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Le cannabis pour relancer un village du Lac-Saint-Jean

Québec — Un village du Lac-Saint-Jean veut se lancer dans la production de cannabis pour renflouer ses coffres, et rêve même de produire un jour des bleuets chocolat-cannabis, ou encore de la tourtière du Lac « spéciale ».

La municipalité des Desbiens est aux prises avec une décroissance de sa population. Son budget est extrêmement serré et les élus ne disposent que d’une dizaine de milliers de dollars de marge de manœuvre chaque année.

Le village tente donc par tous les moyens de garder la tête hors de l’eau. En septembre dernier, il a par exemple accueilli le Championnat du monde de pétanque.

Mais après le pastis et le cochonnet, voilà que Desbiens, 1067 habitants, se tourne vers une filière qui a particulièrement la cote au pays : la production de cannabis.

La municipalité est en train de finaliser l’achat d’une usine désaffectée, a révélé hier Le Quotidien. Elle ne veut pas seulement attirer des producteurs sur son territoire. Desbiens entend être un copromoteur du projet à hauteur de 33 %, et toucher des dividendes pour lui permettre de payer l’enlèvement des ordures, l’entretien des chemins et d’autres services municipaux.

« Je vois ça un peu comme les revenus de barrages hydroélectriques que touchent certaines municipalités. Sauf que c’est du cannabis », dit le maire Nicolas Martel en entrevue téléphonique.

PRODUCTION ET TRANSFORMATION

La municipalité est en train d’acquérir l’ancienne usine Glassco pour 300 000 $. Initialement une papeterie, l’usine se cherche une vocation depuis 20 ans. Plusieurs projets ont avorté.

La production de cannabis va se faire à l’intérieur, « dans des conditions super contrôlées ». Le maire de Desbiens dit vouloir terminer la mise aux normes de l’immeuble d’ici l’automne, pour ensuite demander un permis au gouvernement fédéral et commencer la production le printemps prochain.

« On a des gens qui parcourent des colloques à travers le monde pour regarder les meilleures initiatives, explique M. Martel. On travaille avec de jeunes promoteurs de la région et l’investissement est là. »

À terme, Desbiens aimerait avoir une usine de transformation du cannabis. « Je pense au chocolat aux bleuets, par exemple », dit le maire, qui n’exclut pas non plus de produire un jour une tourtière du Lac-Saint-Jean au cannabis.

Le gouvernement canadien n’a pas encore expliqué en détail comment il entend légaliser les produits alimentaires à base de cannabis.

L’initiative de Desbiens pourrait toutefois se heurter aux lenteurs de la bureaucratie. En date du 31 mars dernier, 614 demandes de permis de production étaient en attente dans les classeurs de Santé Canada.

Le gouvernement a depuis resserré le processus : aucune demande ne sera acceptée tant que le lieu de production ne sera pas conforme aux normes. C’est ce dont Desbiens entend s’assurer cet été.

Fraude alimentaire

Ottawa a intercepté pour 77 000 $ de miel frelaté l’an dernier

Votre miel provient-il entièrement du dur labeur des abeilles ? Près de 22 % des 240 échantillons analysés par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), l’an dernier, avaient été « coupés » avec un autre type de sucre. Le miel adultéré provenait uniquement de l’étranger, tandis que les échantillons canadiens étaient tous authentiques.

La fraude alimentaire est un phénomène qui préoccupe de plus en plus le gouvernement canadien, même si son ampleur demeure inconnue. Partout dans le monde, les experts s’entendent toutefois sur le fait que, puisqu’ils sont liquides, l’huile d’olive et le miel font partie des produits qui font le plus souvent l’objet de falsification.

« Avec l’huile d’olive, la crainte, c’est la présence non déclarée d’allergènes alors que dans le cas du miel frelaté, ce sont les dates de péremption », explique Sylvain Charlebois, professeur à l’Université Dalhousie et spécialiste de la question de la fraude alimentaire. « Le miel, c’est pratiquement un des seuls ingrédients que l’on a dans notre dépense que l’on peut garder pour longtemps. La majorité des gens acceptent que le miel, ça ne pourrit pas. Tu peux avoir une bouteille depuis deux ans, cinq ans, dix ans, ça se mange encore. Mais dès qu’on ajoute un ingrédient, cette règle-là ne s’applique plus et c’est là que ça peut devenir dangereux », précise-t-il.

Technique d’analyse novatrice

Le programme d’inspection ciblée de l’ACIA concernant le miel s’est déroulé entre juin et septembre 2018. Les échantillons provenaient du miel en vrac destiné à être transformé et du miel en bocal destiné à la vente aux consommateurs. Ils ont été prélevés chez des importateurs, des courtiers, des distributeurs, des mélangeurs, des classificateurs, des détaillants et des établissements de transformation.

