L’investisseur avisé

Un avis d’ici sur Uber

Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar

Uber a traversé une première séance boursière mouvementée vendredi à New York. Si la récente performance de Lyft a pu refroidir certains investisseurs, d’autres gardent le titre dans leur ligne de mire.

« Uber possède plusieurs caractéristiques pour réussir (réseau international, occasions de croissance dans différents segments comme Uber Eat, first-mover advantage), une marque déjà bien connue, etc. », dit Philippe Martel, gestionnaire de portefeuille chez BT Global Growth.

Cet investisseur montréalais ne pense pas acheter le titre à court terme, question de laisser passer « l’excitation du moment ». « Il est plus prudent d’attendre de voir la réaction du marché aux premiers résultats trimestriels lors d’un nouveau IPO. Twitter et Snapchat sont de bons exemples où l’excitation a rencontré la réalité », dit-il.

« Par contre, comme nous gérons un fonds long-short/ventes à découvert, je garde un œil attentif sur Lyft également, car nous pensons qu’il pourrait y avoir une occasion un jour de vendre Lyft à découvert et d’acheter Uber en contrepartie. »

***

Le mois de mai est mal amorcé de façon générale. Le principal indice de la Bourse de Toronto vient de boucler sa pire semaine de l’année en perdant 200 points. Et pour la première fois en 2019, l’indice connaît deux semaines négatives de suite.

***

Si le titre de SNC-Lavalin a déjà reculé de 19 % depuis le début du mois, celui de 5N Plus a cédé le quart de sa valeur. À l’opposé, Cascades et Transat sont en hausse de près de 20 % jusqu’ici en mai.

***

Alors où s’en va le marché boursier ? Le stratège en chef chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne répond à cette interrogation dans un rapport publié en début de semaine. « La grande question est de savoir si la Bourse peut continuer de monter, et la réponse courte est oui », affirme Luc Vallée.

« Nous recommandons encore une surpondération en actions, mais nous surveillons une occasion pour battre en retraite tôt ou tard cette année. » Les banques centrales ne resteront pas accommodantes indéfiniment, laisse-t-il entendre. « Le moindre signal de la Fed laissant entrevoir un relèvement des taux dans les prochains mois devrait avoir un effet négatif disproportionné sur le marché boursier. »

***

En vendant cette semaine un imposant bloc d’actions de Fiera Capital, la Banque Nationale a fait fondre de plus de 50 % sa participation dans le gestionnaire d’actifs montréalais et possède dorénavant moins de 10 % des actions de Fiera.

***

Québecor, Cogeco, GDI, Transat et Air Canada sont cinq titres québécois ayant touché cette semaine leur plus haut niveau de la dernière année en bourse. Du côté des titres qui continuent de s’enfoncer, Quincaillerie Richelieu, Reitmans, Dorel et Transcontinental ont tous atteint cette semaine un creux des 52 dernières semaines.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.