Grande-Bretagne

« Nous ne tolérerons pas une telle tentative effrontée d’assassiner d’innocents civils sur notre territoire. »

— Theresa May, première ministre du Royaume-Uni. Cette dernière a dit hier qu’il était « très probable » que Moscou soit à l’origine de l’empoisonnement, la semaine dernière, de l’ancien espion Sergeï Skripal à l’aide d’un agent neurotoxique. (Associated Press)

SYRIE

L’année la plus meurtrière pour les enfants

En 2017, l’extrême violence du conflit en Syrie a tué 910 enfants, le plus grand nombre jamais enregistré. Il s’agit d’une triste hausse de 50 % par rapport à 2016, selon l’UNICEF. L’année en cours s’annonce déjà encore plus meurtrière pour les tout-petits, alors que 1000 enfants auraient été tués ou blessés au cours des deux premiers mois de 2018 dans des violences qui sont de plus en plus intenses. Ce conflit constitue désormais la principale cause de décès chez les adolescents syriens. Par ailleurs, toujours selon l’UNICEF, trois fois plus d’enfants ont été recrutés en 2017 pour prendre part aux combats qu’en 2015. — Agence France-Presse et The Guardian

Allemagne

La communauté turque touchée par plusieurs attaques

Une série d’attaques vise depuis vendredi la communauté turque d’Allemagne. Hier, un centre communautaire a été visé par un incendie criminel à Ahlen, en Rhénanie du Nord-Westphalie. Les trois jours précédents, deux mosquées, à Berlin et dans le sud de l’Allemagne, les locaux d’une association germano-turque dans l’Ouest et un magasin de légumes tenu par un Turc dans le nord du pays ont fait l’objet d’incendies. Une autre mosquée a vu ses fenêtres cassées. Plusieurs enquêtes ont été ouvertes pour tentative de meurtre par la police. Celle-ci envisage de possibles mobiles racistes, islamophobes, mais aussi politiques avec en arrière-fond l’offensive turque contre des Kurdes dans le nord-ouest de la Syrie, relate le quotidien Tagesspiegel. — Agence France-Presse

Suède

Haro sur les propos antisémites

Après de vives critiques du gouvernement suédois et des médias, le géant Google a promis hier de prendre des mesures contre la diffusion de contenus antisémites sur son moteur de recherche en Suède. La polémique a surgi lorsqu’il est apparu qu’une simple recherche Google sur l’Holocauste en Suède envoyait les internautes vers un blogue antisémite contenant des informations sur des dizaines de Suédois de confession juive. Avec leur nom, prénom, photo et activité professionnelle, ils étaient décrits de façon dégradante et menaçante, ont rapporté les médias locaux. Selon le quotidien de référence Dagens Nyheter, le géant de l’internet a revu ses algorithmes afin de modifier cette recherche d’informations spécifiques. — Agence France-Presse

Cuba

L’héritier des Castro

LA HAVANE — Au lendemain des élections générales qui ouvrent la voie au départ du président cubain Raúl Castro, tous les regards se tournent vers son successeur présumé. La continuité du régime repose sur les épaules de Miguel Diaz-Canel, un apparatchik modèle de 57 ans.

Né après la révolution, ce dirigeant aux cheveux poivre et sel et au regard perçant a passé trois décennies à gravir discrètement les échelons du pouvoir cubain, jusqu’à être pressenti pour devenir président le mois prochain, après 60 ans de pouvoir des frères Castro.

Si sa désignation est confirmée d’ici le 16 avril prochain, M. Diaz-Canel aura la lourde tâche de fédérer les troupes autour de sa personne, consolider les acquis de la révolution et poursuivre la transition économique esquissée par Raúl Castro.

Depuis qu’il a été désigné numéro deux du régime en 2013, cet homme qu’on dit abordable, quoique peu souriant et au talent d’orateur relatif, prend de plus en plus de place dans les médias d’État et représente fréquemment Raúl Castro lors de missions à Cuba et à l’étranger.

« Ce n’est ni un parvenu ni un intrus », dit de lui le président sortant, vantant ses trois décennies de loyaux services et sa « solide fermeté idéologique ».

Dans les arcanes du pouvoir cubain, sa qualité de « civil » et son goût pour les jeans détonnent. Il a su se donner une image moderne en se faisant l’avocat d’une ouverture accrue de l’île à l’internet et d’une presse plus critique.

Mais dans le même temps, il s’est appliqué à éviter toute polémique, ne donnant pas d’interviews et ne s’exprimant que lors d’activités publiques ou dans l’anonymat de réunions à huis clos.

Ses partisans assurent qu’il « sait écouter » et insistent sur sa simplicité, mais ce fan déclaré des Beatles sait aussi se montrer inflexible, comme l’a illustré l’année dernière une vidéo divulguée sur l’internet par la dissidence.

Dans ce document, il prône devant des cadres du parti l’intransigeance contre les portails internet d’information indépendants, une poignée d’ambassades et bien sûr l’opposition, illégale à Cuba.

— Agence France-Presse

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