Deux techniques ont été utilisées. La première, qui analyse les « rapports isotopiques stables », sert à détecter la présence de sucres de catégorie « C4 » comme la canne à sucre ou le sirop de maïs. La seconde utilise la technologie de la résonance magnétique nucléaire pour détecter les sucres classés dans la catégorie « C4 », mais également « C3 » comme le sirop de riz ou le sirop de sucre de betterave. Cette méthode scientifique est nouvelle et souvent citée par les experts comme étant très prometteuse pour contrer la fraude alimentaire. En revanche, la première technique est en mesure de déceler des concentrations de sucres étrangers plus faibles.

L’ACIA a empêché les lots de miel associés aux échantillons d’être vendus. Près de 12 800 kg de miel, d’une valeur de 76 758 $, ne se sont ainsi jamais retrouvés sur les tablettes.

52

Nombre d’échantillons (sur 240) qui ont échoué à l’un des tests ou aux deux

44

Nombre d’échantillons qui ont échoué au test de résonance magnétique nucléaire

16

Nombre d’échantillons qui ont échoué à l’analyse des rapports isotopiques stables

Comment se prémunir contre la fraude ?

Le président de la Fédération des apiculteurs du Québec, Stéphane Leclerc, s’est réjoui des résultats du programme d’inspection de l’ACIA. « Honnêtement, c’est une belle fierté. Que 100 % d’échantillons québécois qu’ils ont testés étaient propres, c’est magnifique ! », a-t-il déclaré lors d’une entrevue téléphonique.

Il considère qu’un miel falsifié à petit prix constitue une concurrence déloyale pour les apiculteurs d’ici, qui offrent un produit de qualité qui, même en excluant le phénomène de la fraude, répond à des normes de qualité plus élevées que dans bien des pays exportateurs de miel. « On est fiers au Québec de faire des produits de qualité. Mais tout cela, ça prend du temps, ça coûte de l’argent. »

L’une des façons de se prémunir contre la fraude alimentaire reste de se méfier des petits prix. Si l’affaire est trop belle pour être vraie, c’est peut-être l’œuvre de tricheurs. M. Leclerc indique qu’à moins de 9,99 $ le kilo en épicerie, le consommateur devrait se méfier.

Le miel et la fraude alimentaire au Canada en chiffres

24 millions

Somme allouée dans le dernier budget fédéral pour aider l’ACIA à s’attaquer au phénomène de la fraude alimentaire

92 millions

Quantité (en livres) de miel produite au Canada en 2017

188 millions

Valeur du miel produit au Canada en 2017

41 millions

Valeur des importations de miel en 2017

Source : ACIA

Double meurtre haineux

Le meurtrier nie toujours ses crimes 27 ans plus tard

Le meurtrier d’une mère arménienne et de sa fille de 2 ans clame toujours son innocence 27 ans après ces meurtres haineux « fondamentalement racistes ». En raison de son faible risque de récidive, le septuagénaire Denis Paulet a récemment obtenu une prolongation de sa semi-liberté par la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC).

Le meurtre sordide de Bercuhi Leylekoglu et de sa fille Taylin, le 26 mai 1992 à Brossard, avait choqué le public à l’époque. Les deux victimes avaient été ligotées et étranglées. Une croix gammée et le mot « Terminator » avaient été tracés par le meurtrier sur le mur de la chambre de la famille d’origine arménienne.

Ce crime raciste avait mystifié pendant des semaines les enquêteurs, qui croyaient avoir affaire à un groupuscule raciste. Ils ont finalement arrêté Denis Paulet et sa belle-mère Yvonne Allaire-Payette, des voisins des victimes. La femme avait fait le guet dans l’appartement pendant que son gendre assassinait la mère et la bambine. Ils s’étaient ensuite emparés de 4400 $ et avaient dessiné des croix gammées pour faire croire à l’implication d’un groupe raciste.

Denis Paulet, alors âgé de 46 ans, manifestait une haine des immigrants. Il avait déjà dit à sa complice devoir un jour « passer aux actes pour aider la société à se débarrasser des immigrants ». En le condamnant à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans en juin 1993, le juge Réjean Paul avait qualifié le crime de Denis Paulet du « plus crapuleux » de sa carrière.

Semi-liberté

Vingt-cinq ans plus tard, Denis Paulet n’est plus derrière les barreaux. L’homme de 72 ans réside en maison de transition depuis un an. Mais il nie toujours avoir commis ces crimes, malgré la preuve accablante.

« Selon votre version des faits, vous auriez perdu connaissance sur les lieux du crime et c’est à ce moment que votre complice aurait commis les meurtres. Selon vos dires, elle verbalisait régulièrement un discours hostile envers les immigrants et vous étiez sous son emprise », écrivent les commissaires du CLCC dans une décision récente.

