Boîte techno

Couche-Tard et Hydro-Québec bientôt concurrents dans la même industrie ?

La transition énergétique dans le secteur automobile a un effet inattendu pour plusieurs sociétés qui, jusqu’ici, n’avaient que très peu à voir avec le transport. Il s’agit des réseaux électriques publics, comme Hydro-Québec, qui voient une croissance prometteuse du côté de la recharge pour voitures électriques. Seul hic : les grandes pétrolières font le même constat, et certaines, dont la néerlandaise Shell et la britannique BP, ont déjà mis la main sur de petites sociétés spécialisées dans l’installation de bornes de recharge publiques. BP prévoit d’ailleurs une croissance de pas moins de 8800 % dans les ventes de véhicules électriques d’ici à 2040, ce qui explique leur attrait pour les sociétés énergétiques en tout genre.

Pour les pétrolières, le calcul est simple : installer des bornes électriques dans leurs stations-service attire une clientèle additionnelle dans leurs magasins, qui génèrent une part de plus en plus importante de profits à partir de la vente de produits qui ne sont pas de l’essence. Ironie du sort, Alimentation Couche-Tard se trouve précisément dans la situation inverse : ses actionnaires s’inquiètent même de la trop forte dépendance de la chaîne québécoise à la vente de carburant. Il ne semble pas loin, le jour où Couche-Tard tentera de soutirer des habitués au réseau de bornes du Circuit électrique pour leur vendre son café et ses muffins…

Le chiffre de la semaine

3,1 milliards

La hausse de tarifs sur les matériaux et les composants automobiles d’origine étrangère que les États-Unis comptent imposer menace les projets d’investissement du groupe Hyunda-Kia qui prévoyait dépenser 3,1 milliards US chez l’Oncle Sam d’ici à 2021. « Ces taxes font mal non seulement à nos activités et à nos employés, mais elles mettent aussi en péril nos investissements à venir aux États-Unis », a fait valoir le groupe coréen par communiqué, la semaine dernière. Cinquième groupe automobile du monde, Hyundai emploie quelque 25 000 personnes chez nos voisins du Sud.

Volvo et FedEx vont concevoir des « essaims » de camions autonomes

Volvo Trucks et FedEx ont annoncé la semaine dernière leur intention de mettre au point un système de « convois automatisés » permettant à des semi-remorques autonomes de se regrouper sur l’autoroute afin de réduire leur consommation énergétique. Des essais en Caroline du Nord, où trois camions transportant chacun deux remorques, à la façon de trains roulants, mettent cette théorie à l’épreuve depuis avril dernier. Bien que les effets sur la consommation de diesel varient en fonction de divers facteurs, il y aurait des bénéfices tangibles du côté de la sécurité routière, estime Volvo. Les convois automatisés sont aussi à l’essai en Europe et en Asie, par divers constructeurs, dont Hyundai et Daimler. Ce dernier estime qu’en se suivant à la queue leu leu, les camions peuvent réduire de près de la moitié leur consommation, puisque c’est cette quantité d’énergie motrice qui est nécessaire pour simplement combattre la résistance du vent à vitesse d’autoroute. Une telle formule facilite aussi la tâche des systèmes de conduite autonome, puisque seul le véhicule de tête est chargé de prendre des décisions complexes, et le reste du convoi n’a qu’à suivre ses directives.

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