Brésil

La citation du jour

« Depuis 100 jours, nous vivons les prémices d’une apocalypse, dont les peuples indigènes sont les premières victimes. »

— Des représentants de peuples indigènes de différents continents, membres de « l’Alliance des gardiens de Dame Nature », qui ont vivement dénoncé hier dans une lettre ouverte les « agressions » du président Jair Bolsonaro contre la nature et les peuples du Brésil, « mettant en danger leur vie » et l’écosystème, affirment-ils. (AFP)

Une nouvelle espèce humaine découverte aux Philippines

Des chercheurs ont annoncé hier avoir découvert une nouvelle espèce humaine aux caractères morphologiques singuliers, qui vivait dans l’île de Luçon, aux Philippines, il y a plus de 50 000 ans.

L’analyse de 13 restes fossiles (dents, phalanges de pied et de main, fragments de fémur) trouvés dans la grotte de Callao, et appartenant à au moins trois individus dont un enfant, ont conduit ces scientifiques à considérer qu’il s’agissait d’une nouvelle espèce, qu’ils ont nommée Homo luzonensis.

Elle présente à la fois « des éléments ou caractères très primitifs ressemblant à ceux des Australopithèques et d’autres, modernes, proches de ceux des Homo sapiens », explique Florent Détroit, principal auteur de l’étude parue dans la revue Nature. Cela en fait une espèce « mosaïque », dit-il.

Cet Homo luzonensis « était probablement petit si on en juge par la taille de ses dents », mais « ce n’est pas un argument suffisant » pour l’affirmer, indique le chercheur.

Homo luzonensis, qui n’est pas un ancêtre direct de l’homme moderne, serait une espèce voisine, contemporaine d’Homo sapiens, mais avec un certain nombre de caractères primitifs. Deux des fossiles analysés ont été datés directement par la méthode des séries de l’uranium et sont âgés respectivement de 50 000 et 67 000 ans.

Les os du pied sont très surprenants : la phalange proximale présente une courbure très marquée et des insertions très développées pour les muscles assurant la flexion du pied. Cela ne ressemble pas à une phalange d’Homo sapiens mais à celle d’un Australopithèque, hominine qui était probablement à la fois bipède et arboricole.

— Agence France-Presse

enquête russe

Trump prêt à rendre les coups

La Maison-Blanche a annoncé hier vouloir se pencher sur la genèse de l’enquête russe, maintenant terminée, pour vérifier si le FBI n’avait pas « espionné » illégalement la campagne de Donald Trump. Les investigations sur une possible collusion entre Moscou et l’entourage de Donald Trump lors de l’élection présidentielle de 2016 étaient « une tentative de coup d’État », a lancé le président américain, hier, promettant de rendre coup pour coup. « Pourquoi contre-attaquer ? Parce que je sais à quel point tout était illégal. C’était une mascarade ! », a-t-il insisté.

— Agence France-Presse

Venezuela 

La Croix-Rouge a le feu vert pour distribuer de l’aide humanitaire

Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a annoncé hier qu’un accord a été conclu avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour une distribution d’« aide humanitaire » au Venezuela. Le gouvernement et le CICR se sont mis d’accord pour « travailler avec les agences de l’ONU pour apporter toute l’aide humanitaire possible » au Venezuela, a déclaré le chef d’État contesté dans une allocution télévisée. M. Maduro, qui nie que la situation actuelle puisse être qualifiée de crise humanitaire, estime que cette coopération devrait être mise en œuvre « sans politisation grotesque », dans la « légalité et le respect ».

— Agence France-Presse

Algérie

La présidentielle fixée au 4 juillet, les manifestants mis en garde

Le président algérien par intérim, Abdelkader Bensalah, a signé un décret fixant au 4 juillet l’élection présidentielle dans le pays, mais le chef de l’armée a mis en garde hier les manifestants contre la poursuite de leur mouvement de contestation du régime. L’Algérie est le théâtre depuis le 22 février de manifestations monstres qui réclamaient dans un premier temps le départ du président Abdelaziz Bouteflika – au pouvoir depuis 20 ans –, qui a fini par démissionner le 2 avril. Les contestataires réclament maintenant la fin du « système » dans son ensemble. M. Bensalah, qui ne peut être candidat à cette élection en vertu de la Constitution, a promis un scrutin présidentiel « transparent ».

— Agence France-Presse

Brexit

Report de la date limite au 31 octobre

Les dirigeants européens ont proposé un report de la date du Brexit pouvant aller jusqu’au 31 octobre, avec un point d’étape « en juin », une offre qui a été acceptée par la première ministre britannique Theresa May.

La proposition européenne, sur laquelle les 27 partenaires se sont mis d’accord dans la nuit d’hier après plusieurs heures de difficiles tractations, a été soumise vers 1 h 30 (heure locale) à Mme May, qui réclamait un report au 30 juin.

Les Européens et Mme May « se sont mis d’accord sur une extension flexible jusqu’au 31 octobre, cela signifie six mois de plus pour le Royaume-Uni pour trouver la meilleure solution possible », a annoncé le président du Conseil européen Donald Tusk sur Twitter vers 2 h (heure locale).

La date du 31 octobre se situe juste avant la prise de fonction, en novembre, de la nouvelle Commission européenne. Le point d’étape en juin interviendrait, lui, au cours d’un sommet européen déjà programmé les 20 et 21 juin, a indiqué une source européenne.

Un Brexit le 31 octobre impliquerait que les Britanniques aient participé aux élections européennes de la fin du mois de mai. Mais l’offre d’une longue extension n’empêchera pas le Royaume-Uni de quitter l’UE avant cette date, et donc d’éviter d’avoir à organiser ce scrutin.

La France satisfaite

Une source de la présidence française, dont certains pays ont critiqué l’intransigeance, a salué le « consensus » trouvé entre les 27 partenaires, qui permet que « les institutions européennes puissent avancer et que le Brexit ait le moins d’effet sur leur fonctionnement ».

À la veille de la nouvelle date butoir pour le retrait britannique décidée au cours d’un précédent sommet, le Royaume-Uni et ses 27 partenaires voulaient éviter les dégâts d’un divorce brutal, sans accord, après plus de 40 ans d’une union tourmentée.

« Je veux que nous puissions partir d’une façon ordonnée et sans heurts le plus tôt possible », avait de son côté déclaré Theresa May, toujours sans majorité parlementaire pour soutenir son traité de retrait et engagée depuis peu dans des discussions avec l’opposition travailliste pour sortir de l’impasse.

Devant les 27 partenaires, Mme May a continué à afficher l’espoir de pouvoir quitter l’UE le 22 mai et d’éviter ainsi une participation aux élections européennes, prévues du 23 au 26 mai.

« Ce qui est important, c’est que toute extension nous permette de partir au moment où nous ratifions l’accord de retrait », a-t-elle insisté.

— Agence France-Presse

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