Justice

Un ex-député fédéral accusé d’un viol à la pointe d’un couteau

L’ex-député fédéral de Repentigny aurait violé une femme à la pointe d’un couteau, en plus de lui voler 650 $ dans son portefeuille, selon la preuve présentée pour convaincre la justice de le garder derrière les barreaux.

Jean-François Larose a été arrêté dans la nuit du 28 au 29 décembre dernier à son appartement de Montréal, juste après les faits que lui reproche sa présumée victime.

L’homme de 46 ans a été élu à la faveur de la vague orange qui avait déferlé en 2011 sur le Québec, avant de faire défection pour fonder le parti Forces et démocratie en 2014. Il a été battu en 2015.

Selon la preuve présentée par la procureure de la Couronne Anne Joncas-Côté devant la Cour du Québec le 31 décembre 2018, M. Larose serait entré en contact avec une femme qui avait affiché sur la plateforme Kijiji qu’elle cherchait un emploi de façon urgente.

Ils auraient convenu d’une rémunération horaire de 20 $ pour un massage de dos et de l’entretien ménager chez M. Larose. Alors qu’elle s’affairait à cette dernière tâche, Jean-François Larose est sorti entièrement nu de la salle de bains, a-t-elle raconté à la police. Elle a tout de même entrepris de lui masser le dos, mais l’homme lui a rapidement demandé une faveur sexuelle, qu’elle lui a refusée.

Compte-rendu de la victime

« L’accusé sort alors un couteau de sous son oreiller », a relaté la procureure, reprenant la version des faits de la présumée victime. « La voix de l’accusé devient plus agressive et tremble de rage. »

Jean-François Larose aurait ensuite entrepris d’avoir des relations sexuelles non consensuelles avec la femme, alors que « le couteau se trouve toujours à proximité ».

« Il aurait forcé la présumée victime à se rendre à la salle de bains afin qu’elle se lave, de force, toujours sous la menace du couteau. Il aurait ensuite ordonné à la présumée victime de quitter, tout en lui volant son portefeuille contenant 650 $ ainsi que des pièces d’identité », a continué Me Joncas-Côté.

Le portefeuille et le parapluie de la présumée victime ont été récupérés chez Larose.

Mise en liberté provisoire refusée

L’avocate de Larose, Me Aurore Brun, a tenté de convaincre la justice de libérer son client en attendant la suite du processus judiciaire. Un collègue de travail de l’accusé est venu offrir de déposer une caution de 500 $ pour garantir le bon comportement de Larose en cas de libération, mais la juge n’a pas été convaincue.

Me Brun n’a pas rappelé La Presse.

Jean-François Larose a affirmé qu’il avait eu la confirmation qu’il pourrait se présenter pour le Parti vert du Canada aux prochaines élections fédérales. Il avait toujours sa carte de député dans son portefeuille au moment de son arrestation.

Chine

Trudeau et Trump dénoncent la « détention arbitraire » de deux Canadiens 

Ottawa — Le premier ministre canadien Justin Trudeau et le président américain Donald Trump ont discuté hier de « la détention arbitraire de deux Canadiens en Chine » depuis le 10 décembre, exhortant Pékin à les libérer.

Les deux dirigeants nord-américains ont également « discuté de la demande d’extradition que les États-Unis ont faite au Canada », ajoute ce communiqué transmis par Ottawa.

Cette demande s’inscrit dans le cadre d’une enquête américaine sur Huawei, qui a conduit à l’arrestation, le 1er décembre, de la directrice financière de ce géant chinois des télécommunications, Meng Wanzhou, à Vancouver, ont confirmé à l’AFP les services de M. Trudeau.

MM. Trump et Trudeau « ont réaffirmé l’importance de respecter l’indépendance judiciaire et la primauté du droit » dans ce dossier, précise le communiqué du cabinet du premier ministre canadien.

Libération en ligne de mire

Les autorités chinoises détiennent depuis le 10 décembre, officiellement pour activités « menaçant la sécurité nationale », l’ex-diplomate canadien Michael Kovrig, employé par l’organisme de réflexion International Crisis Group, et le consultant canadien Michael Spavor, fréquemment en relation avec la Corée du Nord.

« Les deux dirigeants ont convenu de poursuivre leurs efforts en vue d’obtenir leur libération », souligne le communiqué du gouvernement canadien.

De nombreux observateurs jugent que la détention des deux Canadiens constitue une mesure de rétorsion après l’interpellation de Mme Meng à la demande de la justice américaine, alors qu’elle était en transit à Vancouver.

Washington la soupçonne de complicité de fraude pour contourner les sanctions américaines contre l’Iran. Elle a été libérée sous de strictes conditions dans l’attente d’une nouvelle comparution, début février, durant laquelle la justice canadienne doit étudier la demande américaine. Fille du fondateur de Huawei, elle encourt plus de 30 ans de prison si elle est jugée devant un tribunal américain.

