Pierres naturelles

Polycor se hisse au premier rang

En croissance accélérée depuis maintenant 10 ans, le producteur de pierres naturelles Polycor, de Québec, est désormais le leader mondial de son secteur avec l’acquisition, annoncée hier, d’Indiana Limestone Company (ILCO) pour un montant non dévoilé.

« Cette transaction nous permet de nous imposer comme leader en Amérique et d’avoir une offre complète pour aborder les marchés internationaux », résume le président et chef de la direction de Polycor, Patrick Pérus.

Elle survient moins de deux mois après que Polycor a mis la main sur quatre carrières de calcaire dans la région de Bourgogne, en France.

« On veut s’implanter en Europe pour faire la promotion des pierres nord-américaines, mais il manquait à notre portefeuille une pierre calcaire qui serait facile d’utilisation et désirable dans le monde entier », ajoute M. Pérus.

Les pierres d’ILCO ont été utilisées dans la construction d’une foule de bâtiments emblématiques aux États-Unis, comme l’Empire State Building, la Cathédrale Nationale ou encore le Pentagone. L’entreprise a aussi fourni la pierre utilisée dans la rénovation actuelle de Place Ville Marie, à Montréal.

« Il y a peu de monuments au Canada ou aux États-Unis qui ne sont pas faits dans nos pierres, dit M. Pérus. C’est la preuve de la durabilité des pierres que l’on a et de leur valeur patrimoniale et technique. Quand vous vendez un matériel, la meilleure preuve que ce matériel va durer, ce sont les immeubles de référence qui sont debout depuis plus de 100 ans. »

La transaction ajoutera entre 40 et 90 millions CAN aux résultats annuels de Polycor, qui pourraient maintenant atteindre 300 millions au total. Le groupe consolidé emploie désormais 1100 personnes, en plus de posséder 44 carrières et 17 usines de transformation en Amérique du Nord et en Europe.

Fondée en 1987 avec l’exploitation d’une première carrière de granite au Lac-Saint-Jean, Polycor enregistrait des revenus de 40 millions par an voici une décennie. L’acquisition, il y a deux ans, des deux plus grandes entreprises du secteur aux États-Unis – Rock of Ages et Swenson Granite – a cependant propulsé Polycor aux premières loges.

« Aujourd’hui, on a la taille et donc la puissance financière pour être un consolidateur dans ce marché, dit M. Pérus. Mais ce qui a fait la force de Polycor dès le départ, c’est l’investissement dans la structure de vente et de marketing.

« Quand on fait une acquisition, ce n’est pas tellement une optimisation industrielle classique où on ferme des usines. Ce que l’on apporte, c’est une force de vente à des structures qui typiquement n’en avaient pas. »

Polycor appartient en majorité à la banque d'investissement torontoise Torquest ; le reste de l'actionnariat est partagé entre la direction de l’entreprise, la banque américaine PNC et les anciens propriétaires d’ILCO, la firme d'investissement Wynnchurch Capital, de l’Illinois.

Walmart

175 millions pour rénover ses magasins canadiens

Walmart Canada dépensera 175 millions pour rénover ses magasins dans tout le pays et améliorer l’intégration entre les emplacements physiques et le commerce électronique. La société prévoit rénover 23 magasins d’ici février 2019, ce qui créera selon elle plus de 2500 emplois dans le secteur de la construction. Deux de ces vingt-trois magasins sont au Québec, à Mascouche et à Saint-Hyacinthe. En plus de rénover l’apparence physique des magasins, Walmart prévoit apporter des changements pour stimuler ses activités de commerce électronique, comme l’ajout de places de stationnement réservées au ramassage des commandes d’épicerie ou de nouvelles sections dans les magasins consacrées aux commandes en ligne. Ces rénovations surviennent au moment où Walmart tente d’améliorer son commerce en ligne, notamment en ce qui concerne l’épicerie. — D’après La Presse canadienne

Actualité

Acquisition majeure en Europe pour Stingray

La stratégie d’expansion du fournisseur montréalais de services musicaux Stingray se poursuit avec une autre transaction, cette fois en Europe.

Stingray doit annoncer ce matin l’acquisition de DJ-Matic, une entreprise offrant des solutions multimédias (musique d’ambiance, vidéo et affichage numérique) dans 10 000 établissements en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Danemark.

La clientèle de DJ-Matic compte notamment des bars, restaurants, détaillants, hôtels et centres de conditionnement physique.

La valeur de la transaction est estimée à une vingtaine de millions de dollars.

« On voulait entrer dans ce marché avec force, pas dans seulement 1000 emplacements commerciaux », a commenté le grand patron de Stingray, Eric Boyko, en entrevue téléphonique.

Membre du conseil d’administration d’Alimentation Couche-Tard, Eric Boyko affirme qu’il cherchait à réaliser une transaction « d’impact » sur le marché européen – bien qu’à plus petite échelle – en s’inspirant de ce que Couche-Tard avait fait il y a six ans en achetant le réseau de dépanneurs de Statoil, en Norvège, pour près de 3 milliards US.

Stingray, qui a présenté en août une offre d’achat hostile de 120 millions US en vue d’acquérir son concurrent américain Music Choice, a perdu près de 20 % de sa valeur boursière depuis l’annonce, en mai, de l’acquisition de stations de radio au Canada anglais. L’action de Stingray a cédé 1,5 % hier, clôturant à 8,57 $ à la Bourse de Toronto.

Actualités

Discount épinglé pour des publicités trompeuses

Le locateur de véhicules automobiles Discount Car & Truck Rentals s’est entendu avec le Bureau de la concurrence pour payer une pénalité de 700 000 $ pour publicité trompeuse concernant ses prix. À la suite d’une enquête, l’agence fédérale a constaté que Discount avait annoncé des prix de location inatteignables en raison de frais obligatoires ajoutés à la fin du processus d’achat. Discount est la quatrième société de location de véhicules à conclure des accords portant sur les pratiques d’affichage de prix partiels, ce qui a entraîné des pénalités totales de près de 6 millions. Les autres sont Avis/Budget, Hertz/Dollar Thrifty et Enterprise. — La Presse canadienne

Actualités

Ottawa impose une surtaxe sur l’acier étranger

Le gouvernement fédéral impose une surtaxe de 25 % sur certains produits d’acier étrangers afin de soutenir les fabricants canadiens et d’empêcher le dumping.

Ottawa estime que les « importations excessives » de produits d’acier nuisent à l’industrie sidérurgique, entraînant une surtaxe sur sept produits, allant des barres d’armature pour béton au fil machine.

Le ministère des Finances a indiqué hier que la surtaxe, qui sera imposée à compter du 25 octobre, serait en vigueur pendant 200 jours, dans l’attente des conclusions d’une enquête du Tribunal canadien du commerce extérieur afin de déterminer si des mesures de sauvegarde définitives sont justifiées.

Le Canada a commencé à imposer, il y a plus de trois mois, des droits de douane sur des marchandises américaines d’une valeur de 16,6 milliards en représailles pour les lourds tarifs américains sur l’acier et l’aluminium provenant du Canada.

Le gouvernement a également annoncé hier que certains fabricants canadiens pouvaient maintenant importer ces produits des États-Unis sans payer les surtaxes appliquées depuis le 1er juillet.

Cet allègement s’applique au cas par cas, aux entreprises qui l’ont demandé, et concerne l’acier américain, l’aluminium et certains autres produits.

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