Commerce de détail

Canadian Tire amène Petco au Canada

Affirmant que 65 % de ses clients possèdent un animal de compagnie, Canadian Tire annonce qu’elle vendra de la nourriture, des gâteries et des accessoires pour chiens et chats de la marque américaine Petco.

Selon le détaillant, il s’agit d’une « entrée dans la catégorie des animaux de compagnie haut de gamme ».

Canadian Tire vend déjà de la nourriture pour animaux Iams, Purina, César, Whiskas et Pedigree, entre autres.

Il n’a pas été possible de savoir avec certitude si les produits Petco s’ajouteront simplement à l’offre actuelle ou la remplaceront en partie. Mais la porte-parole Cindy Hoffman nous a précisé par courriel que « les familles canadiennes recherchent une sélection encore plus grande » de produits pour animaux.

Dans quelques jours, la marque WholeHearted de Petco sera offerte en ligne et en magasin. D’autres produits de Petco seront offerts à compter de septembre, a-t-elle ajouté.

Canadian Tire n’a pas précisé si elle avait l’intention ou non d’ouvrir des magasins Petco au pays et si l’entente le lui permettait. Selon Mme Hoffman, la « priorité de Canadian Tire est d’étendre sa portée dans la catégorie d’aliments et d’accessoires pour les animaux de compagnie dans les magasins Canadian Tire à travers le pays ».

Qui est Petco ?

Établi à San Diego, Petco est un géant spécialisé dans les produits pour animaux comptant plus de 1500 magasins aux États-Unis et au Mexique.

L’entreprise appartient au fonds privé CVC Capital Partners (Luxembourg) ainsi qu’à l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada.

Canadian Tire croit qu’elle renforcera « la crédibilité de [sa] gamme de produits pour animaux de compagnie » en s’y associant.

« L’expertise approfondie de Petco dans le domaine des produits pour animaux de compagnie, combinée à la portée étendue de Canadian Tire dans ce marché florissant, est une combinaison puissante », a déclaré Greg Hicks, président, Groupe détail Canadian Tire.

Au Canada, 57 % des ménages ont des animaux de compagnie.

Commerce de détail

100 postes à pourvoir pour Sportium à Kirkland

La chaîne québécoise de magasins de sport Sportium organise un blitz de recrutement aujourd’hui et demain en vue de l’ouverture de son quatrième magasin, à Kirkland, en novembre prochain. Le grand magasin sera situé au 16904, route Transcanadienne, en façade de l’A40. Une centaine de postes sont à pourvoir, temps plein et temps partiel confondus, à la caisse, au service à la clientèle et dans les différents rayons du magasin. L’activité se déroule aujourd’hui et demain, de 10 h à 19 h, au 16791, boulevard Hymus, dans l’Ouest-de-l’Île. Sportium appartient au groupe SAIL plein air, dont l’un des actionnaires est le Fonds de solidarité FTQ. Ses trois autres magasins sont à Québec, Laval et Longueuil. — La Presse

Immobilier résidentiel

Les baby-boomers encore très influents dans le marché

Les baby-boomers au Canada continueront d’influencer de façon significative l’immobilier résidentiel dans les prochaines années, selon une analyse de la firme de courtage Royal LePage publiée hier.

« Il ne faut pas sous-estimer l’influence des baby-boomers dans le marché immobilier au cours des années à venir. Cette génération née entre 1946 et 1964 est la plus nantie de l’histoire du Canada. Et 1,4 million d’entre eux ont l’intention de vendre leurs biens immobiliers pour s’en procurer d’autres d’ici 2023 », selon Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage.