La dernière évaluation psychologique, en juillet 2017, conclut que Denis Paulet a un faible risque de récidive violente. Toutefois, il affiche une « personnalité psychotique, qui peut décompenser et mener à des pertes de contact avec la réalité ». C’est d’ailleurs sa « désorganisation psychologique et son instabilité émotive » qui expliquent son passage à l’acte.

Comme son séjour en maison de transition se déroule bien depuis un an, les commissaires ont accepté de prolonger sa semi-liberté pour quelques mois en vue de sa libération conditionnelle totale. Les commissaires lui imposent toutefois de demeurer dans un « encadrement structuré » jusqu’à la fin de ses jours pour favoriser sa réinsertion sociale.

Mort d’Hélène Rowley Hotte

La famille Duceppe réclame 1,14 million

La famille Duceppe réclame 1,14 million à la résidence pour personnes âgées Lux Gouverneur Montréal pour la mort d’Hélène Rowley Hotte. La mère de l’ancien politicien Gilles Duceppe est morte le 20 janvier dernier d’hypothermie.

« Nos clients sont encore sous le choc de la perte de leur mère dans de pareilles circonstances. Les derniers instants de la vie de madame Rowley ont été ignobles, cette dernière ayant fait preuve d’une grande combativité en s’accrochant à la vie jusqu’au dernier souffle, puisant dans une force que peu de gens n’auraient eue », peut-on lire dans la mise en demeure envoyée par l’avocat de la famille, Marc-Antoine Cloutier.

Il cite le rapport de la coroner, MGéhane Kamel, pour dénoncer « une situation gravement négligente, voire d’une lourde faute ». 

« Ce décès aurait pu être évité si vous n’aviez pas fait preuve d’irresponsabilité, de négligence, d’incurie et d’insouciance, tel qu’il est mentionné dans le rapport de la coroner, Me Géhane Kamel, daté du 4 juin 2019 », est-il écrit.

Hélène Rowley Hotte, âgée de 93 ans, est sortie de la résidence pour personnes âgées après le déclenchement d’une alarme de fuite de monoxyde de carbone, en pleine tempête, peu avant 5 h. Il s’agissait d’une fausse alerte. Mme Rowley Hotte s’est retrouvée prise à l’extérieur, seule, sa carte d’accès ne lui permettant pas d’ouvrir la porte de secours verrouillée. La température ressentie était alors de – 35. Elle a été retrouvée près de sept heures plus tard, quelques minutes après sa mort, selon le rapport du coroner.

La mise en demeure reprend certaines mesures de prévention recommandées par la coroner, avançant que Mme Rowley serait toujours en vie si elles avaient été mises en place, notamment l’installation d’un interphone ou d’une sonnette aux portes des sorties d’urgence et un décompte des résidants après le déclenchement d’une alarme. La mise en demeure note aussi, parmi les gestes qui auraient dû être faits, l’inspection visuelle extérieure par un employé au moment où la porte de la sortie d’urgence a été « réarmée » et la vérification des images des caméras de surveillance par la réceptionniste après l’évacuation.

La famille exige dans sa mise en demeure que l’établissement s’engage publiquement à adopter l’ensemble des recommandations et des conclusions du rapport du coroner. On somme l’établissement de faire parvenir le chèque de 1 140 000 $ dans les 10 jours suivant la réception du document.

Cour suprême

Trudeau propose la nomination de Nicholas Kasirer

Le premier ministre Justin Trudeau propose de nommer le Québécois Nicholas Kasirer à la Cour suprême du Canada, à la suite du départ à la retraite du juge Clément Gascon. M. Kasirer a été nommé juge à la Cour d’appel du Québec en 2009, où il a siégé pendant 10 ans. Il avait auparavant occupé les fonctions de professeur de droit et de doyen de la faculté de droit à l’Université McGill pendant 20 ans. Dans un communiqué de presse, hier, le premier ministre a vanté « l’expertise remarquable » du juge Kasirer, qui « fera de lui un atout au sein du plus haut tribunal de notre pays ». Les membres du Comité permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes participeront à une audience spéciale le 25 juillet au sujet de cette nomination. Des membres du Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles et des représentants du Bloc québécois, du Parti vert et du Parti populaire du Canada seront également invités à cette séance de questions et réponses avec M. Kasirer.