Crise diplomatique majeure

Le Canada, soutenu par les États-Unis et plusieurs pays européens dont la France et l’Allemagne, a appelé à plusieurs reprises à la libération immédiate de MM. Kovrig et Spavor. La Chine, qui ne décolère pas après l’arrestation de Mme Meng, a fait part de son « opposition catégorique » à une telle mise en liberté.

Plusieurs observateurs estiment que le gouvernement canadien de Justin Trudeau se retrouve au cœur de cette crise diplomatique majeure un peu malgré lui, otage de la guerre commerciale que se livrent les États-Unis et la Chine depuis plusieurs mois.

Au cours de leur entretien d’hier, MM. Trump et Trudeau ont par ailleurs « discuté des prochaines étapes concernant les droits de douane imposés sur l’acier et l’aluminium » par Washington depuis juin 2018 et jugés « insultants » par Ottawa, précise le communiqué.

Montréal

Le maître d’un pitbull tueur à nouveau arrêté

Le propriétaire du pitbull qui a tué une résidante de Pointe-aux-Trembles, il y a deux ans, vient d’être de nouveau arrêté et devra faire face à des accusations criminelles en lien avec un événement de présumée rage au volant.

Franklin Junior Frontal avait déjà un historique judiciaire chargé lorsque son chien Lucifer a mordu à mort Christiane Vadnais dans sa propre cour arrière, en juin 2016. Le décès violent de la femme de 55 ans avait fait l’effet d’un électrochoc et avait poussé Québec à encadrer la possession des pitbulls.

Le dossier de Frontal risque maintenant de s’épaissir.

Le 4 janvier dernier, il a été arrêté pour possession d’un pistolet Taser et d’un coup-de-poing américain, des armes prohibées, ainsi que pour avoir proféré des menaces.

« On a reçu un appel au coin des rues Dickson et Notre-Dame concernant un possible cas de rage au volant », a expliqué Manuel Couture, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). C’est la plainte de la présumée victime qui a mené les policiers jusqu’à la résidence de Frontal, où une perquisition a permis la découverte des armes prohibées. L’homme a été arrêté.

« Un conducteur s’en est pris à mon client, qui est sorti du véhicule agressivement, qui a mentionné des choses qui ont alerté mon client. Les policiers ont mis en état d’arrestation mon client sans prendre la plainte de la conjointe de mon client », a déploré l’avocate de l’accusé, Me Audrey Amzallag. « Ils ont refusé une plainte. »

« Dossier clos »

Frontal n’a pas été accusé au criminel à la suite de la mort de Mme Vadnais, au grand dam de la famille de la victime. « Pour moi, c’est un dossier qui est clos », a fait valoir Me Amzallag.

Au moment du drame, l’homme possédait un casier criminel chargé pour des histoires relativement mineures de violence ou de stupéfiants. En mars 2016, à la suite d’une affaire de voies de fait, il a écopé d’une amende et d’une probation de trois ans. La cour l’a forcé à suivre une thérapie de gestion de la colère.

Météo

Avertissement de poudrerie sur le sud du Québec

Les météorologues prévoyaient hier qu’un système dépressionnaire fasse tomber jusqu’à 10 centimètres de neige sur Montréal et ses environs dans la nuit d’hier à aujourd’hui et en matinée, ce qui aurait pour effet de créer de la poudrerie ce matin.

La situation concerne une bonne partie du sud de la province, qui aura droit au même menu. « Sur toute la Rive-Sud, en allant vers l’Estrie, ce sera la même chose », a affirmé Michel Moreau, météorologue à Environnement Canada.

L’heure de pointe matinale pourrait être perturbée, alors que les vents prendront de la vigueur sur Montréal et plus au sud. « Surtout le long du Richelieu, les vents pourraient atteindre 90 km/h [ce] matin », a laissé savoir M. Moreau. Avec des vents si violents, dit-il, on s’attend à de la forte poudrerie dans les régions touchées.

Accalmie en après-midi

On prévoit toutefois que le désagrément sera de courte durée. Une accalmie est attendue cet après-midi. La neige devrait alors se changer en pluie intermittente au sud. Ces intempéries dureront jusqu’en début de soirée, rapporte M. Moreau.

Côté température, le mercure va continuer de grimper. Au nord du Saint-Laurent, le changement de température pourrait annoncer une « petite bruine verglaçante ».

À Montréal, le thermomètre devrait d’abord afficher-8 °C en matinée pour atteindre 3 °C cet après-midi.

Demain, les météorologues « surveillent » de potentielles chutes de neige significatives pour la région de Montréal et tout le secteur sud du Québec. « Il est un peu tôt pour connaître les accumulations, car cela va dépendre des températures », a expliqué M. Moreau, hier soir.

