Justice

Voyages à Rabais poursuit WestJet pour 200 000 $

L’agence de voyages en ligne Voyages à Rabais poursuit le voyagiste WestJet. Elle l’accuse d’utiliser ses marques de commerce enregistrées dans son offre de service en ligne, de créer de la confusion auprès du public et de dévier la clientèle au détriment de Voyages à Rabais. Lorsque les internautes recherchent dans Google « voyages à rabais », un lien vers le site de WestJet ressort dans les recherches avec la marque enregistrée, soit « Voyages à rabais/WestJet ». En avril, Voyages à Rabais a déposé une poursuite contre Sunwing pour les mêmes raisons. — Isabelle Dubé, La Presse

Canada

BlackBerry ne représente que 3 % des téléphones intelligents

Les appareils BlackBerry ne représentaient plus que 3 % des téléphones intelligents utilisés au Canada à la fin de l’an dernier, selon la firme de données médiatiques comScore. Il y a une décennie, la marque BlackBerry était à son sommet – mais allait connaître un déclin précipité dans la foulée du lancement du premier iPhone d’Apple, puis de celui de la plateforme Android, de Google. En 2016, après des années d’échecs pour récupérer des parts de marché, BlackBerry a annoncé un changement monumental de stratégie. La société se concentre depuis sur les logiciels et ne fabrique plus de téléphones. Des partenariats avec d’autres fabricants maintiennent cependant la marque en vie. L’an dernier, la chinoise TCL a lancé le téléphone KeyOne, muni du clavier physique qui est toujours très prisé des utilisateurs les plus loyaux de BlackBerry. L’appareil avait été bien accueilli par les critiques, et TCL doit lancer le mois prochain le Key2. Une publicité du nouvel appareil évoque la « renaissance d’une icône ». TCL est l’une des entreprises auxquelles BlackBerry a vendu une licence de fabrication pour sa marque. — La Presse canadienne

Facebook

Zuckerberg va rencontrer les eurodéputés

Après plusieurs semaines de négociations, le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a finalement accepté de rencontrer à Bruxelles des eurodéputés, mais à huis clos, pour s’expliquer sur l’utilisation des données personnelles de ses millions d’utilisateurs après le scandale de Cambridge Analytica. M. Zuckerberg « sera à Bruxelles dès que possible, j’espère dès la semaine prochaine », pour échanger entre autres avec les présidents des différents groupes politiques au Parlement, a annoncé hier le président du Parlement européen, Antonio Tajani, dans un communiqué. Cette rencontre se tiendra à huis clos au cours d’une « conférence des présidents », qui a lieu traditionnellement le jeudi, a précisé une source au Parlement. Le président du groupe libéral (Alde), Guy Verhofstadt, a d’ores et déjà annoncé qu’il boycotterait la rencontre si elle se tenait effectivement en privé.« Il doit s’agir d’une audience publique –  pourquoi pas un Facebook Live ? », a tweeté l’ancien premier ministre belge. « Étant donné la profonde méfiance causée par le scandale de Cambridge Analytica, cette réunion doit être publique », ont surenchéri les coprésidents du groupe écologiste Philippe Lamberts et Ska Keller dans un communiqué. — Agence France-Presse

Entrave à la justice

Un ex-cadre de SNC-Lavalin de nouveau accusé

L’ex-cadre de SNC-Lavalin, Sami Bebawi, ainsi que son avocat Constantine Andreas Kyres, qui avaient obtenu un arrêt des procédures en février dernier, font de nouveau face à des accusations d’entrave à la justice. On reproche aux deux hommes d’avoir offert une importante somme d’argent à Riadh Ben Aissa, un autre ancien dirigeant de la firme d’ingénierie québécoise, afin que ce dernier modifie une déclaration dans le cadre de sa collaboration avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Les faits reprochés se seraient produits entre octobre 2014 et janvier 2015, alors que M. Ben Aissa était détenu en Suisse dans une affaire de corruption, de fraude et de blanchiment d’argent. Un avis de reprise de la procédure a été déposé le 8 mai dernier et le mandat d’arrêt contre les deux accusés a été approuvé deux jours plus tard. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) n’a pas voulu fournir plus de détails puisque l’affaire est devant les tribunaux. La preuve avait été déclarée inadmissible en cour par la Cour du Québec en février dernier, ce qui avait incité le Directeur des poursuites criminelles et pénales à suspendre les accusations. — La Presse canadienne

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