L'effet Ferrandez

À voir et à lire les réactions à ce sujet depuis quelques jours, force est d’admettre qu’il n’avait pas tort de démissionner. La Ville de Montréal ne pourra pas continuer de ronronner comme si tout allait pour le mieux. Son coup d’éclat a mis le spot sur des solutions à notre portée qui autrement seraient restées dans le fond d’un classeur. Cela force déjà plusieurs personnes à se pencher sur ses propositions. C’est déjà mieux que la veille de son départ. Et je suis persuadée qu’il trouvera le moyen de continuer à se faire entendre. Les vrais courageux sont ceux qui défendent des idées impopulaires aujourd’hui, mais qui deviendront la norme dans l’avenir.

— Louise Gagné

L'avenir nous le dira

Seul l’avenir nous permettra de dire s’il a fait le bon choix. En effet, il déclare son impuissance de moyens pour la crise environnementale dans son poste actuel. Mais quel poste occupera-t-il prochainement pour obtenir les pouvoirs nécessaires permettant de résoudre les problèmes environnementaux ? J’ai de sérieuses craintes que le miracle ne viendra pas…

— Richard Beaudoin

La population s'adapterait

Je suis tout à fait d’accord avec les orientations de M. Ferrandez. Les villes hésitent alors que la population s’adapterait rapidement aux changements.

— Céline Larochelle

Un acte de frustration

Luc Ferrandez voudrait tout changer, tout d’un coup, tout de suite, à sa manière. Sa démission ne serait-elle pas plutôt un acte de frustration enfantine à la suite de l’échec du projet sur le mont Royal ?

— Alain Mongeau

Il nous manquera

Plusieurs mesures qu’il avance sont justifiées. Au-delà du style, M. Ferrandez va nous manquer comme politicien.

— Mahjoub El Hamakani

Vite oublié

Ne connaissant pas son plan d’action pour la suite, il est difficile de croire que c’est en se retirant qu’il fera avancer ses idées. Patience et travail d’équipe ne semblaient pas faire partie de ses valeurs. On aura vite fait de l’oublier.

— Michel Legros

Un homme de principes

M. Ferrandez est un homme intègre et un homme de principes. Il n’est pas le seul à penser que les humains se dirigent tout droit dans un mur sur le plan environnemental. L’action politique et le militantisme ne s’opposent pas. Je souhaite que nous continuions à entendre sa voix, quel que soit son choix.

— Sylvain Christin, Saint-Irénée

L'arrogance

Malheureusement, c’est l’attitude arrogante et condescendante de M. Ferrandez qui mène à sa perte. Comme Denis Coderre qu’il continue de critiquer. Avoir de bonnes idées, c’est facile, les mettre en œuvre et persuader nos collègues constituent le vrai défi. Le maire de mon arrondissement n’y est jamais arrivé.

— Vincent Gagné

On se souviendra de lui

Voilà une parole et un geste qui méritent notre respect. Son cri sur l’urgence d’agir doit nous faire prendre conscience de la nécessité et de l’obligation de modifier drastiquement notre mode de vie au quotidien, aussi petit que puisse être le geste. M. Ferrandez sera celui dont on se souviendra dans une décennie pour son appel public à reconnaître notre échec écologique et environnemental. Il devrait y avoir un Ferrandez dans chaque arrondissement de Montréal et dans chaque municipalité du Québec.

— Robert Delorme, Blainville

Une grande perte

Oui, je suis d’accord avec lui. C’est une grande perte pour Montréal. J’espère qu’il va se joindre à Dominic Champagne. Partout en Europe, on cesse de laisser entrer les voitures dans les grandes villes, pourquoi pas ici ? La population ne veut pas faire de sacrifices, ce qui est dommage. Revenez-nous, M. Ferrandez. C’est des gens comme vous qui font la différence.

