Coupe du monde de soccer

Les grands absents

Parce que leur sélection respective ne s’est pas qualifiée ou parce qu’ils ont subi une blessure de dernière minute, plusieurs grands noms ne fouleront pas les terrains russes.

Un ancien vainqueur

Impossible d’oublier les pleurs du gardien Gianluigi Buffon, le 13 novembre dernier, après l’élimination de l’Italie face à la Suède lors des barrages. Ils étaient à la hauteur d’un traumatisme immense pour ce quadruple vainqueur de l’épreuve dont la dernière absence remontait à 1958. Au-delà des choix de l’ex-sélectionneur Giampiero Ventura, cette non-qualification a été l’occasion d’une analyse complète : des erreurs répétées de la Fédération à l’incorporation de la jeune génération en passant par la trop grande présence de joueurs étrangers en Serie A.

Des habitués

Troisièmes de la dernière Coupe du monde, les Pays-Bas traversent une longue crise d’identité. Absents de l’Euro 2016, ils ne participeront pas plus à ce Mondial russe. En plus du creux générationnel, les instances néerlandaises ont relevé une absence de « mentalité de vainqueur » au sein de la formation. Ailleurs, les États-Unis – éliminés après une défaite à Trinité-et-Tobago – n’avaient pas raté une phase finale depuis 1986, tandis que la Côte d’Ivoire et le Ghana restaient sur trois participations consécutives.

Des champions continentaux

Il ne fait pas bon dominer son continent. Vainqueur des deux dernières Copa América, le Chili a connu une très pénible campagne de qualifications, marquée par un éclatement du vestiaire. Conclusion ? Pas d’Arturo Vidal ou d’Alexis Sánchez au Mondial. Le champion d’Afrique, le Cameroun d’Ambroise Oyongo, n’a également pas validé son billet dans un groupe de qualifications très difficile. C’est la deuxième fois, depuis l’épopée de 1990, que les Lions indomptables manquent une phase finale.

Une question de passeport

Certains grands animateurs des championnats européens seront devant leur téléviseur ou sur l’une des plus belles plages du monde durant ce mois de juin. Tout ça en raison de la couleur de leur passeport ou parce que leur sélection n’a pas réussi à se qualifier. Pensons à Gareth Bale (pays de Galles), Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon), Jan Oblak (Slovénie), Miralem Pjanić et Edin Džeko (Bosnie), David Alaba (Autriche), Marek Hamsik (Slovaquie) ou Henrikh Mkhitaryan (Arménie).

Une retraite prématurée

Publiquement, Zlatan Ibrahimović avait indiqué qu’il pourrait sortir de sa retraite internationale pour disputer la Coupe du monde. Et puis non, le géant du Galaxy de Los Angeles ne sera finalement pas de la partie. « Ibrahimović a précédemment refusé de jouer pour l’équipe nationale, et il n’a pas changé d’avis », a écrit la Fédération suédoise sur les réseaux sociaux. Il fera tout de même un crochet par la Russie en raison d’obligations promotionnelles. De quoi lancer quelques déclarations-chocs.

Des éclopés

Plusieurs joueurs bien connus ont subi des blessures inopportunes dans les dernières semaines. Pensons au latéral brésilien Dani Alves, blessé lors de la finale de la Coupe de France. L’Argentine, de son côté, sera privée de son gardien titulaire Sergio Romero. Laurent Koscielny (France), Kamil Glik (Pologne) Alex Oxlade-Chamberlain (Angleterre), Danilo Pereira (Portugal) et Aleksandr Kokorin (Russie) seront aussi absents pour des raisons médicales.

Pas de Montréalais

Puisque Laurent Ciman (joker médical avec la Belgique) et Blerim Džemaili (Suisse) ne sont plus là et que le gardien Clément Diop n’a pas été retenu par le Sénégal, l’Impact ne perdra aucun joueur durant la compétition. Il doit aussi ce constat à l’absence de l’Algérie, qui, en 2014, avait pourtant atteint les huitièmes de finale. Saphir Taïder, l’un des leaders de cet Impact 2018, avait justement participé à l’aventure brésilienne.

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