L’investisseur avisé

D-Box souhaite regrouper ses actions

Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar.

L’entreprise de Longueuil Technologies D-Box, spécialisée dans les systèmes de mouvements pour l’industrie du divertissement, aimerait réduire jusqu’à 90 % son nombre d’actions en circulation.

Les actionnaires seront invités à approuver un regroupement d’actions à l’assemblée annuelle de l’entreprise le mois prochain. Sans un regroupement d’actions, il pourrait se révéler plus difficile pour D-Box d’effectuer des opérations de financement à l’avenir, selon la direction. Fidelity (13 %) et la Caisse de dépôt et placement (11 %) sont les deux plus importants actionnaires de D-Box. L’action a clôturé à 24 cents vendredi à Toronto.

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L’analyste Chris Murray, chez AltaCorp Capital, a laissé tomber cette semaine sa suggestion de conserver l’action de Bombardier. Il recommande dorénavant l’achat du titre et son cours cible d’ici 12 mois, qui était de 4,50 $, passe à 6,50 $. Il anticipe cependant une résurgence dans les commandes d’Embraer à la suite du partenariat conclu par cette dernière avec Boeing, ce qui risque d’affecter les ventes de C Series.

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La méfiance des investisseurs continue de se faire sentir pour commencer juillet, avec en toile de fond une guerre commerciale qui embrouille les perspectives de croissance économique mondiale. C’est du moins l’avis du stratège en chef chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne. « Il y a aussi d’autres raisons de s’inquiéter. La chute d’indicateurs comme le Citigroup U.S. Economic Surprise Index ainsi que le ralentissement continu depuis octobre du IFO Expectations Index laissent croire que la dynamique de croissance pourrait avoir atteint son apogée », souligne Luc Vallée dans une note publiée en milieu de semaine.

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L’action de Québecor poursuit son ascension et a touché un autre sommet vendredi. Le titre s’est maintenant apprécié de plus de 20 % en deux mois. L’action de Pages Jaunes a elle aussi atteint vendredi son plus haut niveau depuis un an.

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La Financière Banque Nationale a recommandé, vendredi, l’achat des actions de Cogeco Communications qui présentera ses résultats trimestriels cette semaine. L’analyste Adam Shine laisse ainsi tomber sa suggestion de conserver, mais réduit significativement son cours cible d’ici 12 mois à 77 $. Sa cible précédente était de 83 $. « Le moment est venu de revisiter un titre de télécommunications absent du secteur sans fil qui semble survendu. L’action doit enfin être proche d’avoir atteint le fond », dit-il.

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Il est légitime de s’attendre à une salve de commandes d’avions C Series au salon de Farnborough, qui se déroulera du 16 au 22 juillet, aux yeux de l’expert en aéronautique Richard Aboulafia, du Teal Group. Mais maintenant que les avions de la C Series, de Bombardier, et que les E-Jets, d’Embraer, seront construits avec le soutien de l’« agressive » gestion en approvisionnement d’Airbus et de Boeing, les prix des appareils chuteront rapidement en anticipation de coûts de fabrication moins élevés, indique-t-il dans un rapport publié vendredi.

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Pour le gestionnaire de portefeuille montréalais Stephen Takacsy, de la firme Gestion Lester, le repli de la plupart des indices boursiers mondiaux en juin, en particulier en Asie et dans les marchés émergents, s’explique par les risques associés à une guerre commerciale entre les Américains et les Chinois. « Nous continuons de maintenir une importante portion de liquidités et de détenir des titres défensifs qui offrent de bons rendements en dividende, étant donné les évaluations boursières élevées actuelles et la complaisance persistante des investisseurs », souligne-t-il dans une note envoyée cette semaine à ses clients.

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Les titres de Cascades, Exfo, Cogeco, Stornoway, Intertape Polymer et LXR ont tous touché cette semaine leur plus bas niveau depuis au moins un an.

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Sept administrateurs de Rogers Sugar ont acheté, mardi, des blocs d’actions d’une valeur globale de 50 000 $ de l’entreprise montréalaise propriétaire de Sucre Lantic.

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