INCUBATEURS D’ENTREPRISES

Six entreprises qui voient grand

Elles sont tous animées par l’ambition de mener à bien leur projet. Voici six entreprises dans des domaines très variés qui ont séjourné, ou qui résident encore, dans un incubateur québécois.

Heddoko a su profiter de tous les outils

Heddoko sort à peine des locaux de District 3, l’incubateur de l’Université Concordia. La PME de 16 employés a conçu un vêtement doté de capteurs biomécaniques pour étudier les mouvements de celui qui le porte. L’outil pourrait non seulement améliorer la technique des athlètes, mais aussi celle de travailleurs manuels afin de leur éviter un accident de travail. « Le passage à l’incubateur a été indispensable, explique Alexandre Fainberg. On a pu compter sur des stagiaires universitaires, mais surtout sur du mentorat technique et d’affaires. Comme entrepreneur, on est souvent bon dans notre domaine, mais on n’a pas toutes les connaissances qu’il faut pour commercialiser un produit. »

Mecademic livre ses premiers robots

Mecademic est au nombre de ces entreprises nées à l’université. Après un séjour à l’École de technologie supérieure (ETS), Jonathan Coulombe a fondé cette entreprise en compagnie du chercheur Ilian Bonev. Leur objectif : concevoir un robot industriel compact. Et ça a fonctionné. L’entreprise vient de livrer ses quatre premières unités commerciales, le fruit d’un travail de trois ans au sein de Centech, l’incubateur d’entreprises de l’ETS. « On a eu accès ici à tous les outils d’usinage nécessaires à la fabrication de notre robot de A à Z, explique le jeune entrepreneur, qui a aussi profité de l’appui de professionnels en finance pour mener à bien son projet.

Dernière année d’incubation pour LYKO

Éric L’Heureux n’avait qu’un plan de son produit dans l’ordinateur lorsqu’il a cofondé LYKO avec deux collègues en 2012, et s'est joint à l’incubateur de Drummondville. La PME a fabriqué jusqu’à ce jour une soixantaine d’unités d’énergie autonomes et mobiles, des génératrices qui s’appuient sur les énergies éolienne et solaire pour alimenter par grand froid les piles conçues par l’entreprise. Pareille technologie a nécessité des investissements importants, rendus possibles par le faible coût de location des locaux de l’incubateur, selon son cofondateur. Après deux déménagements au sein du même site afin d’appuyer sa croissance, LYKO entamera bientôt sa dernière année dans l’incubateur.

Thirdshelf vole de ses propres ailes

Thirdshelf a conçu une plateforme de fidélisation de la clientèle pour les commerçants indépendants. « Elle analyse le comportement en ligne des consommateurs et nous permet de personnaliser le marketing automatiquement », explique Antoine Azar, cofondateur de cette entreprise. Après trois années passées à l’incubateur du Centre d’entreprises et d’innovation de Montréal (CEIM), la PME de 15 employés vole aujourd’hui de ses propres ailes. Selon Antoine Azar, le passage au CEIM a été central dans ce succès. « C’est là qu’on a pu valider notre modèle d’affaires et avoir accès à différents experts à l’interne, explique l’entrepreneur. Leur réseau a aussi beaucoup de valeur et nous a permis de franchir chaque étape avec succès. »

Première création pour Bishop Games

C’est un concours qui a permis à Benoît Archer et à deux collègues de mettre le pied au CAMP de Québec. Au prix en argent s’ajoutait un séjour d’un an dans cet incubateur accélérateur d’entreprises technologiques. Les trois hommes férus de jeux vidéo en ont profité pour concevoir le jeu Lighfall, première création de leur entreprise, Bishop Games. « L’encadrement auquel on a eu droit nous a vraiment catapultés, explique Benoît Archer. On voit déjà la différence. » En plus de baigner dans un environnement de jeunes entrepreneurs, le trio a profité de conférences, d’ateliers et d’activités de mentorat. Ubisoft les a aussi aidés à bâtir leur plan de commercialisation.

Légumes bios en incubateur pour Jardin du Quartier

On ne couve pas que des entreprises technologiques dans les incubateurs du Québec. Certains ont même des vocations de niche. C’est le cas du Centre d’initiatives en agriculture de la région de Coaticook (CIARC), spécialisé en agriculture biologique. C’est là que Serge Proulx, fondateur du Jardin du Quartier, est allé fourbir ses outils de jardinier. L’incubateur lui fournit deux acres de terres cultivables, en plus de tout l’attirail nécessaire à pareille entreprise. « Se lancer en production maraîchère, ça demande au départ beaucoup d’argent, explique l’entrepreneur. L’incubateur allège cette pression financière et nous permet de valider notre modèle d’affaires. »

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