Écocentre de Côte-des-Neiges

Longue attente pour laisser ses rebuts

Après un ménage du printemps ou des rénovations, des Montréalais ont décidé d’aller porter débris, résidus domestiques dangereux et autres à l’écocentre, hier. Avec la fermeture pour une période indéterminée des centres à LaSalle et à Saint-Laurent, ils ont cependant dû s’armer de patience pour laisser leurs rebuts à l’écocentre de Côte-des-Neiges.

Noor Hossan, un habitant de Ville-Émard, s’est d’abord rendu à l’écocentre de LaSalle, ne sachant pas qu’il était fermé. Ayant démoli un cabanon dans sa cour, il avait loué une camionnette pour transporter les débris. Il faisait la queue depuis une trentaine de minutes lorsque La Presse l’a rencontré. « C’est terrible, a-t-il dit, en riant tout de même. Ça tue ma journée. J’avais d’autres plans, je ne pensais pas passer deux ou trois heures à aller porter mes déchets. » Avec la location de la camionnette, dont le tarif augmentait toutes les quinze minutes après une heure trente, et un homme payé pour l’aider, il estimait le coût de l’expédition à 200 $.

La Ville de Montréal a annoncé la suspension des activités de l’écocentre de Saint-Laurent le 23 avril et de celles de l’écocentre de LaSalle la semaine suivante, faute de fournisseur pour assurer le transport des rebuts, en raison du bannissement de Mélimax et de ses filiales des contrats publics. L’entreprise a été accusée d’avoir déversé des déchets dans une ancienne sablière.

François Gougeon, rencontré à l’écocentre de Côte-des-Neiges hier, était moins préoccupé par l’attente que par la gestion des matières résiduelles au Québec. « Il y a un problème dans les débouchés, c’est toute la chaîne de valeur qui devrait être revue », a-t-il dit. Il s’inquiétait aussi de l’impatience possible de certains concitoyens. « On a pris des habitudes, on est plus conscients, a-t-il ajouté. On espère que les matériaux apportés ne seront pas enfouis, que ça va se faire de façon à respecter l’environnement. Nous, on peut attendre. Mais d’autres moins patients vont peut-être prendre l’habitude de jeter tout ça dans les champs ou dans le canal de Lachine. »

Appel d’offres

À la Ville, on a indiqué que les démarches concernant un appel d’offres pour trouver un nouveau fournisseur sont en cours. En attendant, les Montréalais sont invités à consulter les informations sur le site de la Ville ou à s’abonner à ses alertes pour s’assurer de l’ouverture de leur écocentre avant de s’y rendre.

À LaSalle, un employé était sur place pour rediriger les personnes vers un autre écocentre. Majid Motehvah est arrivé avec un chargement de planches de bois vers 16 h 30. « Je n’avais pas vu que c’était fermé », a expliqué l’homme en entrant l’adresse d’un autre centre dans son téléphone. Il est reparti rapidement, dans l’espoir de pouvoir se départir de ses matériaux avant la fermeture, à 18 h.

Encore et encore des cônes orange

Montréal prolonge de 12 mois son contrat avec Plastipro Canada

Ils sont souvent synonymes de congestion, et donc de maux de tête pour les automobilistes, et surtout, ils symbolisent la multiplication des travaux ou la déviation de la circulation. Et c’est par milliers que la Ville de Montréal doit acheter encore et encore des cônes orange. 

Depuis 2016, Montréal s’est procuré près de 11 500 cônes orange pour assurer la sécurité des usagers et des employés lors d’interventions sur la voie publique. Il s’agit de petits cônes de signalisation (28 pouces de haut), et non de grands costauds comme ceux que l’on retrouve aux abords des grands chantiers de construction. 

Le comité exécutif de Montréal avait alors conclu un contrat avec Plastipro Canada ltée pour la fourniture de balises coniques sur demande. Le contrat s’élevait à quelque 206 000 $. La semaine dernière, l’exécutif a utilisé une clause permettant une prolongation de 12 mois pour une somme d’un peu plus de 76 000 $, taxes comprises. Et on prévoit déjà que la quantité de cônes ne suffira peut-être pas. Ainsi, « une variation des quantités » équivalant à 15 % de la prolongation est permise, soit un total maximal de 88 000 $, souligne-t-on dans les documents soumis aux élus pour qu’ils prennent une décision éclairée. 

À la fin de mars dernier, « la consommation sur cette entente-cadre collective [atteignait] 99 % du contrat total octroyé ». « Le stock de cônes n’est pas épuisé » pour autant, affirme-t-on au Service de l’approvisionnement. Mais Montréal veut en avoir à sa disposition en tout temps et le contrat arrive à échéance en juin prochain. 

Hausse des coûts

Chaque cône orange coûtait 17,09 $, il y a trois ans. La prolongation du contrat fait en sorte que le prix est haussé à 17,92 $, taxes non comprises. Cela représente une augmentation annuelle moyenne de 1,6 % du prix. 

La Ville a vérifié s’il n’était pas possible de relancer un appel d’offres public, mais « les conditions actuelles du marché » n’étaient pas favorables. L’augmentation du coût des matières premières, dont les produits pétroliers (plastique utilisé pour les cônes), est en cause. De plus, il semble difficile d’avoir de nouveaux fournisseurs de cônes « pouvant répondre aux besoins des utilisateurs de la Ville », explique-t-on. 

Et pour les Montréalais qui seraient inquiets d’être envahis par les cônes orange, la Ville assure que l’achat ne signifie pas qu’il y aura une augmentation du nombre de chantiers à travers la ville. « Ces balises coniques servent aux travaux publics des arrondissements pour des travaux de voirie de petite à moyenne envergure (réparations mineures de voirie, nids-de-poule, marquage routier fait en régie, par exemple), ainsi qu’au SPVM pour dévier la circulation lors des interventions sur la voie publique », explique Gabrielle Fontaine-Giroux du service des communications de Montréal. 

