Chronique

Gardez-vous du temps pour Garde du corps

Netflix propose trop souvent à ses abonnés des séries diluées ou étirées inutilement. Du genre : ne vous découragez pas, ça devient vraiment bon au septième épisode !

Vous ne pourrez jamais dire ça à propos de la minisérie britannique Garde du corps – Bodyguard en version originale –, offerte en français et en anglais sur Netflix. De la première à la dernière minute, c’est palpitant, sans temps mort, avec une paranoïa constante et des revirements imprévisibles. Six épisodes d’une heure ultra-compacts, super stressants. Merci, bonsoir.

Si vous aimez les téléséries comme 24, The Night Manager ou Homeland, Garde du corps vous comblera. Cela faisait longtemps qu’une émission de Netflix m’avait autant mis sur le gros nerf. Dans le bon sens du terme, bien sûr.

En septembre, Bodyguard a fracassé des records d’écoute sur la BBC. Depuis 2006, jamais une nouvelle série dramatique n’avait autant été suivie dans toute l’Angleterre. Garde du corps a été un méga phénomène télévisuel à la This is Us ou District 31 comme il s’en fabrique de moins en moins.

Comme vous l’avez assurément deviné (duh !), Garde du corps détaille la relation ambiguë entre un garde du corps (duh, encore !) et la ministre de l’Intérieur du gouvernement britannique, qui prône la ligne dure par rapport aux terroristes qui dissimulent des bombes un peu partout dans Londres.

Ce garde du corps, un vétéran de l’armée qui a servi en Afghanistan, s’appelle David Budd. Je n’ai pas reconnu tout de suite l’acteur écossais Richard Madden qui l’incarne avec brio. C’est le valeureux Robb Stark de Game of Thrones ! Une rumeur glisse aussi ce Richard Madden dans les vestons chics du prochain film de James Bond.

De retour à Garde du corps, le premier épisode s’ouvre sur une séquence de 20 minutes qui implique a) un train bondé, b) une bombe portée par une femme voilée et c) un niveau d’alerte élevé. Le dernier épisode se conclut avec une séquence angoissante qui implique a) une place publique bondée, b) une bombe portée par un homme blanc et c) un niveau d’alerte extrême.

Entre ces deux moments-clés, Garde du corps traverse une flopée d’évènements que je ne détaillerai pas, de crainte de gâcher votre écoute. Il est notamment question d’intenses luttes de pouvoir entre l’unité antiterroriste de la police, le ministère de la Défense et celui de l’Intérieur.

Ce thriller politique plante constamment un doute dans la tête du téléspectateur. Qui joue du côté des bons ? Qui complote avec les méchants ? D’un épisode à l’autre, votre opinion valsera.

Les deux personnages principaux restent les plus fascinants. Le garde du corps, papa de deux jeunes enfants, souffre d’un violent syndrome de stress post-traumatique. Et l’ambitieuse ministre de l’Intérieur pousse très fort pour augmenter de façon draconienne les pouvoirs de surveillance des agences gouvernementales, ce qui lui vaut des tonnes de menaces.

Vous aurez compris que Garde du corps m’a enchanté. Bonus : vous n’y entendrez pas une fameuse ballade sirupeuse chantée par Whitney Houston.

« PY » dans la ligne de mire de Radio-Canada

Radio-Canada développe plusieurs émissions destinées à l’animateur Pierre-Yves Lord, dont un nouveau jeu télévisé, me rapportent des espions bien informés.

Le but est de dénicher une place pour Pierre-Yves « PY » Lord dans la prochaine grille de Radio-Canada. Les patrons de la grande tour le voient dans leur soupe, me dit-on. L’animateur de Québec pourrait également se trouver un micro à la radio de Radio-Canada.

Hier soir, « PY » Lord a tourné l’émission pilote d’un autre projet télé destiné à Radio-Canada, dont le concept demeure vague. Il y est question d’histoires touchantes racontées par des personnalités connues ou des gens du public.

Bref, ça bouillonne pour lui. Une chose demeure certaine : Pierre-Yves Lord ne quittera pas la coanimation de Deux hommes en or à Télé-Québec avec le collègue Patrick Lagacé.

Parlant de nouveautés, la chanteuse Guylaine Tanguay enregistrera le mardi 20 novembre une émission spéciale de Noël destinée à TVA et mettant en vedette Ludovick Bourgeois, Maxime Landry, Renée Martel, Annie Villeneuve, Marc Hervieux et 2Frères.

Cette émission, comme le nouveau disque de Guylaine Tanguay, s’appelle Que les fêtes commencent !

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