Mon clin d’œil

« On ne veut pas voir les photos de Tony Clement ! »

— Le peuple canadien

Courrier Bernard Landry 1937-2018

Fougueux et déterminé

Son rêve s’est presque réalisé en 1995. Il a continué à se battre pour le Québec qu’il aimait ; il en était convaincu. Le peuple québécois n’a peut-être pas compris pourquoi, finalement, il serait réellement avantageux pour notre qualité de vie de réaliser ce changement majeur. Merci pour votre détermination et votre fougue ! Au nom de tous vos concitoyens.

— Normand Grenier

L’envol d’un grand homme politique

C’était au début des années 70. Je me souviens encore de ce jeune homme au « visage calme de docteur » dont le discours, toujours sûr et posé, ne manquait jamais d’en imposer bellement sur son entourage.

Pour lui, le rêve ne pouvait être ni devenir sans des moyens et leviers concrets de commande… qui restaient à pétrir et à maîtriser concrètement, au plan économique avant tout. Cette manière de voir pour mieux agir s’avérait plus importante et fructueuse que les parades dans la rue et l’agitation du fleurdelisé… Là-dessus, il n’a jamais lâché prise.

Sans prétendre lire dans son âme, je crois même que le grand René le considérait déjà un peu comme son fils, voire un futur successeur… Et il a eu raison.

— Yvon Côté, ex-député fédéral conservateur

Maîtrise incroyable des dossiers

Félicitations, M. Cardinal. Vous avez résumé l’ensemble de l’œuvre de ce bâtisseur. Il avait aussi une très grande écoute et une maîtrise incroyable des dossiers, notamment économiques, du Québec. 

— Michel Goyer

Des hommages toujours posthumes

Dommage que tous ces hommages se fassent après sa mort. Comme d’habitude, les patriotes de grande envergure ne sont louangés que de façon posthume, lorsqu’ils ne sont plus dangereux pour le pouvoir fédéraliste ! 

— Mireille Baillargeon

Pas reconnu à sa juste valeur

Un grand premier ministre pas toujours reconnu à sa juste valeur. Décevant que sa mort nous rappelle tout ce qu’il a fait pour le Québec.

— Francine Rochefort

Un pilier

Les mots me manquent pour lui rendre hommage. On a perdu un pilier du Québec. Il passera à l’histoire. Merci, M. Landry.

— Gaétane Sénécal

Les causes de la défaite

Que serait le Québec aujourd’hui si le Parti québécois avait gagné les élections de 2003 avec Bernard Landry comme premier ministre ? La Caisse de dépôt n’aurait sûrement pas perdu 40 milliards et aurait servi à autre chose que d’acheter des papiers commerciaux américains. Attribuer sa défaite à la déclaration de Jacques Parizeau sur l’argent et les groupes ethniques est fausse. Elle est plutôt attribuable aux politiques de Lucien Bouchard, surtout aux fusions forcées qui, encore aujourd’hui, hantent le Parti québécois. 

— Réjean Houle

Un grand Québécois

Nous, les Québécois, les Québécoises, venons de perdre encore un grand homme. Cela me peine et je me demande quand nous en aurons de leur trempe. Messieurs Parizeau et Lévesque faisaient partie de ces grands hommes. Le Québec est bien vide sans eux.

— Lise Canuel

Les mots de Nadeau-Dubois

Pour souligner la mort de Bernard Landry, le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, y est allé d’un bon mot : « Bernard Landry fait partie de la génération des bâtisseurs du Québec moderne. Son sens de l’État, sa grande culture et son infatigable dévouement pour le Québec nous manqueront. »

Voilà qui nous change de sa déclaration de l’année dernière selon laquelle la classe politique des 30 dernières années a trahi le Québec, ce qui avait notamment scandalisé M. Landry, qui avait alors rappelé certaines des réalisations du gouvernement du Parti québécois (les CPE, la Paix des braves et le rattrapage économique par rapport à l’Ontario) et déclaré : « Quand il aura fait le quart du huitième de ça, il pourra en reparler. »

— Sylvio Le Blanc

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