L’investisseur avisé

À propos du « plancher »

Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar.

« Si le marché boursier canadien n’a pas encore touché le plancher, il devrait l’atteindre bientôt », souligne le PDG de Gestion Palos, Charles Marleau, dans sa lettre financière hebdomadaire envoyée jeudi.

« Ce qui m’intrigue, c’est que même avant le récent repli, le marché était déjà peu dispendieux. Plusieurs raisons peuvent expliquer la contraction des multiples d’évaluation (la montée des taux, l’accord de libre-échange, les tarifs, etc.). La peur et la confusion créent toutefois des occasions. C’est plutôt révélateur de constater que le rendement du dividende de titres comme celui de la Scotia et d’Inter Pipeline s’élève maintenant à 5 % et 8 % respectivement. Le marché semble se concentrer sur les risques et non les opportunités », précise-t-il.

Son collègue et stratège Robert Mendel soutient de son côté que partout où il va, les gens sont nerveux et lui demandent s’ils doivent retirer leurs billes du marché. « C’est le signe d’un plancher, pas d’un sommet », dit-il.

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La CIBC recommande depuis jeudi la vente des actions du voyagiste montréalais Transat. L’analyste Kevin Chiang souligne que les perspectives demeurent difficiles.

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Deux choses peuvent expliquer la prudence marquée des investisseurs envers Bombardier, selon Turan Quettawala, de la Scotia. « La montée des taux d’intérêt (l’impact potentiel sur un éventuel refinancement de la dette) ou un ralentissement économique avant que le redressement complet des activités de l’entreprise soit complété (l’impact possible sur les commandes de jets d’affaires) », souligne-t-il dans une note publiée cette semaine. Bien qu’il précise qu’il ne faut pas ignorer ces risques, il continue de recommander l’achat du titre et juge le repli exagéré. Il maintient sa cible sur 12 mois à 6 $.

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Les élections américaines de mi-mandat auront lieu mardi, et le gestionnaire de portefeuille Daniel Ouellet, chez Desjardins Gestion de patrimoine, rappelle qu’historiquement, les mois de novembre et décembre sont de très belles périodes en Bourse : « 95 % des quatrièmes trimestres génèrent un rendement positif pour le S&P 500 lorsqu’il y a des élections de mi-mandat aux États-Unis (20 fois sur 21 depuis 80 ans) ».

L’Halloween marque le début de l’une des périodes saisonnières les plus favorables de l’année pour les marchés, renchérit l’économiste Hubert Marleau, chez Gestion Palos.

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Le gestionnaire de portefeuille Philippe Hynes, de Tonus Capital, croit que l’annonce récente de la revue stratégique chez Mediagrif mettra un frein à certains des investissements de croissance et que la rentabilité de l’entreprise de Longueuil spécialisée dans le commerce électronique s’améliorera.

« Comme la compagnie génère plus de 1 $ de flux de trésorerie par action, nous sommes confiants qu’un acheteur pourrait payer entre 17 $ et 19 $ par action. En augmentant légèrement le levier financier, l’acquéreur pourrait obtenir un bon rendement sur son investissement », souligne-t-il dans sa lettre trimestrielle envoyée cette semaine.

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Les titres québécois ayant touché cette semaine un nouveau plancher des 52 dernières semaines sont encore une fois nombreux. La liste compte notamment Dorel, Stella-Jones, Dollarama, DavidsTea, Reitmans, Goodfellow, Stingray, Velan, Prometic, Cominar, Power Corporation, LXR et Héroux-Devtek.

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L’or a pris de la valeur en octobre pour la première fois après six mois de baisses consécutives.

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