— La Presse canadienne

Aéroport Montréal-Trudeau 

Une pénurie de contrôleurs a failli causer un accident

Des absences trop nombreuses parmi les contrôleurs aériens chargés de surveiller l’espace aérien près de Montréal-Trudeau ont contribué à ce que deux avions – dont une liaison Toronto-Montréal d’Air Transat avec 220 personnes à bord – se rapprochent à une distance non sécuritaire, il y a un an. C’est la conclusion d’un rapport du Bureau de la sécurité dans les transports (BST) rendu public hier. L’Airbus A310 de Transat et un petit Cessna privé se sont retrouvés « en deçà de 500 pieds verticalement et de 1,7 mille marin latéralement l’un de l’autre » au-dessus de la région de Lanaudière, a indiqué le BST. En termes techniques, on parle d’un « manque d’espacement ». Parmi les facteurs contributifs relevés par l’organisation fédérale : « 7 contrôleurs et 1 surveillant auraient dû être en service le soir de l’événement à l’étude. Toutefois, en raison d’absences, il y avait pénurie de contrôleurs à la sous-unité terminale de Montréal le soir de l’événement ; seuls 4 contrôleurs (sans compter le contrôleur stagiaire) et 1 surveillant de quart étaient initialement en service », écrit le BST. Jean Lapointe, expert en aviation civile, a qualifié ce genre de problèmes de « rarissime » en entrevue avec La Presse. Les avions n’étaient pas sur le point d’entrer en collision, a-t-il également souligné. 

— Philippe Teisceira Lessard, La Presse

Résidences pour personnes âgées

Québec bonifie son aide pour l’installation de gicleurs

Les propriétaires de résidences privées pour personnes âgées auront deux ans de plus que prévu pour installer des gicleurs dans leurs établissements. Ils auront droit aussi à un meilleur soutien financier du gouvernement pour exécuter les travaux. La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a dit hier, en conférence de presse, que le temps était venu de constater l’échec du programme mis en place en 2015 et de prendre les mesures nécessaires pour corriger le tir et accélérer la cadence. En cas d’incendie, près de la moitié des résidences privées pour personnes âgées ne sont toujours pas munies de gicleurs, malgré le règlement en ce sens adopté en 2015. Mme Blais a fait valoir que les inconvénients du programme mis en place par le gouvernement précédent, notamment sur le plan financier, étaient trop nombreux, certains propriétaires de résidences ayant préféré fermer leurs portes plutôt que de se conformer aux règles. Ce fut le cas de 549 petites résidences qui ont cessé leurs activités ces dernières années. Québec va donc faire passer de 3300 $ à 5000 $ le montant de la subvention versée par gicleur installé, une majoration évaluée au total à 30 millions qui fait grimper le coût du programme à 212 millions cette année.

— La Presse canadienne

Crime d'honneur à Granby

Les accusés mis en liberté

Le tribunal a accepté, hier, de remettre en liberté sous plusieurs conditions trois membres d’une famille de Granby accusés de harcèlement et de menaces de mort. Les infractions reprochées à Madjeh Halawleh, 39 ans, et à ses fils Rami et Yazn Aiesh, âgés de 20 ans et 18 ans, auraient été commises dans un contexte de « crime d’honneur ». Selon la preuve déposée lors de leur enquête sur mise en liberté, ils ont menacé et harcelé un homme qui a eu des relations sexuelles avec une femme de leur entourage et qui, malgré leur insistance, a refusé de l’épouser. Trois autres proches de cet homme auraient également subi les foudres des accusés. Évoquant l’affaire Shafia, la Couronne a aussi craint pour la sécurité de la jeune femme impliquée dans cette affaire. Le juge Serge Champoux, de la Cour du Québec, a accepté de relâcher les accusés contre la promesse qu’ils ne tenteront pas de communiquer avec le plaignant principal ni la jeune femme. Ils ont aussi dû verser une caution de 1000 $ chacun et remettre au greffe tous les documents d’identification de la femme, de crainte qu’elle soit mariée de force.

— Pascal Faucher, La Voix de l’Est

Élections fédérales

L’ex-ambassadeur John McCallum ouvre la porte à l’ingérence chinoise, dit Scheer

Le chef conservateur Andrew Scheer accuse l’ex-ambassadeur John McCallum d’avoir ouvert la porte à l’ingérence de Pékin dans la campagne électorale fédérale en disant qu’un changement de régime au Canada serait défavorable à la Chine. En entrevue au South China Morning Post, l’ancien chef de mission à Pékin a dit avoir prévenu certains de ses anciens contacts au ministère des Affaires étrangères de Chine que davantage de mesures punitives de Pékin mèneraient à une victoire conservatrice. « Tout ce qui pourrait s’ajouter de négatif contre le Canada aidera les conservateurs, [qui] sont beaucoup moins amicaux avec la Chine que les libéraux », a affirmé en entrevue celui qui a été congédié de son poste en janvier dernier par Justin Trudeau après s’être exprimé sur la cause d’extradition de Meng Wanzhou, dirigeante de Huawei arrêtée à Vancouver. La nouvelle sortie de l’ancien ministre libéral a choqué le leader de l’opposition. « Cette invitation à l’ingérence étrangère dans les élections canadiennes – à un régime qui se montre hostile aux intérêts du Canada – est absolument répréhensible », a déclaré Andrew Scheer par voie de communiqué, hier. — Mélanie Maquis, La Presse

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