LEADERSHIP

Moitié-moitié

Chaque semaine, La Presse présente conseils, anecdotes et réflexions pour leaders, entrepreneurs et gestionnaires.

L’inclusion du Startupfest

Depuis huit ans, lors de la planification des conférences de son Startupfest, Phil Telio vise une représentation égale de femmes et d’hommes. « C’est tellement difficile dans notre milieu, avoue le fondateur et producteur de l’événement qui se tiendra du 10 au 14 juillet. On peut prendre un mois pour monter un agenda de conférenciers, mais dix de plus pour s’assurer d’arriver à la parité. Mais on y croit depuis nos débuts. » Sur 77 conférenciers confirmés jusqu’à présent cette année, 39 sont des conférencières ! Par ailleurs, l’auditoire du Startupfest serait composé à 32 % de femmes. « Ça se sent quand on est dans un environnement déséquilibré, estime Phil Telio. Cela dit, on cherche l’inclusion dans sa totalité, car notre but est de donner l’occasion de devenir entrepreneurs à tous. Ce n’est pas qu’une question d’égalité des sexes, mais aussi de diversité de niveaux économiques, de cultures et de langues. »

Vu de l’autre bord

« Merci de nous avoir choisis ! » Tels sont les mots prononcés en fin d’allocution, quand Robert Verreault accueille de nouveaux travailleurs chez Bridgestone. « On n’est pas parfaits comme organisation, mais on essaie de faire une différence », dit le directeur général de l’usine de Joliette. Ainsi accueillis, les nouveaux employés sentent l’accessibilité du patron et qu’ils peuvent s’exprimer. « Jusqu’en 1995, il y a eu d’importants conflits de travail ici. Beaucoup de gens partent à la retraite avec des cicatrices. Les nouveaux employés vivent autre chose. »

Je pose des questions

Les directives du patron, quant à la direction que doit prendre une entreprise, doivent être claires, simples et comprises pour que celle-ci vogue dans le sens souhaité, selon Denis Pichet, de Magnus (solutions chimiques en traitement des eaux). Dans le livre Intelligence et audace d’entrepreneurs – 15 parcours inspirants de Marie-Eve Proulx, le président et chef de la direction révèle qu’il amorce ses rencontres en avertissant ses auditeurs qu’il leur posera des questions. « Même s’ils n’en ont pas, j’en aurai deux pour eux en terminant, explique-t-il. Je vais faire un tour de table en leur demandant : “Comment recevez-vous le plan, et qu’est-ce que vous avez retenu ?” Ça oblige chacun à écouter, à parler, à mentionner ce qu’il a compris. Les gens ont peur de passer pour des idiots, surtout quand le message vient du président. La réalité est que si mon équipe n’a pas compris l’essence et les subtilités de mon message, j’ai perdu mon temps ! »

(Source : Intelligence et audace d’entrepreneurs – 15 parcours inspirants de Marie-Eve Proulx)

Ton pitch à Rich

Après le Royaume-Uni, les États-Unis et le Mexique, le concours Ton pitch à Rich s’amène au Canada. Encore une fois, Virgin Mobile invite de jeunes ou futurs entrepreneurs à soumettre une idée innovante liée au milieu des services mobiles. La présentation doit se faire en 500 mots sur un site réservé au concours d’ici au 24 avril. Les entrepreneurs gagnants (annoncés le 1er mai) rencontreront Richard Branson, à Calgary, en plus de remporter 10 000 $. « Certaines des plus grandes idées du monde moderne proviennent de jeunes entrepreneurs parce qu’ils portaient un nouveau regard sur le monde et se sont montrés des plus déterminés », estime Richard Branson.

« Convaincre des gens plus vieux, qui ont une riche expérience et un diplôme universitaire, de venir travailler pour une jeune entrepreneure est difficile. Mais de telles personnes sont essentielles à l’entreprise. Le truc est de les approcher pour qu’ils ou elles deviennent des mentors ou des conseillers. Et par la suite, on pourra leur demander s’ils veulent travailler avec nous ou s’ils peuvent nous recommander d’aussi bons candidats qu’eux. »

— Stacey Ferreira, 25 ans, cofondatrice d’AdMoar, qui met en lien du contenu de marques et des youtubeurs

(Source : Inc.com)

59 %

C’est le pourcentage de dirigeants qui ne sont pas enclins à recruter un candidat qui a changé d’emploi fréquemment dans sa carrière. Ce pourcentage monte à 80 % chez les patrons d’entreprises de plus de 1000 employés, selon un sondage de l’agence de placement Robert Half. La raison : éviter justement que l’employé ne quitte rapidement son poste ! Parallèlement, 57 % des employés interrogés (63 % chez les 18 à 34 ans) pensent que changer d’emploi souvent peut être bénéfique, sur le plan salarial notamment.

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