HOCKEY JUNIOR

La saison de la LHJMQ en cinq questions

La nouvelle saison de la LHJMQ s’amorce ce soir alors que les champions en titre, les Huskies de Rouyn-Noranda, reçoivent l’Armada de Blainville-Boisbriand. Tour d’horizon de ce qui nous attend au cours des prochains mois.

1.

QUI METTRA LA MAIN SUR LA COUPE DU PRÉSIDENT ?

Les Cataractes de Shawinigan partent avec une longueur d’avance, eux qui ont atteint la grande finale de la LHJMQ l’an dernier avec un noyau dur de joueurs élites âgés de 17 et 18 ans. Tous ces éléments arrivent donc à maturité cette saison et avec l’expérience acquise l’an dernier, les hommes de Claude Bouchard seront difficiles à vaincre. Leurs principaux rivaux sont établis à Saint John, sous les ordres de Danny Flynn. Cette équipe a autant de talent à sa disposition que les Cataractes, mais elle a moins bien joué bonnes performances depuis deux ans. Cataractes et Sea Dogs ont un autre point commun : leur talon d’Achille semble se trouver entre les poteaux. Derrière les Cataractes et les Sea Dogs, les Olympiques de Gatineau et l’Armada de Blainville-Boisbriand seront de farouches adversaires.

2.

QUEL JOUEUR REMPORTERA LE TITRE DES MARQUEURS ?

Conor Garland passe chez les pros, son trône des deux dernières saisons est donc à l’enjeu. Vitalii Abramov est le plus sérieux candidat, lui qui a terminé la dernière campagne au cinquième rang, avec 93 points en 63 matchs à son année recrue. Des gars comme Anthony Beauvillier et Nicolas Roy sont certainement en mesure de lui offrir une chaude lutte, mais voilà deux gars qui sont sur le radar d’Équipe Canada junior, et qui devraient donc rater plusieurs semaines du calendrier s’ils connaissent un début de saison à la hauteur des attentes. Si jamais Alexis D’Aoust revient des rangs professionnels, il sera assurément lui aussi parmi les prétendants. L’an dernier, à 19 ans, D’Aoust avait terminé au quatrième rang, cinq points devant Abramov.

3.

QUELLE ÉQUIPE POURRAIT ÊTRE SURPRENANTE ?

Attention… aux champions en titre ! Les pertes sont énormes chez les Huskies de Rouyn-Noranda, avec les départs des Perron, Meier, Greer, Brouillard, Caron et Marchand. Mais Gilles Bouchard pourra néanmoins compter sur une défense de grande qualité. Et cette équipe s’est démarquée l’an dernier par son éthique de travail. Si les Huskies arrivent à marquer leur part de buts, ils seront tannants ! Mention également aux Saguenéens de Chicoutimi, qui alignent une vedette à chacune des positions-clés avec Nicolas Roy au centre, Frédéric Allard en défense et Julio Billia entre les poteaux. La logique propose à Yannick Jean de monnayer ces joueurs à la prochaine période de transactions, mais à Chicoutimi, les fans ont soif de victoires. Et au sein de la division la plus faible du plateau, le deuxième rang est accessible. Ne soyez pas surpris si les Saguenéens se rangent dans le camp des acheteurs dans quelques semaines !

4.

QUELLE ÉQUIPE POURRAIT ÊTRE DÉCEVANTE ?

Il y a beaucoup d’attentes envers les Tigres, les fans n’ont pas été tellement gâtés à Victoriaville ces dernières années. Une série d’événements a toutefois mené à une refonte complète de l’état-major de l’équipe au cours de l’été. Deux fois plutôt qu’une ! Dans ce contexte, il est facile de croire que ça va prendre un peu de temps avant que cette équipe se stabilise. Le nouveau pilote, Louis Robitaille, arrive en poste avec une attaque explosive, mais une défense bien ordinaire et un gros point d’interrogation devant le filet… C’est un cocktail qui peut rapidement devenir explosif pour une équipe qui doit composer avec la pression de grimper au classement.

5.

QUEL ENTRAÎNEUR POURRAIT ÊTRE CONGÉDIÉ ?

Le Titan d’Acadie-Bathurst a besoin de replacer sa barque du bon bord, et ça presse. Sylvain Couturier a publiquement déclaré s’attendre à une fiche au-dessus de ,500, ce qui ne s’est pas vu depuis 2011-2012. En cas de mauvais départ, Mario Pouliot sentira la pression s’accentuer. Il sera intéressant aussi de suivre le dossier de Mario Durocher à Val-d’Or, qui a un nouveau patron hockey après avoir lui-même délaissé le poste de directeur général. Les Foreurs ont sombré beaucoup plus rapidement que ce qui était anticipé le printemps passé.

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