Dénucléarisation nord-coréenne

Une « impasse » avec les États-Unis préoccupe Kim

Le leader nord-coréen Kim Jong-un a fait part au président chinois Xi Jinping de sa « préoccupation » devant l’« impasse » dans les discussions avec les États-Unis sur la dénucléarisation, a rapporté hier l’agence nord-coréenne KCNA. « La position de principe » de Pyongyang visant à « parvenir à une solution pacifique par le dialogue reste inchangée », a dit le dirigeant nord-coréen, cité par KCNA. Selon le président sud-coréen Moon Jae-in, la visite à Pékin du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un cette semaine est le signe qu’un second sommet entre ce dernier et le président américain Donald Trump est « imminent ». — Agence France-Presse

Agence de protection de l’Environnement

Nomination formelle du secrétaire par intérim

Le président des États-Unis Donald Trump a officiellement nommé hier Andrew Wheeler à la tête de l’Agence de protection de l’environnement (EPA). C’est un ancien lobbyiste des secteurs du charbon et de l’énergie, soutenu par les industriels. La Maison-Blanche a formellement envoyé sa nomination au Sénat, qui devra confirmer l’homme à son poste d’administrateur par un vote. Andrew Wheeler, 54 ans, assurait l’intérim à la tête de l’EPA depuis la démission en juillet 2018 du secrétaire à l’Environnement précédent, Scott Pruitt, poussé dehors après des scandales de dépenses excessives. — Agence France-Presse

États-Unis

Rod Rosenstein s’apprêterait à partir

Le numéro deux du ministère américain de la Justice, Rod Rosenstein, qui supervise la tentaculaire enquête russe, devrait quitter son poste d’ici quelques semaines, ont rapporté hier les médias américains. Le procureur général adjoint des États-Unis, dont le limogeage a plus d’une fois semblé imminent, souhaite partir après la confirmation au Sénat du nouveau ministre de la Justice, William « Bill » Barr, selon des sources anonymes citées dans plusieurs médias. Nommé par le président Donald Trump après le limogeage de son prédécesseur Jeff Sessions, William Barr doit être auditionné les 15 et 16 janvier par la commission sénatoriale de la Justice avant un vote en séance plénière. — Agence France-Presse

États-Unis

« J’ai dit bye-bye »

Au 19e jour du shutdown, Trump claque la porte de négociations budgétaires avec les leaders démocrates

Washington — Englué dans un bras de fer budgétaire aux conséquences politiques incertaines, le président des États-Unis Donald Trump a abruptement quitté hier une rencontre avec les ténors démocrates sur son projet de mur à la frontière avec le Mexique.

« Le président s’est levé et est parti », a relaté Chuck Schumer, leader des démocrates au Sénat, juste après cette brève réunion à la Maison-Blanche. « Une nouvelle fois, nous avons assisté à un caprice parce qu’il ne pouvait obtenir ce qu’il voulait… »

« Je viens de quitter une rencontre avec Chuck [Schumer] et Nancy [Pelosi], totale perte de temps », a lancé, presque simultanément, le président américain dans un tweet rageur.

« J’ai dit bye-bye », a ajouté le 45e président des États-Unis.

Au lendemain d’un discours solennel livré du bureau Ovale, au cours duquel il a usé d’un ton dramatique pour tenter de rallier coûte que coûte les Américains à son projet sécuritaire phare, M. Trump a réaffirmé qu’il ne bougerait pas sur sa promesse de campagne emblématique.

Les discussions sont dans l’impasse. Le locataire de la Maison-Blanche réclame 5,7 milliards de dollars pour « une barrière en acier » ou un mur afin de freiner l’immigration illégale. Les démocrates refusent de débloquer des fonds pour ce projet qu’ils jugent « immoral » et inefficace.

Or, la paralysie budgétaire a des conséquences très concrètes : depuis plus de deux semaines, quelque 800 000 fonctionnaires fédéraux ne sont plus payés. Et le record du plus long shutdown de l’histoire est sur le point de tomber : 21 jours, entre fin 1995 et début 1996, sous le présidence de Bill Clinton.

Pence à la défense de Trump

Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, a accusé le président d’être obnubilé par cette construction et d’en oublier la dimension humaine de la crise budgétaire en cours pour les fonctionnaires concernés.

« Il pense peut-être qu’ils peuvent juste demander plus d’argent à leur papa. Mais ils ne peuvent pas », a-t-elle lancé dans une allusion à peine voilée aux sommes énormes que Donald Trump a reçues de son père au début de sa carrière.

Peu après cet accrochage pour le moins inhabituel dans l’enceinte de la Maison-Blanche, le vice-président Mike Pence, présent lors de la réunion, est lui aussi venu s’exprimer devant les journalistes, pour tenter de dédramatiser la spectaculaire sortie du tempétueux magnat de l’immobilier.

« Le président est entré dans la pièce et a distribué des bonbons. Je ne me souviens pas de l’avoir entendu élever la voix ou taper du poing. »

— Le vice-président Mike Pence, à propos de la rencontre avec des élus démocrates au Congrès

« Le parti est très, très uni », avait assuré peu avant le président américain à l’issue d’une rencontre avec les sénateurs de son parti sur la colline du Capitole. « Les républicains veulent la sécurité aux frontières […], ils veulent une barrière en acier ou un mur en béton, peu importe. »

Pour le sénateur républicain de Louisiane John Kennedy, les choses sont claires : le président a indiqué lors de la rencontre qu’il n’avait pas l’intention « de céder d’un millimètre ».

Trump au Texas aujourd’hui

Mardi, en neuf minutes diffusées en direct sur les principales chaînes du pays, M. Trump n’avait proposé aucune nouvelle porte de sortie, ciblant les immigrants clandestins qu’il a accusés de faire couler « le sang américain ».

Dans cette bataille de communication pour savoir qui est le principal responsable de la paralysie, M. Trump affirme bénéficier du soutien de nombre de fonctionnaires placés de facto en congé sans solde. « Beaucoup disent “c’est très dur pour moi, c’est très dur pour ma famille, mais Monsier le Président vous agissez comme on doit le faire” », a-t-il avancé.

M. Trump a encore une fois évoqué l’hypothèse de déclarer une « urgence » nationale pour activer des pouvoirs extraordinaires, une procédure qui plongerait le pays dans une énorme bataille politico-judiciaire.

Donald Trump poursuivra aujourd’hui son offensive en se rendant à la frontière, au Texas, où il devrait encore une fois marteler son message sécuritaire et défendre son projet de mur.

États-Unis

Donald Trump Jr. compare le mur de son père à celui d’un zoo

Le fils aîné du 45e président américain, Donald Trump Jr., a suscité des réactions outrées en comparant l’efficacité du mur voulu par son père à un enclos de zoo. « Savez-vous pourquoi vous pouvez apprécier une journée au zoo ? Parce que les murs, ça marche », a-t-il écrit dans une publication sur Instagram mardi soir, en faisant allusion au mur que le président Trump souhaite construire à la frontière avec le Mexique.

— Agence France-Presse

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