Soccer  L’Impact

Les mains liées

La logique voudrait que l’Impact qui foulera le terrain cet après-midi au stade Saputo soit légèrement différent de celui que l’on a vu mercredi à Chicago ou samedi dernier à Montréal. Mais Rémi Garde a admis qu’il n’avait pas tout à fait les moyens de suivre la logique.

« Il y a beaucoup de blessés, donc je n’ai pas beaucoup d’options pour faire ça », a répondu l’entraîneur0-chef, hier, quand on l’a interrogé sur l’importance de procéder à une certaine rotation pour gérer l’énergie de ses joueurs dans une semaine ponctuée de trois matchs.

Après l’avoir emporté samedi dernier contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, l’Impact a fait jouer mercredi, à Chicago, neuf des mêmes joueurs partants.

« Nous sommes sortis du dernier match à domicile avec un bon esprit, le début d’un bon momentum, il était important pour moi d’essayer de continuer ça », a expliqué Garde.

Le scénario risque de se reproduire aujourd’hui, contre l’Union de Philadelphie. D’une part, deux candidats à un poste de partant, le défenseur Rudy Camacho et l’attaquant Jeisson Vargas, ne sont pas disponibles en raison d’une blessure, selon ce qu’a indiqué l’entraîneur hier.

Le milieu de terrain défensif Marco Donadel, qui semblait en forme la semaine dernière à l’entraînement, peut officiellement quitter la liste des blessés maintenant qu’il y a passé les six matchs requis, mais il n’est pas non plus une option.

« Il n’est pas disponible pour le moment, il ne s’entraîne pas », a simplement fait savoir Garde.

Pour que l’Italien puisse fouler le terrain, l’Impact devrait se procurer ou libérer une place de joueur international, ce qui n’apparaît pas comme étant une priorité pour l’équipe en ce moment.

Progrès défensif

L’Union se présente à Montréal en tant qu’équipe la moins productive de la MLS à l’attaque. Elle n’a marqué qu’à six occasions en neuf matchs jusqu’ici cette saison et n’a pas réussi le moindre but dans six de ses matchs, dont ses deux derniers. Mercredi, elle s’est inclinée 1-0 à Columbus.

Sans être parfait, l’Impact a quant à lui montré de belles choses en défense depuis au moins trois matchs, soit depuis la défaite de 4-1 à Atlanta au cours de laquelle l’équipe a résisté pendant environ 70 minutes à la puissante attaque géorgienne.

« Le match contre Atlanta a été le premier pas dans la bonne direction. Indépendamment du pointage, nous pensions avoir joué un bon match défensivement et nous avons poursuivi dans cette lignée. »

— Daniel Lovitz, défenseur latéral

L’ennui, c’est que pour l’instant, l’équipe peine à garder la muraille debout jusqu’au sifflet final. Encore une fois mercredi, les joueurs entrés sur le terrain à titre de substituts n’ont pas réussi à rafraîchir l’équipe, a relevé l’entraîneur.

« Sur la fin du match, il peut y avoir, bien sûr, un manque athlétique par rapport au début du match. On se prépare pour ça, on est normalement prêts à ça. Ceux qui entrent en jeu aussi, je l’ai toujours dit, doivent suppléer ce déficit, qui est naturel pour toutes les équipes. On n’a pas su le faire jusqu’à présent. »

Déception offensive

Mais pour l’entraîneur, ce sont surtout les phases d’attaque qui ont fait défaut à Chicago.

« On n’a pas assez bien attaqué. Pour moi, le problème était surtout de ce côté-là. […] On a donné beaucoup trop de ballons faciles à l’adversaire. On n’a pas eu les bonnes réponses qu’on a pu avoir jusqu’à présent. On n’a pas eu les bonnes positions. Je n’ai pas vu de jeux combinés à trois sur les côtés. On a été timides.

« Pour moi, en revoyant le match, la frustration allait plus d’un point de vue offensif, d’un point de vue des intentions de jeu qu’on n’a pas forcément eues. C’est un match où il y avait de la place pour le faire. »

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.