7 choses à savoir sur les examens du Ministère

Chaque année, les examens du Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec suscitent bien des questions de parents et d’élèves. Quelques renseignements utiles sur le sujet.

En quoi consistent-ils  ?

Les examens du Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) du Québec sont des outils de mesure importants pour évaluer la maîtrise de compétences par les élèves québécois. Ils servent à évaluer les apprentissages prévus au programme d’études dans certaines matières (lecture, écriture, mathématiques, etc.), à des moments-clés de la formation. Le Ministère détermine annuellement un certain nombre de matières pour lesquelles il prépare des épreuves. Les autres matières font l’objet d’une évaluation sous la responsabilité des établissements scolaires.

À qui s’adressent-ils ?

Les examens du Ministère comportent plusieurs épreuves. Les «  épreuves obligatoires  » ont lieu en 4e et 6e années du primaire, ainsi qu’en 2e secondaire. Elles concernent la lecture, l’écriture et les mathématiques. Les «  épreuves uniques  » s’adressent aux élèves de 4e et 5e secondaire. Elles visent les matières ciblées pour l’obtention du diplôme d’études secondaires. Celles-ci comprennent les mathématiques, l’écriture, l’anglais, la science et technologie et les applications technologiques et scientifiques. L’«  épreuve d’appoint  », qui a lieu en 4e secondaire, porte quant à elle sur l’Histoire du Québec et du Canada.

Qui prépare les questions ?

Les épreuves ministérielles sont rédigées par une équipe d’enseignants et de conseillers pédagogiques des secteurs francophone et anglophone. Un grand nombre de personnes contribuent ainsi chaque année à l’élaboration des épreuves que coordonne le Ministère. Pour chaque matière et pour chaque session d’examen, une nouvelle épreuve est rédigée. D’une session à une autre, le Ministère offre des examens comparables, mais différents.

Quand ont-ils lieu ?

Les examens du Ministère ont généralement lieu à la fin de l’année scolaire, soit en mai et juin. Des sessions d’examen s’avèrent également prévues à d’autres moments de l’année, notamment en janvier, en juillet et en août. Cela dit, les épreuves ministérielles ont lieu aux mêmes dates pour tous les élèves du Québec qui y sont admissibles. Cette mesure vise à préserver l’intégrité des épreuves, la justice et l’équité dans le traitement des résultats des élèves.

Les élèves ont-ils droit à des outils ?

Dans certaines épreuves spécifiques, les élèves peuvent avoir droit à certains outils. Par exemple : 

En mathématique : calculatrice (dans certaines situations précises), règle, équerre, compas, etc.

En français : dictionnaires et grammaire.

Toutefois, il s’avère généralement interdit d’utiliser un appareil électronique (téléphone, montre intelligente, etc.). Cela dit, le Ministère a accordé des dérogations qui permettent à certaines écoles d’utiliser l’iPad muni d’un dictionnaire électronique lors de certains examens. Des dérogations peuvent parfois être possibles pour des élèves ayant des besoins particuliers. Dans tous les cas, il importe de respecter le guide de l’épreuve et les règlements du Ministère. Les élèves qui contreviennent à ces règles s’exposent à ce que leur épreuve soit traitée comme du plagiat.

Par qui sont-ils corrigés ?

Selon l’épreuve, la correction est partagée entre le Ministère et les établissements scolaires suivant les modalités suivantes : 

Français, écriture, langue d’enseignement, de la 5e secondaire : correction centralisée au Ministère.

Mathématique de la 4e secondaire, science et technologie de la 4e secondaire et français, langue seconde, de la 5e secondaire : correction mixte partagée entre le Ministère (pour les questions à choix multiples) et les établissements scolaires (pour les questions à développement).

Les autres épreuves (l’anglais, langue seconde, de la 5e secondaire, par exemple) se trouvent corrigées, en totalité, par l’enseignant sur la base d’un guide de correction produit par le Ministère.

Comptent-ils pour un grand pourcentage  ?

Aujourd’hui, la réussite des examens du Ministère n’est plus une condition obligatoire pour obtenir son diplôme d’études secondaires. Cependant, les résultats à ces épreuves ont conservé un poids prépondérant, assurant ainsi la reconnaissance de la valeur du diplôme. En 4e et 6e années du primaire et en 2e secondaire, les épreuves obligatoires comptent pour 20 % du résultat final des élèves. En 4e et 5e secondaire, les épreuves uniques comptent pour 50 % de la note finale des élèves dans les matières dont la réussite est exigée pour l’obtention du diplôme d’études secondaires. Cela dit, en cas d’échec, les élèves peuvent s’inscrire à une reprise d’examen ministériel.

Source : Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec

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