Venezuela

« Le 23 février, ce sera le jour où l’aide humanitaire entrera au Venezuela. »

— L’opposant vénézuélien Juan Guaidó, citant la date anniversaire de son premier mois en tant que président par intérim comme la journée où l’aide bloquée aux frontières du pays pourra entrer.  Il a demandé aux quelque 250 000 volontaires inscrits pour participer à l’acheminement de l’aide stockée à la frontière de se tenir prêts pour « former des caravanes ». (AFP)

Russie

Vers un internet indépendant des serveurs étrangers

La Russie a lancé hier le processus visant à se doter d’un « internet souverain » capable de fonctionner de manière indépendante en cas de coupure du pays des grands serveurs mondiaux, mais aussi à accroître encore son contrôle du réseau. Les autorités n’ont cessé ces dernières années de serrer la vis à l’internet russe, bloquant des contenus et des sites liés à l’opposition, mais aussi des services qui refusaient de coopérer avec elles tels que la plateforme vidéo Dailymotion, le réseau social LinkedIn et la messagerie Telegram. Alors que certaines voix ont dit craindre un internet « à la chinoise », sous contrôle des autorités, les promoteurs du projet le présentent comme la réponse russe aux menaces croissantes pesant sur le cyberespace. Le projet de loi comporte ainsi une série de mesures visant à garantir le fonctionnement du segment russe de l’internet et à le protéger d’éventuelles cyberattaques. — Agence France-Presse

Brexit

May demande « du temps » pour obtenir un accord modifié

La première ministre britannique Theresa May a souligné hier devant les députés qu’elle avait « besoin de temps » pour discuter avec l’Union européenne (UE) de modifications à l’accord de Brexit conclu avec Bruxelles qui puissent satisfaire son Parlement, prolongeant ainsi l’incertitude sur les modalités du divorce. Depuis le rejet massif de cet accord de retrait par les députés en janvier, la dirigeante conservatrice tente de rouvrir les négociations avec Bruxelles pour élaborer une nouvelle version du texte, mais se heurte au refus européen, tandis que la date du Brexit, prévu le 29 mars, se rapproche dangereusement. « Après nous être mis d’accord avec l’UE sur des discussions supplémentaires, nous avons à présent besoin de temps pour achever ce processus », a-t-elle affirmé. « Dès que nous aurons réalisé les progrès nécessaires, nous proposerons un nouveau vote » sur l’accord de retrait à l’agenda, a-t-elle assuré, sans donner de date. — Agence France-Presse

France

La communauté juive appelle à « un sursaut national »

La communauté juive en France a appelé à « un sursaut national » après la forte hausse du nombre d’actes antisémites en 2018 dans ce pays et un week-end marqué par plusieurs cas de vandalisme, unanimement condamnés par la classe politique. L’image de Simone Veil – une figure de la vie politique française et européenne, déportée à 15 ans dans le camp de concentration d’Auschwitz – a ainsi été barrée d’une croix gammée, un tag « Juden » (Juifs en allemand) a été tracé sur la vitrine d’un restaurant parisien et un arbre à la mémoire d’Ilan Halimi a été coupé. Ce jeune Juif – il était âgé de 23 ans – était mort après avoir été séquestré et torturé pendant plusieurs semaines en 2006 en banlieue parisienne. Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Francis Kalifat, a exhorté à « un sursaut national », déplorant, auprès de l’AFP, la « libération et la banalisation de la haine antijuive ». Joël Mergui, le président du Consistoire israélite de France, a quant à lui évoqué « un climat où la désinhibition des haines est de plus en plus patente ». — Agence France-Presse

Espagne

Début du procès des leaders indépendantistes catalans

Douze dirigeants indépendantistes catalans se sont assis hier sur le banc des accusés à l’ouverture de leur procès à Madrid pour la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017, alors que la question catalane domine toujours le programme politique en Espagne.

Le procès devant la Cour suprême doit durer environ trois mois. Le verdict ne devrait pas être rendu avant juillet. Des centaines de personnes vont y témoigner, dont l’ancien chef de gouvernement conservateur Mariano Rajoy.

« C’est le procès le plus important que nous ayons organisé [depuis le rétablissement de la] démocratie », après la mort du dictateur Francisco Franco en 1975, a estimé récemment le président de la Cour suprême, Carlos Lesmes.

Une « mascarade »

Grand absent, l’ex-président catalan Carles Puigdemont, qui a fui le pays pour échapper aux poursuites, a qualifié depuis Berlin ce procès de « mascarade ».

Son successeur Quim Torra a dénoncé devant la presse à Madrid « un procès qui n’aurait jamais eu lieu dans un État qui veut être considéré comme démocratique ».

En l’absence de Puigdemont, le principal prévenu est son ancien vice-président Oriol Junqueras, contre lequel le parquet a réclamé 25 ans de prison.

Des peines allant de 7 à 17 ans ont été requises contre les 11 autres accusés, dont l’ancienne présidente du Parlement catalan, plusieurs « ministres » régionaux et les responsables des puissantes associations indépendantistes ANC et Omnium Cultural.

Les avocats de la défense ont dénoncé pendant plusieurs heures devant le tribunal le bien-fondé du procès et les violations présumées des droits fondamentaux des accusés dont neuf, comme Junqueras, sont poursuivis pour rébellion et incarcérés pour certains depuis plus d’un an.

Après avoir organisé, le 1er octobre 2017, un référendum d’autodétermination interdit par la justice, les séparatistes avaient proclamé le 27 octobre une république catalane indépendante.

Y a-t-il eu alors violence ? La question est au centre du procès, le chef d’accusation contesté de rébellion supposant un soulèvement violent.

Le parquet le soutient, mais les indépendantistes affirment, eux, que la seule violence a été celle des policiers le jour du référendum, dont les images ont fait le tour du monde.

— Agence France-Presse

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