Le mercure oscillera autour de zéro. S’il se maintient sous le point de congélation, on s’attend à une couche de neige considérable.

NEIGE dans LES LAURENTIDES

Ailleurs au Québec, un avertissement de chute de neige était en vigueur hier soir pour les Laurentides, alors que le plus gros des accumulations est prévu pour ce matin. Les précipitations de la matinée ne devraient pas se changer en pluie comme au sud, mais plutôt continuer de tomber sous forme de flocons ce soir, prévoit Environnement Canada.

On prévient qu’il faudra « composer avec des conditions routières changeantes qui se détériorent rapidement ». « Les avertissements devraient se terminer tôt mardi », a cependant indiqué Michel Moreau.

Québécoise disparue au Burkina Faso 

Les proches soulagés qu’Ottawa prenne l’affaire au sérieux

La sœur de la Québécoise portée disparue au Burkina Faso depuis trois semaines affirme que sa famille est rassurée que les autorités canadiennes prennent enfin l’affaire au sérieux. Édith Blais, de Sherbrooke, et son ami italien, Luca Tacchetto, voyageaient en voiture lorsque toutes les communications avec leurs familles se sont interrompues le 15 décembre.  La sœur de Mme Blais, Mélanie Bergeron Blais, a déclaré hier que des représentants d’Affaires mondiales Canada avaient visité dimanche des membres de la famille pour répondre à leurs questions et entendre leurs préoccupations. Selon Mme Bergeron Blais, il avait été difficile avant cela d’obtenir des informations d’Ottawa. Les deux trentenaires ont été vus pour la dernière fois dans la ville de Bobo-Dioulasso et avaient prévu se rendre dans la capitale, Ouagadougou, avant de traverser la frontière avec le Togo. Selon Mélanie Bergeron Blais, ce sont les autorités italiennes qui ont appris que les voyageurs n’avaient pas soumis de demande de visa et n’auraient donc vraisemblablement pas quitté le Burkina Faso.

— La Presse canadienne

incitation à la haine

Surveillance accrue d’un accusé

Un Montréalais accusé d’incitation à la haine contre les Juifs sur l’internet a vu ses conditions de mise en liberté sous caution renforcées hier pour s’assurer qu’il reste à l’écart des écoles juives et des synagogues. Robert Gosselin a fait une brève comparution au palais de justice de Montréal, au cours de laquelle ces conditions lui ont été imposées. L’homme de 55 ans a été inculpé de deux chefs de menaces et d’un chef d’incitation à la haine relativement à des publications sur la page Facebook du Journal de Montréal. Parmi les messages, il y en avait un qui menaçait « d’éliminer des Juifs » et de s’en prendre à une école juive pour filles. Les nouvelles conditions de Robert Gosselin ont été ajoutées après que des membres de la communauté juive de Montréal eurent exprimé leur inquiétude quant au fait qu’aucune condition précise n’avait été imposée à l’accusé pour protéger les institutions et lieux de culte juifs. David Ouellette, du Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA), a affirmé que l’équipe juridique de son organisation avait soulevé la question avec les procureurs.

— La Presse canadienne

Transports

Reprise de la traverse maritime Matane–Baie-Comeau–Godbout

Le service de traversier Matane–Baie-Comeau–Godbout reprendra aujourd’hui, selon les horaires habituels. Le service a dû être interrompu le 17 décembre dernier en raison d’une défaillance des propulseurs du traversier F.-A.-Gauthier. La Société des traversiers du Québec (STQ) avait alors mis en place une liaison aérienne entre Matane et Baie-Comeau. Seule la clientèle piétonne pouvait toutefois l’utiliser. Le service sera assuré jusqu’à la fin de janvier par un bateau de la Coopérative de transport maritime et aérien, le CTMA Vacancier. La STQ a indiqué que le F.-A.-Gauthier serait en cale sèche à Lévis à partir du 14 janvier, pour une période d’environ deux semaines. Des inspections visuelles et des analyses poussées y seront réalisées afin de déterminer avec exactitude la nature du problème. Entre-temps, la STQ concentre ses efforts à trouver rapidement un navire de remplacement. Elle souligne que, parmi les autres bateaux de la flotte, aucun n’a le gabarit ni la certification requise pour naviguer dans cette zone maritime en période hivernale. 

— La Presse canadienne

Rectificatif

Pro-Vie Québec

Dans un texte paru dans notre numéro du 3 janvier dernier, nous avons indiqué avoir parlé avec une « représentante » du groupe Pro-Vie Québec. Or, il aurait plutôt fallu indiquer qu'il s'agissait d'un représentant, soit M. Stefan Jetchick. Nos excuses.

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