INONDATIONS

L’Outaouais verra une nouvelle crue des eaux

Le bilan national d’Urgence Québec faisait état hier de 5245 résidences inondées et de 7452 personnes évacuées. L’Outaouais demeure la région la plus touchée et la pluie à venir risque d’empirer les choses. Pas moins de 2102 résidences sont inondées, 338 sont isolées et 3318 citoyens ont été évacués. 

Après les précipitations de pluie des derniers jours, les niveaux d’eau ont augmenté de près de 10 cm sur l’ensemble du territoire de Gatineau, où 1030 résidences sont inondées. 

Une hausse du niveau d’eau de 22 cm pourrait être atteinte aujourd’hui dans le secteur d’Aylmer, selon la Ville.

Les prévisions météorologiques pour le début de la semaine n’annoncent pas d’amélioration de la situation. « On prévoit des précipitations dans l’extrême sud du Québec, entre Gatineau et l’Estrie, en passant par Montréal, de lundi à mardi », a indiqué hier Mircea Oltean, météorologue à Environnement Canada.

Le reste de la semaine pourrait être marqué par des chutes de pluie intermittentes « ici et là », mais rien d’important, a ajouté M. Oltean.

Les secteurs riverains de la rivière des Outaouais, soit Hull, Gatineau et Masson-Angers, pourraient voir une hausse du niveau d’eau de 27 cm dès lundi.

La Sécurité publique rapportait aussi hier des inondations majeures à la baie de Rigaud et à la baie de Quesnel, qui bordent la rivière des Outaouais.

Le lac des Deux Montagnes se fait menaçant

En soirée hier, le niveau de l’eau du lac des Deux Montagnes était à la hausse. Le secteur de Pointe-Calumet était toujours touché par une inondation majeure. Le niveau était de 24,43 m hier après-midi et atteindra 24,47 m aujourd’hui, puis restera stable jusqu’à demain, selon la Sécurité publique. À Pointe-Calumet, vingt-neuf résidences sont inondées.

« Pour les quelques jours restants de cette crue, vous continuerez à voir plusieurs équipes patrouiller et vérifier nos installations pour notre sécurité à tous, a affirmé hier la mairesse de la municipalité, Sonia Fontaine, dans un mot à ses citoyens. Il ne faut donc pas s’inquiéter ! C’est là un gage de sûreté pour nous tous. »

À Sainte-Anne-de-Bellevue, le lac des Deux Montagnes a gonflé de 13 cm depuis jeudi, à la suite des précipitations. On prévoit une hausse additionnelle de 5 cm d’ici ce soir.

Dans les Laurentides, principalement à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, plus de 3000 personnes ne peuvent toujours pas accéder à leur logement. En tout, 1744 maisons sont inondées. 

Conditions routières précaires

En Abitibi-Témiscamingue, dans les Laurentides et dans Lanaudière, ainsi qu’en Outaouais, le ministère des Transports rapporte de nombreuses fermetures de routes dues aux inondations. 

À Gatineau, de nouveaux tronçons de l’autoroute 50 sont fermés depuis vendredi, ce qui s’ajoute à d’autres zones bloquées depuis la fin du mois d’avril. La circulation est déviée à plusieurs endroits et de nombreuses rues sont fermées sur le territoire. 

« La réouverture de l’ensemble des voies de circulation pourrait s’échelonner sur plusieurs semaines », a laissé savoir dans un communiqué la Ville de Gatineau, qui encourage la population à favoriser les transports en commun et le covoiturage.

Sorel

Un corps repêché dans le Saint-Laurent

Le corps d’un homme a été repêché dans le fleuve Saint-Laurent à Sorel, en Montérégie, hier, vers 15 h 30. Un peu plus tôt, un riverain avait prévenu la Sûreté du Québec après avoir aperçu le corps flottant de la victime. Le décès de l’homme a été constaté sur place, et une enquête est en cours afin d’identifier la victime ainsi que les circonstances de sa mort.

— La Presse canadienne

Nouvelle-Écosse

Un ibis falcinelle fait courir les ornithologues 

Des photographes de la nature sont rassemblés dans une zone marécageuse dans le centre de la Nouvelle-Écosse dans l’espoir de pouvoir surprendre la dernière espèce d’oiseau à s’y présenter. L’ibis falcinelle est un échassier à long bec qui se nourrit notamment de larves d’insectes à l’état de larve, de têtards et d’amphibiens. Un membre de cette espèce, que l’on peut rarement admirer dans la province, a été aperçu dans les marais près de Brookfield, à environ 80 kilomètres au nord de Halifax. David Currie, le président de la Société d’ornithologie de la Nouvelle-Écosse, dit que cet oiseau fait partie d’un groupe croissant d’espèces migratoires qui s’aventurent de plus en plus vers le nord du continent à cause du réchauffement des températures. — La Presse canadienne

Grenville-sur-la-Rouge

Un motocycliste tué dans une sortie de route

Un motocycliste d’une quarantaine d’années est mort après une sortie de route à Grenville-sur-la-Rouge, dans les Laurentides, hier. L’accident s’est produit vers 17 h, selon la Sûreté du Québec (SQ). L’homme aurait perdu la maîtrise de son véhicule dans une courbe alors qu’il circulait sur la route 148, près de la rue des Érables. Selon la SQ, il a terminé sa course contre un panneau de signalisation. Le décès de l’homme a été constaté peu après son arrivée dans un centre hospitalier. — La Presse canadienne

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