France

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Une rébellion « symbolique », mais « sans précédent » dans le réseau de la santé de la France : plus d’un millier de médecins hospitaliers se sont engagés à démissionner de leurs fonctions administratives si le gouvernement ne s’engage pas à négocier une amélioration des budgets des hôpitaux et une augmentation des salaires. (AFP)

Liban

Les manifestants de nouveau dans la rue

Les Libanais ont manifesté mardi à travers le pays contre le retard pris dans la formation d’un nouveau gouvernement et la grave crise économique qui mine le Liban, au 90e jour d’un mouvement de contestation sans précédent. En soirée, des policiers munis de matraques et de boucliers ont tiré des gaz lacrymogènes et chargé les centaines de manifestants rassemblés devant la Banque centrale. Les contestataires ont cassé des pavés pour les lancer sur les forces de l’ordre. Ils ont également cassé les façades en verre de plusieurs banques, qui cristallisent une grande partie de la colère publique notamment en raison des restrictions sur les retraits, sur fond de crise économique. Le soulèvement, lancé le 17 octobre, réclame le départ d’une classe dirigeante accusée de corruption et d’incompétence. Depuis la démission, fin octobre, du premier ministre Saad Hariri, son gouvernement chargé des affaires courantes est accusé d’inertie. Et Hassan Diab, désigné comme successeur le 19 décembre, n’a toujours pas formé d’équipe ministérielle.

— Agence France-Presse

Vatican

L’ex-pape Benoît XVI retire son nom d’un livre controversé

L’ancien pape Benoît XVI a mis un terme à 48 heures de remous au Vatican en demandant que son nom et sa signature soient retirés d’un livre controversé, à paraître, interprété comme une tentative d’influencer le pape François sur l’épineuse question du célibat des prêtres. «  Je peux confirmer que ce matin, sur indication du pape émérite, j’ai demandé au cardinal Robert Sarah  », principal auteur du livre, «  de contacter les éditeurs du livre en les priant d’enlever le nom de Benoît XVI  », a déclaré Mgr Georg Gaenswein, secrétaire particulier de longue date de l’Allemand Joseph Ratzinger. Le livre en question, intitulé Des profondeurs de nos cœurs et qui doit paraître ce mercredi en France, présente en couverture les photos de Benoît XVI et du cardinal Sarah, semblant indiquer que tous deux en sont les coauteurs. Le livre demande à toute l’Église de ne pas se laisser «  impressionner  » par «  les mauvais plaidoyers, les mises en scène théâtrales, les mensonges diaboliques, les erreurs à la mode qui veulent dévaloriser le célibat sacerdotal  ».

— Agence France-Presse

Conflit en Libye

Trêve prolongée et conférence internationale à Berlin

Les efforts de la communauté internationale pour trouver une issue au conflit libyen se sont intensifiés mardi, Moscou parlant d’une trêve prolongée de manière «  indéfinie  » entre les belligérants et Berlin annonçant la tenue dimanche d’une conférence internationale. Ces négociations ont été menées à Moscou entre les deux chefs rivaux libyens même si l’un d’eux, le maréchal Haftar, a cependant refusé de signer l’accord dans l’immédiat. Selon Moscou, l’homme fort de l’Est libyen, qui tente sans succès depuis neuf mois de prendre la capitale Tripoli par les armes, a besoin de «  deux jours  » supplémentaires pour étudier le document. Fayez al-Sarraj, chef du gouvernement reconnu par l’ONU (GNA), l’a signé lundi soir. Le président turc Recep Tayyip Erdoğan s’est fait plus menaçant, prévenant qu’il n’hésiterait pas à «  infliger une leçon  » au maréchal Haftar si ce dernier reprenait son offensive contre le GNA. Ankara soutient M. Sarraj et déploie même pour ce faire des militaires tandis que Moscou, malgré ses dénégations, est soupçonné d’appuyer le maréchal Haftar avec des armes, de l’argent et des mercenaires.

