Les 5 ans de la presse+

Vos histoires, nos histoires

La plateforme numérique de La Presse+ favorise les échanges directs entre les lecteurs et les journalistes et, depuis cinq ans, bon nombre de reportages sont nés de ces interactions. L’article « Ils viennent nous sauver » publié aujourd’hui dans la section Actualités, fait partie de ceux-là. Voici sa petite histoire, étape par étape.

1.

Recherche du sujet

Lectures, constats, idées tirées de l’actualité : nos sujets de reportage peuvent se manifester de plusieurs façons. Dans ce cas-ci, c’est le courriel d’une lectrice, Michèle Poitras, qui a piqué notre curiosité. Habitant à La Présentation, en Montérégie, Mme Poitras avait déjà fait l’objet d’un reportage en 2016 sur la difficulté de trouver un fournisseur d’accès à l’internet en zone rurale, même à 50 km de Montréal. Aujourd’hui, elle nous a réécrit pour nous dire qu’elle était désormais connectée grâce à Martin Moses, un jeune entrepreneur de la région. « C’est un TRÉSOR CACHÉ », dit Mme Poitras. Notre curiosité était piquée.

2.

Terrain

Nous prenons contact avec Martin Moses, qui nous convie le lendemain à assister au branchement à l’internet du Ciné-Parc Saint-Hilaire, une entreprise que les grands fournisseurs Bell et Vidéotron refusent depuis des années de relier au réseau, affirmant qu’elle est à l’extérieur des zones desservies. Sur place, nous rencontrons Martin et sa sœur Karine Moses, et parlons au copropriétaire du ciné-parc, Kevin Patenaude. Après l’installation, Martin et Karine nous invitent à monter au sommet d’un des silos agricoles où sont situés les points de relais de leur entreprise. Une ascension spectaculaire le long d’une structure haute comme un édifice de 10 étages !

3.

Planification

De retour dans la salle de rédaction, on discute avec le chef de division et le directeur de la section Actualités. On parle du matériel récolté sur le terrain, de l’angle, des éléments clés du reportage. On réfléchit aussi sur le découpage de l’article, parfois en présence d'un graphiste (texte suivi, éléments présentés en blocs, photos accompagnées de légendes, etc.) et sur l’espace que l’on peut espérer réserver pour le sujet dans le numéro où il sera publié.

4.

Rédaction

On s’assoit devant l’ordinateur, on lance le logiciel de traitement de texte et… on écrit ! Données, témoignages, anecdotes, observations : la rédaction est le moment où le reportage prend forme. Un reportage simple comporte entre 600 et 1000 mots environ, alors qu’un dossier plus étoffé, décliné sur plusieurs écrans, peut en contenir 3000 ou 4000. La rédaction peut prendre de quelques heures à quelques jours, selon la longueur voulue.

5.

Mise en écran

Une fois le texte envoyé, approuvé et révisé, c’est au tour des journalistes au pupitre et des graphistes d’entrer en scène. Ils lancent la mise en écran en rassemblant les différents éléments du reportage, cherchent le meilleur moyen de les agencer, intègrent les photos que le photographe a glissées dans le système informatique. Les journalistes au pupitre rédigent les titres, les légendes des photos et les exergues, et communiquent avec les journalistes pour faire des ajustements au besoin. Les graphistes cherchent aussi à mettre en valeur le travail du journaliste et du photographe. Ils s’assurent que toute l’information contenue dans le reportage est présentée de façon compréhensible, parfois à l’aide de tableaux ou d’éléments visuels conçus en collaboration avec les journalistes.

6.

Envoi du numéro

La mise en écran terminée, l’article ira rejoindre les multiples nouvelles, photos et reportages de toutes les sections du numéro du lendemain. Une fois l’écran corrigé, le chef de pupitre le valide. Il vérifie les titres et s’assure que chaque écran fonctionne bien. Un gardien de l’édition fait aussi un contrôle technique avant d’envoyer le numéro du journal vers des serveurs informatiques, à partir desquels il sera virtuellement « livré » pendant la nuit aux lecteurs sur leur tablette numérique. Voilà, vous savez tout.

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