Transmission électronique

Nouvelle façon d'envoyer les avis d’augmentation de loyer

La saison des renouvellements de baux bat son plein, et les propriétaires immobiliers peuvent cette année économiser du papier en envoyant leurs avis par internet. La jeune entreprise montréalaise Lexop, qui se spécialise dans la transmission électronique authentifiée de documents, s’est alliée à la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) pour lancer Pronotif. Membres et non-membres de la CORPIQ peuvent utiliser cet outil pour transmettre à leurs locataires des avis en tous genres, y compris les avis d’augmentation de loyer populaires en cette saison. Lexop offrait déjà cet outil par le biais de son propre site internet, mais il était peu connu. Après leur envoi, les propriétaires obtiennent une preuve de transmission dont la validité, selon l’entreprise, a été confirmée implicitement par les tribunaux québécois dans une dizaine de causes où l’on a reconnu la valeur des avis envoyés de cette façon.

— Jean-François Codère, La Presse

Internet

Le réseau de la dérision

Commentts

Commentts est probablement un des secrets les mieux gardés de l’internet québécois. Son application a été téléchargée 10 000 fois depuis avril 2016, et Richard Z. Sirois, Lino Zambito et le maire Denis Coderre font partie de son millier d’utilisateurs. À la veille de souffler sa première bougie, cette « plateforme de consommation de l’actualité par le commentaire » veut passer en deuxième vitesse avec une version Android et web. Et trouver un mode de financement qui va « redéfinir la façon de faire de la publicité », promet-on.

« Pas un réseau social »

Même si Commentts utilise les mécaniques habituelles de Facebook et Twitter, avec des abonnements, des commentaires et des « J’aime », ses deux fondateurs, Sammy Najar et Jean-Sébastien Lozeau, refusent de lui accoler l’étiquette de réseau social. « Un commentt, c’est un selfie de l’esprit, dit joliment M. Lozeau, ex-réalisateur à la pige qui a entre autres collaboré au Banquier, à TVA. Tu n’y mettras pas des photos de ta bouffe. Sur les réseaux sociaux, les gens ont besoin d’exprimer ce qu’ils sont. Sur Commentts, on veut qu’ils mettent en valeur ce qu’ils pensent. »

Comment ça marche

Inspiré de la culture des mèmes, ces détournements délirants et viraux de photos d’actualité, Commentts permet essentiellement d’ajouter une manchette humoristique à une photo. Pour inspirer les utilisateurs, l’application offre une sélection d’articles et permet facilement d’ajouter le texte de son choix à une photo grappillée sur le web ou prise avec son téléphone intelligent. Les autres utilisateurs peuvent ensuite commenter ou renchérir sur la blague. Parmi les fidèles de la plateforme, on retrouve beaucoup d’humoristes, dont les Justiciers masqués, Christopher Williams et Stéphane E. Roy. Un partenariat a d’ailleurs été récemment conclu avec l’École nationale de l’humour. « Pour nous, c’est du bon contenu, pour eux, c’est une forme de travaux scolaires, précise M. Lozeau. Les humoristes peuvent tester des choses, il faut être vif d’esprit. »

Au départ

L’idée de ce concept a germé dans le cerveau des jeunes entrepreneurs à la fin de 2013. « On cherchait à redéfinir comment les gens consomment l’actualité et, surtout, comment ils l’expriment, dit Sammy Najar, à l’époque responsable numérique chez TVA. Au début, on pensait que ça allait être sérieux, que les gens allaient mettre leurs tripes sur la table. Finalement, ils ont préféré désamorcer et utiliser Commentts pour rire. » Étonnamment, les abonnés ont été d’un civisme exemplaire jusqu’à maintenant, et les modérateurs de la plateforme n’ont dû retirer qu’un seul message en 10 mois. « C’était une photo d’une femme toute nue, précise M. Najar. Oui, il y a des blagues pipi caca, mais il y a aussi beaucoup de deuxième degré qui fait quand même réfléchir. »

L’argent

Un généreux mentor, « qui ne veut pas être identifié », dit Jean-Sébastien Lozeau, a investi 700 000 $ jusqu’à maintenant dans cette aventure. L’équipe de Commentts compte cinq personnes à temps plein, incluant les deux fondateurs et elle est éclatée entre Mont-Saint-Hilaire, Saint-Eustache et Montréal. On a lancé la semaine dernière une version Android de l’application, et on prévoit offrir la plateforme à partir d’un site web. On cherche maintenant des sources de revenus. La publicité classique, ça n’a pas marché pour Commentts, avoue M. Lozeau. « On n’a pas de revenus. Là, on a trouvé notre modèle d’affaires la semaine dernière, et ce sera tout sauf classique. On est en train de redéfinir la façon de faire de la publicité de façon générale. Les gens vont vouloir voir la pub. »

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