Voyage / Ski

Guide pratique pour s’initier au ski de haute route

Vous souhaitez vivre l’expérience de l’École de montagne dans les Chic-Chocs ? Voici quelques éléments à considérer.

Pour qui ? 

L’initiation au ski de haute route (ou planche divisible) d’une journée offerte au parc national de la Gaspésie s’adresse aux skieurs qui n’ont jamais skié hors des pistes. Un niveau intermédiaire en centre de ski ainsi qu’une bonne condition physique sont demandés. Les remontées durent de 45 minutes à 2 heures et s’effectuent avec des peaux d’ascension. Une ou deux descentes sont possibles dans la journée, sur des dénivelés de 100 m à 300 m. Les participants sont jumelés en groupes de six maximum. L’âge minimal est de 16 ans (12 ans si accompagné d’un parent).

Combien ça coûte ? 

L’initiation au ski de haute route est offerte les lundis, mercredis, vendredis et samedis au coût de 139 $ par personne. Il est possible de louer skis de haute route, bottes, bâtons, casque, peaux d’ascension et équipement de sécurité en cas d’avalanche pour 80 $ par jour au Centre de découverte et de services du parc. Un rabais de 10 % est offert aux participants à l’activité d’initiation.

La randonnée alpine en raquettes est proposée les dimanches, mardis, jeudis et samedis au coût de 89 $. Des raquettes sont offertes en location pour 18 $ par jour. Du vendredi au lundi, une présentation d’une durée de deux heures portant sur la découverte des Chic-Chocs en hiver est aussi offerte au coût de 18 $.

Réservations : 1 800 665-6527

Comment s’habiller ? 

Multiplier les couches et savoir les gérer est le secret du confort vestimentaire en montagne. Prévoyez quelques couches en tissu synthétique (évitez le coton qui garde l’humidité), une veste respirante, un manteau coupe-vent de type Gore-Tex et un manteau matelassé pour la descente. Apportez aussi un sac d’une capacité minimale de 30 L.

Où loger ? 

Le parc national de la Gaspésie offre plusieurs options d’hébergement, la plus connue étant le magnifique Gîte du Mont-Albert, une auberge quatre étoiles de 60 chambres où l’on peut goûter l’excellente cuisine du chef Jean-Alexandre Dubé. Pour les groupes, 18 chalets pouvant accueillir de 4 à 8 personnes entourent le gîte. Pour une option « ski in, ski out », on choisit les chalets de la rivière Sainte-Anne, situés dans la réserve faunique des Chic-Chocs, ou, plus près de l’auberge, les refuges communautaires de huit lits.

Comment s’y rendre ? 

Une partie du charme des Chic-Chocs réside dans leur éloignement. En voiture, il faut compter environ huit heures de route de Montréal et cinq heures et demie de Québec pour s’y rendre. Air Canada offre deux liaisons quotidiennes vers Mont-Joli à partir de Montréal, dont une sans escale. Pascan Aviation dessert aussi cette destination (avec escale) à partir de l’aéroport de Saint-Hubert. L’aéroport de Mont-Joli est situé à un peu plus de deux heures de route du parc national de la Gaspésie.

Que faire ? 

Bien entendu, on ne parcourt pas tout ce chemin pour une seule journée d’initiation au ski de haute route ou à la randonnée alpine. Ceux qui souhaitent poursuivre leur découverte du ski hors-piste peuvent explorer les champs de neige de façon autonome ou former un groupe et s’adresser à Ski Chic-Chocs pour une sortie guidée qui dans ce cas ne sera pas offerte par l’École de montagne. Les adeptes de la raquette seront amplement servis par la diversité de sommets à explorer. Bien que ce ne soit pas le produit phare du parc, il est aussi possible d’y faire de belles randonnées de ski de fond et de ski nordique, de courte et même de longue durée avec nuits en refuge dans le cas du ski nordique.

Et les caribous ?

Bien que les caribous de la Gaspésie soient présents sur le territoire du parc national, il est peu probable que vous en aperceviez lors de votre visite, puisqu’ils vivent en altitude et que leur nombre ne cesse de décroître. Estimée à 230 bêtes en 2007, la population a été évaluée à 70 caribous en 2018. En 2002, le troupeau a été désigné « en voie de disparition ». En cas de rencontre avec un caribou, la SEPAQ demande aux visiteurs de s’en éloigner afin de limiter le dérangement. Un face-à-face avec un orignal est beaucoup plus probable. Le mont Ernest-Laforce est particulièrement propice à son observation.

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