— Claudine Mcintyre

L'impact des élus

Je suis convaincue que son discours avait plus d’impact comme élu. C’est beaucoup plus facile de parler fort et de blâmer les autres lorsqu’on est sans contrainte, mais pour des résultats concrets et à grande échelle, ce n’est sûrement pas le premier choix. Des élus comme M. Ferrandez sont essentiels dans nos administrations municipales et gouvernementales pour conscientiser la population, mais aussi leurs collègues, les autres élus, les décideurs ! Ce sont eux qui ont le pouvoir de changer les lois et les règlements. Vite rarement, mais bien et durablement, j’ose encore l’espérer. Toutefois cela exige évidemment des arguments, mais aussi travail en coulisses, écoute et patience…

— Monique Tremblay, Boucherville

Brassez-nous !

Oui, je suis d’accord avec son geste ! Et non, il n’aurait rien pu faire de plus en demeurant en politique active. Peu de partis politiques sont prêts à poser les gestes qui doivent être posés, très peu de citoyens sont prêts à faire les sacrifices qui doivent être faits. Nous fonçons collectivement dans le mur des changements climatiques à la vitesse grand V, assis confortablement dans nos VUS surdimensionnés. On est là à s’obstiner sur la couleur des rideaux pendant que la maison brûle. Et ça devient lassant à la longue. Revenez souvent nous brasser, M. Ferrandez !

— Bertrand Barbeau

Manque de loyauté

Je ne suis pas d’accord avec sa démission. On l’a élu comme maire du Plateau, pas comme ministre de l’Environnement ! C’est un manque de respect envers les électeurs du Plateau qui l’ont élu avec une plus grande majorité à chaque élection. Un vrai manque de loyauté. Je suis vraiment déçu.

— Pierre Poulin

Visionnaire davantage que politicien

M. Ferrandez est un visionnaire et un idéaliste. Il aime réaliser ses idées et ses projets. Il en a d’ailleurs réalisé plusieurs. Nombreux furent ses détracteurs, mais la majorité des citoyens du Plateau l’appréciaient et le réélisaient. Dans la grosse machine municipale, il ne sentait probablement plus qu’il pouvait réellement changer les choses. Ses aptitudes politiques n’étant pas très grandes, ce n’est plus là qu’il devait se réaliser. Donc, je le comprends et je crois qu’il a bien fait. Tiens ! Le poste de président chez Équiterre est vacant…

— Denis Michaud, Candiac

À l'étroit à Montréal

Avec sa vision et ses idées (dont plusieurs sont bonnes) sur la protection de l’environnement, Luc Ferrandez était effectivement à l’étroit au niveau municipal. Malgré le fait que Montréal soit une grande ville, il doit s’approcher plus près des gouvernances et législations provinciales ou fédérales, là où les décisions sur le climat ont le plus de chances d’être prises. 

— Pierre Prud’homme

Le plus courageux

J’ai longtemps été contre les politiques de M. Ferrandez, mais depuis deux ans, je dois avouer qu’il a raison et sa démission est une lourde perte pour Montréal. La mairesse goûte au pouvoir et l’immobilisme est de retour. On peut déjà voir dans ses comportements quotidiens qu’elle est plus préoccupée par sa réélection que par l’environnement. M. Ferrandez est courageux, probablement le plus courageux des politiciens que nous ayons eu depuis plusieurs années.

— Yves Lalonde

Des changements radicaux sont nécessaires

Je suis totalement en accord avec M. Ferrandez sur l’urgence et l’importance des changements profonds et radicaux nécessaires pour permettre la poursuite de la vie sur Terre.

Ces changements impliquent de revoir les fondements de notre système économique basé sur la croissance. Le modèle de croissance illimitée se heurte à un fait incontournable : la planète a des ressources limitées.

Quant à la décision de M. Ferrandez, je suis également d’accord avec lui. Certains changements ne peuvent s’opérer à l’intérieur des cadres réguliers démocratiques de la société. Pensons à l’apartheid en Afrique du Sud : Nelson Mandela a été « criminel » avant d’être lauréat du prix Nobel.

Les limites de l’approche se situent toutefois dans le consensus mondial nécessaire à l’atteinte de l’objectif, une action limitée géographiquement, bien que nécessaire, ne sera pas suffisante. Souhaitons-nous bonne chance pour l’avenir de nos enfants.

— Jean-Paul Morin

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