Les Tatar : une famille tissée serrée

Tomas Tatar a connu sa meilleure saison en carrière à sa première campagne dans l’uniforme des Canadiens.

La saison 2018-2019 a été encore plus spéciale pour lui également en raison des gens qui l’entourent.

Ici à Montréal, sa copine Veronicka Vevuska est définitivement son admiratrice numéro un, et l’ailier gauche de 28 ans se considère très chanceux de l’avoir à ses côtés durant les longues saisons de la LNH.

« Elle est d’une grande aide, surtout les jours de match », a dit Tatar, qui a réalisé des sommets en carrière cette saison avec 33 mentions d’aide et 58 points en 80 rencontres avec les Canadiens. « Elle m’aide émotionnellement aussi. C’est toujours bien d’avoir quelqu’un à qui parler ».

Tatar reçoit également beaucoup de support de la part de sa famille en Slovaquie.

Même si sa mère, Maria, et ses frères aînés, Marek et Tibor, résident à plus de 6 500 kilomètres, Tatar sait qu’ils sont tous derrière lui à chaque jour.

« Ça représente beaucoup pour toute la famille lorsque l’un de nous fait bien. Ça n’a pas besoin d’être nécessairement par rapport au hockey. Pour moi, c’est certain que c’est le hockey et ils sont très heureux de la manière dont se déroulent les choses pour moi à Montréal », a expliqué Tatar. « Je crois qu’ils aiment regarder nos matchs ».

Marek et Tibor, âgé respectivement de 45 et 41 ans sont tous les deux des anciens joueurs qui ont joué un rôle important dans le choix de profession de l’attaquant des Canadiens.

Marek a d’ailleurs connu sa saison la plus productive au Canada alors qu’il évoluait dans la Ligue junior de l’Alberta avec les Olds Grizzlys dans les années 1990. Il a également joué dans les ligues professionnelles en République tchèque et en Slovaquie.

Pour sa part, Tibor a joué en Slovaquie, en Islande, en Roumanie et en Espagne.

« C’est vraiment cool quand tu as cinq ou sept ans et que tu vas regarder des matchs avec 5000 personnes qui chantent ton nom », a mentionné Tatar. « Je crois que c’est comme ça que j’ai décidé de devenir joueur de hockey. Je pense que c’est le truc le plus cool. Quand tu es plus jeune, tu remarques ce genre de choses et ça te rapproche du jeu ».

Selon le vétéran de huit saisons dans la LNH, la relation que partage le trio a toujours été très étroite, et Tatar apprécie grandement leur soutien.

« Ils me supportent depuis que je suis tout jeune. Ils m’ont toujours donné de l’équipement et des conseils au hockey. Ils connaissent le jeu. Nous parlons beaucoup après les matchs. Ils repèrent parfois des choses que je devrais améliorer », a expliqué Tatar. « Ils ont toujours été d’une grande aide tout au long de ma carrière. Ils viennent me voir environ deux fois par année. Ils adorent regarder des matchs ».

Alors que Marek est venu en visite à Montréal, Tibor n’a toujours pas eu la chance de faire le voyage. Mais ils sont tout de même deux grands supporteurs du CH. Il n’y a aucun doute à ce sujet.

« Je crois qu’ils aiment vraiment l’atmosphère. Ils adorent la passion des partisans des Canadiens », a souligné Tatar. « Marek aime beaucoup venir à Montréal juste pour voir comment le hockey est important ici ».

La mère de Tatar a également fait le voyage au début de la campagne 2018-2019 et a adoré son passage dans la ville.

« Elle aime beaucoup la culture européenne et la langue ici. Elle a probablement appris plus de mots en français que moi depuis que je suis ici. Elle était à Montréal pour le début de la saison et elle s’est beaucoup promenée », a exprimé Tatar. « Elle était très indépendante. Elle ne parle pas l’anglais, mais pour une raison que j’ignore, elle était très à l’aise. Elle m’a beaucoup surpris ».

Peu importe la raison pour laquelle Maria était à l’aise à Montréal, nous sommes vraiment heureux de le savoir.

Tatar n’a pas de mots assez forts pour décrire à quel point elle a joué un rôle important pour devenir la personne qu’il est aujourd’hui.

« Elle a joué un rôle énorme. Elle a tout fait en son possible pour que je connaisse du succès dès mon jeune âge. Je lui dois beaucoup », a-t-il fait éloge. « J’essaie de lui rendre l’appareil du mieux que je peux en ce moment pour qu’elle puisse vivre une vie heureuse ».

C’est facile de voir comment Tatar apprécie tout l’amour qu’il reçoit, autant ici que dans sa ville natale.

« C’est important la famille », a conclu Tatar. « Chaque famille devrait être tissée serrée. La famille, c’est la plus belle chose au monde ».

Un texte de Matt Cudzinowski, traduit par Pierre-Antoine Mercier

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