« Et même si ces consommateurs plus âgés feront s’accroître la concurrence pour les appartements en copropriété en particulier, ils n’investiront pas que dans ce type de propriétés. Les plus petites villes et les marchés récréatifs attireront plus les baby-boomers que les grandes villes. »

Au Québec, un peu moins de baby-boomers qu’ailleurs au Canada ont l’intention de déménager au cours des prochaines années. N’empêche, constate la firme de courtage immobilier, un peu plus du quart (27 %) des baby-boomers québécois prévoient « opter pour une résidence plus petite » lors de leur retraite, et 16 % envisagent ce changement lorsque leurs enfants auront quitté le domicile familial.

commerce international

Le Canada pourrait aisément remplacer le pétrole saoudien, estime une experte

CALGARY — Le Canada pourrait facilement remplacer les importations de pétrole en provenance de l’Arabie saoudite si les relations avec le royaume du Moyen-Orient se détérioraient au point d’interrompre le commerce du brut, estime une économiste spécialisée dans les questions énergétiques.

Judith Dwarkin, économiste en chef de RS Energy Group, à Calgary, note que les raffineries de l’est du Canada importent entre 75 000 et 80 000 barils de pétrole brut saoudien par jour.

Selon elle, cela représente moins de 10 % des importations totales et équivaut à une « goutte d’eau dans l’océan » par rapport aux États-Unis, qui sont responsables des deux tiers des importations et pourraient facilement couvrir la part de l’Arabie saoudite grâce à leur production pétrolière croissante.

3,5 millions

Nombre de barils de pétrole qu’exporte le Canada par jour, principalement vers les États-Unis

Selon le Service des délégués commerciaux du Canada, le Canada a exporté pour 1,45 milliard de produits vers l’Arabie saoudite en 2017, dont environ la moitié dans la catégorie des véhicules et de l’équipement, soit 760 millions.

Le bureau fédéral indique que le Canada a importé pour 2,6 milliards de produits de l’Arabie saoudite, dont 2,5 milliards pour la production de minéraux.

« Les Saoudiens, s’ils choisissent de fournir moins au Canada, détourneraient ces barils, probablement vers la Chine, et les barils américains qui auraient été destinés à la Chine, mais ne sont pas concurrentiels en raison des tarifs chinois, seraient dirigés au Canada », a expliqué Mme Dwarkin.

Washington taxera 50 milliards US de produits chinois

Les États-Unis vont appliquer à partir du 23 août des droits de douane de 25 % sur un total de 50 milliards US de produits chinois, a annoncé hier en fin de journée le représentant américain au Commerce.

Washington appliquait déjà ces droits de douane supplémentaires depuis le 6 juillet sur 34 milliards US d’importations chinoises. Désormais, ce sont des produits d’une valeur de 16 milliards US supplémentaires qui sont visés.

Quelque 279 produits sont concernés, précise le Ministère dans un communiqué, affirmant répondre « aux pratiques commerciales déloyales de la Chine telles que les transferts forcés de technologies et de droits de propriété intellectuelle ».

Une liste sera publiée au journal officiel rapidement, précise le communiqué.

L’administration Trump accuse Pékin de « priver les entreprises américaines de la capacité d’exploiter des licences », dit le Ministère. Elle dénonce aussi « des intrusions cybernétiques dans les réseaux d’ordinateurs commerciaux américains pour gagner un accès non autorisé à des informations commerciales importantes ».

Cette annonce d’une tranche supplémentaire de 16 milliards US de produits taxés à 25 % n’est pas une surprise. Dès juin, la Maison-Blanche s’était engagée à mettre en place ces mesures punitives contre la Chine dans le conflit commercial ouvert qui l’oppose à Pékin afin de réduire le déficit commercial abyssal des États-Unis vis-à-vis de ce pays.

Le conflit a éclaté à la fin de mars, lorsque Washington a infligé des tarifs douaniers supplémentaires de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium chinois. Puis, le 6 juillet, une première tranche de surtaxes douanières sur 34 milliards US d’importations chinoises a été ciblée.

Pékin a répliqué en taxant le même montant d’importations en provenance des États-Unis.

Au début d’août, la Maison-Blanche est allée plus loin : le représentant américain au commerce (USTR), Robert Lighthizer, a indiqué que les États-Unis envisageaient de taxer encore davantage les marchandises chinoises.

« Cette semaine, le président [Donald Trump] m’a chargé de considérer la possibilité d’accroître les tarifs douaniers de 10 % à 25 % » sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises, a-t-il affirmé le 1er août dernier.

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