39e FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL

Les incontournables

À compter du 28 juin, le 39e Festival international de jazz de Montréal, présenté par Groupe Banque TD en collaboration avec Rio Tinto, sera l’hôte de l’une des plus riches programmations de son histoire. Comment s’y retrouver ? Entre grands noms, retours attendus et propositions à découvrir, voici un bouquet de 9 incontournables. À voir, à entendre et à mettre au calendrier !

LES DÉCOUVERTES

The Jerry Cans

Originaire d’Iqaluit, l’entraînante formation combine chants de gorge traditionnels inuits, folk et country. Les musiciens chantent essentiellement en inuktitut, abordant les beautés et les enjeux du Grand Nord. En 2016, leur album Inuusiq/Life a été lancé sur Aakuluk Music, une maison de disques créée par les membres du groupe pour soutenir les artistes inuits et autochtones. En 2018, The Jerry Cans se retrouvait deux fois en nomination aux prix Juno, interprétant le titre Ukiuq au gala télévisé.

7 juillet, 19 h

Cinquième Salle, Place des Arts

Jeremy Dutcher

Si vous ne connaissez pas Jeremy Dutcher, quelques minutes d’écoute de son (très encensé) album Wolastoqiyik Lintuwakonawa devraient vous convaincre de passer au prochain tableau : réserver votre place au Gesù. Ténor, musicologue, Jeremy Dutcher émeut tant par sa voix que par la richesse de sa démarche. S’accompagnant au piano, il alterne entre opéra, électro et chants traditionnels wolastoqs hérités de ses aînés, à qui il répond, à même des extraits sonores gravés sur cylindres de cire il y a plus de 100 ans. Fou.

4 juillet, 18 h

Gesù

My Brightest Diamond

En 2015, la chanteuse et compositrice texane My Brightest Diamond – Shara Nova sur son permis de conduire – avait magnétisé le public du Club Soda. La protégée de Sufjan Stevens, invitée à chanter par David Byrne, Laurie Anderson et autres Decemberists, propose une musique sophistiquée, au croisement de la pop et de l’électro, s’inspirant autant du classique que de balises plus modernes. Un spectacle intime, intense, incontournable.

29 juin, 22 h

L’Astral

ÉLECTRO-JAZZ

Bonobo et St Germain

Tout de même, quel programme (double) ! Dans une enceinte propice à une grande qualité d’écoute, deux des plus iconiques piliers de l’électro-lounge se donnent (et nous donnent) rendez-vous. Ayant déjà marqué l’histoire, ils n’en continuent pas moins d’évoluer. D’un côté, St Germain et son album éponyme, qui fait appel à la collaboration de musiciens maliens, d’où ce croisement afro-électro envoûtant. De l’autre, le musicien et DJ anglais Bonobo avec son album Migration, aux multiples influences. De la musique sans frontières.

5 juillet, 19 h 30

Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts

Møme

Nouveau visage de la French touch, le DJ et multi-instrumentiste français a composé et enregistré son premier album, Panorama, dans une fourgonnette convertie en studio, durant une traversée de huit mois en Australie. Faisant suite au succès d’Aloha, titre récoltant des millions d’écoutes, surprise quasi trop rapide de l’aveu même de son créateur, Jérémy Souillart (nom de code : Møme) y mélange des ambiances électros et des guitares inspirées pour un résultat rafraîchissant. Première partie : Robert Robert.

5 juillet, 21 h

Club Soda

GoGo Penguin

Jazz de haute voltige, compositions serrées, interprétations de tous les diables : le trio GoGo Penguin possède un son et un caractère uniques. En parfaite symbiose, les énergiques Chris Illingworth (piano), Nick Blacka (basse) et Rob Turner (batterie) bousculent les codes. À l’occasion du Festival, le groupe de Manchester, actif depuis 2012, propose de vivre l’expérience A Humdrum Star, quatrième cargaison sonore, parue en début d’année sur la distinguée Blue Note. En ouverture : Moon Hooch.

1er juillet, 21 h

Club Soda

JAZZ ET GUITARE

Jack Broadbent

Avec son style unique à la technique glissée, couplé à un solide répertoire comprenant des compositions originales et des réinterprétations de grands classiques du blues et du soul, Jack Broadbent, fort d’une personnalité attachante, revient à nouveau charmer le public du Festival. Le Britannique ayant amorcé sa carrière en chantant dans les rues sera cette fois à la Place des Arts. En première partie : Tavis E. Triance.

6 juillet, 19 h

Cinquième Salle, Place des Arts

Ben Harper et Charlie Musselwhite

Vous n’avez jamais vu Ben Harper en spectacle ? Qu’attendez-vous ? D’autant plus que, cinq ans après avoir présenté leur somptueux album Get Up !, lauréats du Grammy de l’album blues (2014), Harper (guitare et voix) et Charlie Musselwhite (harmonica) récidivent en tandem avec No Mercy In This Land. Harper : la voix unique, la maîtrise de la guitare, l’incarnation d’une certaine Amérique. Musselwhite : le routier, 50 ans de carrière, harmoniciste raffiné, toujours jeune d’esprit, ayant côtoyé les modernes autant que les Muddy Waters, Howlin’ Wolf et autres John Lee Hooker. C’est la rencontre au sommet. Première partie : Delgres.

3 juillet, 19 h 30

Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts

Ry Cooder

Lé-gen-daire. Parmi les guitaristes les plus significatifs des récentes décennies. Le musicien, compositeur et producteur Ry Cooder a tant de fois fait sa marque, au confluent de tant d’influences et d’héritages, que ça donne le vertige. Parmi les 10 plus grands guitaristes de tous les temps selon le magazine Rolling Stone, Cooder signe une œuvre riche, ponctuée de collaborations marquantes : Buena Vista Social Club, Ali Farka Touré, Neil Young, Eric Clapton, les Rolling Stones. Ou encore des bandes originales de films, une quinzaine, dont celle, mythique, de Paris, Texas. À voir absolument. Première partie : Joachim Cooder.

29 juin, 20 h

Théâtre Maisonneuve, Place des Arts

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