penser, mais il ne faut pas le prévoir en dépenses », dit Luc Godbout, professeur à l’Université de Sherbrooke. En 2014, les libéraux de Philippe Couillard avaient aussi estimé que leur élection provoquerait une croissance économique plus grande, rappelle M. Godbout.

« Ce n’est pas juste »

Dans le rapport préélectoral du ministère des Finances dévoilé le 20 août, le ministre des Finances du Québec Carlos Leitão écrit que ce rapport « constitue également une référence et une base commune, à l’aube de la prochaine élection ». Le PLQ et la CAQ n’ont pas suivi cette « base commune ».

« Je trouve ça très dommageable alors qu’il y a un exercice rigoureux et non partisan du ministère des Finances, approuvé par la vérificatrice générale du Québec. Que les partis fassent les promesses qu’ils souhaitent, nous n’avons pas comme observateurs à nous immiscer là-dedans, mais dire que la croissance économique va être plus élevée [que les prévisions du ministère des Finances], c’est quand même un peu particulier », dit le professeur Luc Godbout.

« Ce n’est pas juste, tout le monde devrait partir de la même croissance économique, dit l’économiste Yves St-Maurice, de l’Association des économistes québécois. On espérait que ça n’arrive pas parce qu’on avait justement un rapport préélectoral qui mettait des bases communes pour tout le monde. »

Le Parti québécois doit présenter son cadre financier aujourd’hui. Québec solidaire a utilisé les prévisions de croissance économique du rapport préélectoral du ministère des Finances.

Luc Godbout et Yves St-Maurice ont été tous deux membres de la commission d’examen sur la fiscalité québécoise (la commission Godbout) en 2014 et 2015. Cette commission avait été créée par le gouvernement Couillard.

Élections provinciales

Les agriculteurs étranglés par l’impôt foncier, dit l’UPA

Québec — Les agriculteurs québécois sont étranglés par une facture de taxes municipales de plus en plus salée à mesure que monte en flèche la valeur marchande de leurs terres, et l’Union des producteurs agricoles (UPA) va demander aujourd’hui aux différents partis de s’engager à intervenir pour endiguer le phénomène.

« Ça devient insoutenable. Il y a des producteurs de céréales en Montérégie dont le quart du revenu net de l’entreprise est accaparé par le coût des taxes municipales. À un moment, la question de la rentabilité va se poser », prévient le président de l’UPA, Marcel Groleau.

Les agriculteurs sont soumis au Québec à un régime de taxation municipale unique : ils paient les mêmes taxes municipales que tout le monde sur leur propriété, mais une part importante de l’impôt foncier sur leurs terres de cultures est remboursée par le Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA).

Mais selon l’UPA, ce programme du gouvernement a plafonné la hausse de ses remboursements à 5 % par année. La valeur marchande des terres, elle, augmente beaucoup plus rapidement. Elle a plus que triplé (340 %) de 2007 à 2017, selon les chiffres de la Financière agricole du Québec.

Résultat ? Les municipalités qui se fient à cette valeur marchande augmentent les taxes foncières des agriculteurs d’autant. Les remboursements du PCTFA ne suivent pas le rythme. Les agriculteurs assument donc une part grandissante de la « tarte foncière » québécoise par rapport aux autres citoyens, dénonce l’UPA.

À Saint-Rémi, l’agricultrice Brigitte Pigeon explique que sa facture de taxes municipales a grimpé de plus de 30 % en cinq ans. Celle qui produit des haricots jaunes et verts sur une terre de 1000 hectares constate que la situation est particulièrement inquiétante dans sa région, la Montérégie.

« La facture monte, mais on n’a pas plus de services, on n’a pas plus de production », dit-elle dans un entretien téléphonique. Je vais vous dire que ça fait peur à la relève.

« Quand les jeunes voient la taxation municipale qui monte en flèche, c’est inquiétant. C’est à se demander si ça va rester rentable. »

— Brigitte Pigeon, agricultrice

Des terres dans l’œil des spéculateurs

L’UPA demande au prochain gouvernement de bonifier le PCTFA, de limiter la valeur taxable des terres agricoles à 20 000 $ l’hectare et d’introduire un taux de taxation inférieur pour les agriculteurs dans des municipalités où l’État constate que ceux-ci assument une part croissante de la « tarte foncière ».

Mais les agriculteurs ne bénéficient-ils pas de la montée en flèche de la valeur de leurs terres ? Pour l’UPA, ce n’est vrai qu’en partie.

« C’est vrai pour ceux qui vendent. Mais notre objectif n’est pas de vendre nos terres, mais de les cultiver. Et ça va devenir de plus en plus compliqué si rien n’est fait », dit son président, Marcel Groleau.

Selon lui, plusieurs facteurs expliquent la montée de la valeur marchande des terres. D’abord, peu d’entre elles sont à vendre. Il y a aussi le phénomène relativement nouveau des spéculateurs. « Les terres sont vues comme des valeurs refuges maintenant », dit le président de l’UPA.

ALENA et gestion de l’offre

Couillard brandit la menace d’une poursuite

Si l’ALENA 2.0 ouvre une brèche dans la gestion de l’offre en agriculture, Philippe Couillard menace d’intenter une poursuite et de retarder l’entrée en vigueur de cet accord commercial avec les États-Unis s’il est réélu. Sa sortie survient au moment où la ministre fédérale des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, rentre de Washington pour informer Justin Trudeau de l’état des discussions. Un accord est « éminemment possible », selon elle. Par ailleurs, l’ancien premier ministre Brian Mulroney, qui a négocié l’Accord de libre-échange nord-américain, a déclaré mardi que le Canada n’allait « pas avoir d’entente, quelle qu’elle soit, sans un compromis qui permet à M. Trump de clamer une victoire ». Il faisait allusion à la gestion de l’offre.

— Tommy Chouinard, La Presse

Troubles du développement

La CAQ veut améliorer le dépistage

Un gouvernement de la Coalition avenir Québec mettra sur pied un programme de 40 millions pour dépister tous les cas de trouble du développement chez les enfants de moins de 5 ans, a promis François Legault, hier. Aux côtés du Dr Lionel Carmant, neuropédiatre et candidat dans Taillon, le chef caquiste a proposé une série de mesures pour intercepter et traiter chaque enfant qui présente un retard de motricité, de langage, de socialisation ou de capacité d’attention. Le quart des enfants qui commencent la maternelle sont touchés par l’un ou l’autre de ces problèmes, selon une étude menée en 2012. Et les conséquences sont majeures : parcours scolaire compliqué, hausse du taux de décrochage et perte de l’estime de soi. « Pour moi, c’est l’annonce la plus importante, a dit M. Legault. Pour moi, je ferais de la politique juste pour mettre en place cette mesure. »

— Martin Croteau, La Presse

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