Venezuela

10 milliards

Les États-Unis et différents pays, dont la France, s’efforcent de constituer un fonds d’aide de dix milliards de dollars qui serait à disposition des futures autorités vénézuéliennes pour relancer le commerce, a indiqué hier le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin. 

— Agence France-Presse

Enquête russe

Trump remet en cause l’accès des démocrates au rapport complet

Donald Trump a semblé remettre en cause hier l’accès des démocrates du Congrès au rapport complet du procureur Robert Mueller sur l’enquête russe, qui devrait être publié dans quelques jours, revenant, en partie, sur ses déclarations antérieures. Les investigations de M. Mueller, qui portaient notamment sur une possible collusion entre Moscou et la campagne Trump, se sont achevées le mois dernier, après 22 mois d’enquête. Selon le procureur général Bill Barr, qui en a fait un résumé, ce rapport exonère le président de tous les soupçons de collusion. « Pourquoi les démocrates de la gauche radicale au Congrès auraient-ils le droit de recommencer et d’examiner le rapport Mueller “pas de collusion” à 35 000 000 $ (en deux ans), quand le crime commis l’a été par Hillary [Clinton] la corrompue, le DNC [Comité national démocrate] et les policiers corrompus ? », s’est interrogé le président des États-Unis sur Twitter. « Le procureur général Barr prendra la décision ! », a poursuivi M. Trump. Fin mars, après la publication du résumé du rapport, Donald Trump avait pourtant estimé ne voir « aucun problème » à la publication du rapport complet.

— Agence France-Presse

Déclarations de revenus de Donald Trump

L’administration s’efforcera de répondre dans les délais

L’administration Trump s’efforcera de répondre dans les délais imposés par les démocrates pour que soient produites les déclarations de revenus de Donald Trump, a indiqué hier le secrétaire américain au Trésor, sans toutefois s’engager sur le fond en raison de contraintes légales. « Je suis sûr que nous répondrons d’ici cette échéance », a déclaré Steven Mnuchin, tout en soulignant qu’il ne « [pouvait s’engager] prématurément sur leur capacité à conclure l’examen légal d’ici cette échéance ». Le président démocrate d’une commission parlementaire a demandé hier à l’administration fiscale américaine de produire les déclarations de revenus du président des États-Unis le 23 avril au plus tard, après de longues tergiversations. Dans une lettre adressée à l’Internal Revenue Service, Richard Neal, président de la commission des voies et moyens (ways and means), qui supervise notamment les questions fiscales, met en garde les services fiscaux américains. M. Trump est le premier président américain depuis Richard Nixon à refuser de divulguer sa situation fiscale. — Agence France-Presse

mouvement des gilets jaunes

Nouvelles manifestations avant les annonces de Macron

Quelques milliers de gilets jaunes ont de nouveau manifesté hier en France pour le 22e samedi consécutif, indifférents aux prochaines annonces du président français, Emmanuel Macron, censées mettre un terme à une crise sociale qui dure depuis près de cinq mois. Le recul de la mobilisation observé la semaine dernière semblait se confirmer, notamment à Paris avec un cortège clairsemé. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, que contestent fréquemment les gilets jaunes, les manifestations ont rassemblé 31 000 personnes en France, dont 5000 à Paris. La semaine dernière, « l’acte 21 » avait rassemblé 22 300 personnes dans les rues, selon le ministère, soit le plus faible nombre officiel depuis novembre. Sur la page Facebook du Nombre jaune, les gilets jaunes revendiquaient bien plus du triple. Après plus de deux mois de consultation nationale, le chef de l’État doit annoncer des mesures « puissantes » et « massives », selon l’exécutif, pour tenter d’apaiser le mouvement social, né à l’origine d’un ras-le-bol fiscal. La présidence n’a dévoilé ni la date exacte ni le format de cette prise de parole. — Agence France-Presse

Soudan

Le nouvel homme fort promet la rupture avec le régime Béchir

Le nouvel homme fort du Soudan a promis hier d’« éliminer les racines » du régime d’Omar el-Béchir et annoncé une série de mesures en guise de concessions aux manifestants, alors qu’il est pressé de passer la main au plus vite à un pouvoir civil.

Abdel Fattah al-Burhane, nommé vendredi à la tête du Conseil militaire chargé de la transition au lendemain du renversement du président Béchir, a promis « de lutter contre la corruption et d’éliminer les racines » du régime dans un discours à la nation retransmis à la télévision d’État.

Il a en outre annoncé la levée du couvre-feu – imposé jeudi –, la libération de tous les manifestants arrêtés au cours des dernières semaines et s’est également engagé à faire juger les personnes ayant tué des protestataires.

Plusieurs dizaines de personnes sont mortes depuis le début, en décembre, du mouvement de contestation, né du triplement du prix du pain et qui a ensuite réclamé le départ de Béchir, au pouvoir depuis trois décennies.

Autre annonce faite plus tôt par le Conseil militaire en vue d’afficher sa bonne volonté face aux manifestants : la démission de Salah Gosh, chef du puissant service de renseignement soudanais NISS.

M. Gosh, qui avait repris la main sur le NISS en 2018 après une première décennie à la tête du renseignement jusqu’en 2009, avait supervisé ces quatre derniers mois la répression du mouvement de contestation populaire.

Lié à des « atrocités » dans la région du Darfour selon Washington, Awad Ibn Ouf a donc été remplacé par Abdel Fattah al-Burhane, un inspecteur général des forces armées respecté en interne, mais inconnu du grand public.

Par ses annonces d’hier, le général Burhane entend visiblement montrer qu’il ne fait pas partie de la vieille garde et qu’il s’engage à mener des réformes.

Foule mobilisée

En dépit de ce développement, la foule est restée mobilisée hier devant le quartier général de l’armée.

Fer de lance de la contestation, l’Association des professionnels soudanais (SPA) a salué le départ de M. Ibn Ouf, mais a demandé que le général Burhane transfère rapidement « les pouvoirs du Conseil militaire à un gouvernement de transition civil ».

« Si ça n’arrive pas, nous continuerons notre sit-in devant le QG de l’armée et dans d’autres villes », indique SPA dans un communiqué.

Plus tôt dans la journée, des manifestants échangeaient avec les militaires ou s’affairaient à nettoyer les lieux, à préparer à manger, à boire du thé ou du café, après une septième nuit d’affilée sur place.

— Agence France-Presse

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