Séjour d’études à l’étranger

Que se passe-t-il au retour ?

Plusieurs Québécois partent étudier à l'étranger avec des idées de grandeur. Certains espèrent vivre un séjour international qui changera leur vie, d'autres souhaitent se démarquer au moment de trouver un emploi. La Presse Affaires a interrogé deux anciens étudiants pour vérifier l'impact de leur expérience, quelques années après leur retour au pays.

JOCELYN CARON,
VICE-PRÉSIDENT D’INTANGIBLE GOUVERNANCE

École Nationale d’Administration Publique de France 

2009 à 2011

Même si j’avais déjà un bac et une maîtrise avant d’aller en France, la formation a bonifié mes méthodes et mes connaissances sur à peu près tout dans le domaine. Je me suis transformé en machine à analyser les situations en administration publique. Aussi, le fait d’être en contact avec d’autres cultures a fait évoluer mon regard sur moi-même et sur la société d’où je viens.

Le propriétaire d’Intangible connaissait la valeur de mon école, qui est la meilleure de la francophonie dans le domaine, et il a vite compris que je pouvais être un atout pour lui.

Mais pour la majorité des employeurs, mon expérience à l’international ne changeait rien. À moins d’aller dans une école hyper reconnue comme Harvard, Oxford ou Yale, l’acte d’étudier à l’étranger ne bonifie pas nécessairement une candidature au Québec. Dans toutes mes entrevues d’embauche, jamais on ne s’est intéressé à mes études en France.

MAXIM COLLINS,
CORRECTEUR CHEZ SDL INTERNATIONAL ET AUTEUR

Programme de lettres modernes à l’université d’Aix-Marseille en France

2005 et 2006

C’est grâce à cette formation que j’ai décidé du reste de mon avenir en rédaction moderne. Je croyais que je serais faible par rapport aux Français, puisqu’ils baignent dans la littérature de leurs ancêtres, mais force est de constater que ce fut tout le contraire. Je me suis découvert une force, un plaisir et un désir d’écrire en vivant en France. Aujourd’hui, je suis correcteur d’épreuves dans une des plus grosses boîtes de traduction mondiales.

Le fait d’avoir approfondi ma connaissance du français, d’avoir fréquenté une université française et une université anglaise (j’ai également fait une maîtrise à l’Université McGill) m’a apporté un énorme avantage sur mon C.V.

On pourrait aussi dire que cette aventure m’a aidé d’un côté plus artistique, car je suis également écrivain. Il est clair que l’influence de mon expérience en territoire français peut se lire à travers les romans que je publie encore aujourd’hui.

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