Maroc

« Nous, les filles, nous sommes fortes et nous devons rester fortes. »

— Khadija, jeune Marocaine de 17 ans qui aurait été victime de viols collectifs, après son audition en cour hier pour réitérer les accusations contre ses agresseurs, une démarche très rare dans cette société conservatrice. Douze suspects, âgés de 17 à 28 ans, ont été placés en détention préventive à la fin d'août sous différents chefs de poursuite. (AFP)

Indonésie et Papouasie–Nouvelle-Guinée

Au moins trois morts dans deux séismes

Au moins trois personnes sont mortes dans des séismes ayant frappé l’Indonésie puis la Papouasie–Nouvelle-Guinée voisine en l’espace de deux heures, avec des magnitudes respectivement de 6 et 7. Les deux pays se trouvent dans la ceinture de feu du Pacifique, zone de forte activité sismique à la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne). C’est d’abord au large des îles indonésiennes de Java et de Bali que la terre a tremblé dans la nuit. Jeudi matin (heure locale), un porte-parole de l’agence nationale des catastrophes naturelles, Sutopo Purwo Nugroho, a fait état de trois morts. Ces trois personnes ont été écrasées lors de l’effondrement de leur habitation dans le district de Sumenep, dans l’est de l’île de Java. Même si les dégâts ont été relativement limités, « le séisme a frappé brutalement, donc ils n’ont pas eu le temps de partir », a-t-il expliqué. Ce séisme s’est produit à 18 h 44 GMT, au nord-est de la pointe orientale de Java, à une profondeur de 10,3 km, selon l’Institut américain de géophysique.

— Agence France-Presse

Espagne

Des inondations font au moins 10 morts à Majorque

Dix personnes sont mortes, dont deux Britanniques, et un enfant était porté disparu après des inondations qui ont dévasté dans la nuit de mardi à hier une zone de l’est de Majorque, principale île du très touristique archipel espagnol des Baléares. « Le nombre de victimes décédées à cause des pluies intenses d’hier s’élève à 10 », ont tweeté hier vers 17 h locales les services d’urgence. « Il ne reste plus qu’une personne disparue, un enfant », ont précisé les services d’urgence qui donnaient des informations sur la situation en catalan, en espagnol, en anglais et en allemand, signe du nombre important de Britanniques et d’Allemands présents dans l’île. Voitures entraînées par le courant, empilées les unes sur les autres ou recouvertes de boue, matelas, canapé ou débris de meubles dans les rues : le village de Sant Llorenç des Cardassar, le plus touché, a été dévasté par le passage des eaux d’un torrent, normalement asséché, qui a débordé après des pluies diluviennes. — Agence France-Presse

Pérou

Le scandale Odebrecht atteint la dirigeante de l’opposition Keiko Fujimori

La dirigeante de l’opposition péruvienne Keiko Fujimori, fille de l’ex-président Alberto Fujimori, a été arrêtée hier dans le cadre du scandale de corruption Odebrecht, une entreprise brésilienne qui a versé des pots-de-vin pour obtenir des chantiers en Amérique latine. Keiko Fujimori, 43 ans, a été arrêtée à la demande du parquet au moment où elle se rendait dans le bureau du juge pour être entendue sur le financement de sa campagne électorale à la présidentielle de 2011, a annoncé son avocate Giuliana Loza, qui a qualifié cette décision d’« abus » de droit. « Elle est à la disposition du parquet », a déclaré son avocate, pour indiquer que Mme Fujimori entendait coopérer. Une vingtaine d’autres personnes, dont des dirigeants du parti de Keiko Fujimori, Fuerza Popular, sont visées par des mandats d’arrêt. La justice soupçonne cette formation d’avoir touché de l’argent de la société Odebrecht, fleuron brésilien du bâtiment qui a reconnu avoir versé des années durant des pots-de-vin pour obtenir des chantiers en Amérique latine. — Agence France-Presse

présidentielle au Brésil

Journée de campagne difficile pour Bolsonaro et Haddad

La campagne de Jair Bolsonaro, favori de la présidentielle au Brésil, a connu ses premières turbulences hier quand les marchés se sont inquiétés d’un changement de cap économique, alors que son rival Fernando Haddad n’a pas obtenu les ralliements escomptés.

Le premier sondage publié depuis le premier tour de dimanche dernier, celui de l’institut Datafolha, a crédité Bolsonaro (extrême droite) de 58 % des voix et Haddad (gauche), de 42 % pour le second tour du 28 octobre. Ils s’étaient qualifiés avec respectivement 46 % et 29 %.

Fernando Haddad, du Parti des travailleurs (PT) de l’ex-président emprisonné Lula, n’a reçu en fin de journée que le soutien du bout des lèvres de Ciro Gomes, candidat du centre gauche (PDT) arrivé en troisième position avec 12,5 % des voix.

Réuni à Brasilia, le PDT a déclaré « son appui critique à la candidature de Haddad pour éviter la victoire des forces les plus réactionnaires […] et la déroute de la démocratie ».

Mais Ciro Gomes – qui avait été le seul dans les simulations des sondages à battre Bolsonaro au deuxième tour – ne participera à aucun rassemblement de campagne de Haddad.

Les marchés frileux

À peine trois jours après sa victoire en forme de raz-de-marée au premier tour, Bolsonaro a connu ses premiers revers hier.

La Bourse de São Paulo, qui avait montré son enthousiasme pour l’ex-capitaine de l’armée avant le premier tour, a perdu 2,8 % à la clôture après que le candidat eut évoqué un plan de privatisations dans le secteur énergétique plus modeste qu’attendu.

Il est aussi revenu sur son projet de réforme du régime des retraites, estimant qu’il devrait être mis en œuvre « doucement ».

Jair Bolsonaro a aussi averti qu’il ne laisserait pas des secteurs clés de l’économie tomber aux mains de capitaux chinois. « La Chine n’achète pas au Brésil, la Chine achète le Brésil », a lancé le candidat, le géant asiatique étant le plus grand investisseur au Brésil et un de ses principaux partenaires commerciaux.

Ces annonces ont eu l’effet d’une douche froide sur les marchés qui avaient pourtant salué lundi la franche victoire du candidat d’extrême droite.

— Agence France-Presse

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