— Agence France-Presse

Niger

L’EI revendique l’attaque la plus meurtrière des dernières années

Le groupe État islamique (EI) a revendiqué mardi l’attaque de Chinégodar, dans l’ouest du Niger (frontière malienne), qui a fait 89 morts, la plus meurtrière depuis le regain des attaques en 2015, a rapporté l’organisme américain de surveillance des mouvements extrémistes SITE, citant le groupe ISWAP (État islamique en Afrique de l’Ouest). « Les soldats du califat ont attaqué une base de l’armée nigérienne dans le village de Chinégodar jeudi [9 janvier]. […] Les combats ont duré plusieurs heures », affirme le communiqué de l’EI, qui assure avoir tué « 100 éléments » de l’armée nigérienne. L’EI, qui ne précise pas ses pertes, affirme avoir « détruit de nombreux véhicules », « brûlé les casernes » et avoir emporté « en butin des véhicules, des armes et des munitions ». Dimanche, les autorités nigériennes avaient revu à la hausse le bilan de l’attaque de Chinégodar, passant de 25 soldats tués à 89, et parlé de 63 « terroristes neutralisés ».

— Agence France-Presse

États-Unis

Le procès en destitution de Trump devrait s'ouvrir mardi prochain

Le procès en destitution de Donald Trump devrait s’ouvrir mardi prochain, a annoncé le chef du Sénat après avoir appris que les démocrates de la Chambre des représentants étaient prêts à lui transmettre l’acte d’accusation retenu contre le président des États-Unis.

Dans un vote historique, la chambre basse, contrôlée par les démocrates, avait adopté le 18 décembre deux chefs d’accusation contre le milliardaire : abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès.

La présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, avait ensuite tardé à transmettre l’acte d’accusation au Sénat, aux mains des républicains, dans l’espoir d’obtenir des garanties sur l’organisation d’un procès « équitable » à la chambre haute.

Mardi, à l’issue d’une réunion à huis clos avec ses élus, elle a finalement annoncé que ce document serait transmis dès le lendemain, après un ultime vote en séance plénière à la Chambre.

Elle doit également annoncer dans la matinée l’identité des « procureurs désignés » par la Chambre, ces élus qui représenteront l’accusation lors du procès du président au Sénat.

Le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, a fait savoir qu’il engagerait « selon toute probabilité » avant la fin de la semaine les « démarches préliminaires » à l’ouverture du procès, dont la prestation de serment des sénateurs devant le chef de la Cour suprême des États-Unis, John Roberts.

« Nous espérons y parvenir de manière consensuelle, ce qui permettrait de commencer véritablement le procès mardi prochain », a ajouté ce fidèle soutien de Donald Trump, déterminé à sortir au plus vite le président de cette passe difficile.

« Faits graves »

Après Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1999, « le Sénat va entamer le troisième procès en destitution d’un président en exercice », a souligné le chef de la minorité démocrate de la chambre haute, Chuck Schumer, en rappelant que les faits reprochés à Donald Trump étaient « graves ».

L’opposition est convaincue que le président a usé des moyens de l’État pour faire pression sur l’Ukraine afin qu’elle enquête sur le démocrate Joe Biden, son adversaire potentiel à la présidentielle de novembre.

Elle l’accuse notamment d’avoir gelé une aide militaire cruciale pour ce pays en conflit armé avec son voisin russe afin de parvenir à ses fins.

Les républicains, qui font bloc autour de Donald Trump, dénoncent, eux, une « chasse aux sorcières » sans fondement nourrie, selon eux, par l’aversion de l’opposition pour ce président atypique.

Les démocrates, qui peuvent compter sur 47 voix (sur 100) au Sénat, sont conscients qu’ils n’ont quasiment aucune chance d’obtenir la destitution de l’ancien homme d’affaires new-yorkais, une majorité des deux tiers étant nécessaire.

— Agence France-Presse

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