Vin

Pas d’action collective contre la SAQ

Le tribunal n’a pas autorisé d’action collective contre la SAQ. Un client, Guillaume Bourdeau, prétendait que la SAQ achetait « des litres de vin en vrac à moins de 1 $ l’unité », procédait à leur embouteillage et revendait le produit 13,33 fois le prix coûtant. Il arguait que cette marge de profit contrevenait à la Loi sur la protection du consommateur. Il dénonçait aussi le manque d’informations sur les étiquettes de certaines bouteilles, notamment au sujet du lieu d’embouteillage. Or, il appert que la SAQ n’embouteille plus de vin depuis 2009, note la juge Nicole Tremblay dans sa décision. En outre, le lieu d’embouteillage n’est pas une information devant légalement apparaître sur les bouteilles. « Les opinions personnelles de Bourdeau ou son impression ne tiennent pas la route pour permettre l’introduction du recours », conclut la juge. — Marie-Eve Fournier, La Presse

Sorel-Tracy

Une usine de 87 millions pour les Mini Babybel

Le groupe français Bel, connu pour ses petits fromages Mini Babybel, le Boursin et La Vache qui rit, investit 87 millions de dollars dans la construction d’une toute nouvelle usine à Sorel-Tracy. Il s’agira de ses premières installations en sol canadien.

Quelque 170 emplois seront ainsi créés, à l’usine même ainsi qu’au siège social de la division canadienne situé à Montréal. L’entreprise explique que ce projet concrétise sa volonté de « produire localement pour mieux répondre aux besoins du marché canadien ».

L’usine de Sorel-Tracy se consacrera exclusivement à la production de Mini Babybel, à compter du début de 2020. Elle sera construite sur un terrain adjacent à celui de la Laiterie Chalifoux. Des synergies industrielles sont prévues. « On parle de réception du lait et du traitement des sous-produits du lait, par exemple », explique Catherine Thomas, présidente de Fromageries Bel Canada, à La Presse.

Actuellement, les Mini Babybel sont importés d’usines de l’entreprise en France et aux États-Unis. « Bel commercialise ses produits sur le territoire canadien depuis 1957, et nous connaissons l’expertise de la filière laitière locale, souligne Mme Thomas dans un communiqué. »

« Avec cette usine, nous devenons un transformateur laitier québécois à part entière. »

— Catherine Thomas, présidente de Fromageries Bel Canada

« Bonne nouvelle »

Le président des Producteurs de lait du Québec, Bruno Letendre, s’est pour sa part réjoui de l’annonce. « Ce fromage qui est actuellement importé sera bientôt produit avec du lait 100 % canadien. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour les producteurs de lait d’ici. Cet investissement générera des emplois et des retombées économiques dans nos régions qui en ont bien besoin.  »

Le Groupe Bel, dont le siège social est à Paris, produit une vingtaine de marques de fromages ainsi que les compotes GoGo squeeZ. Ses revenus annuels atteignent 3,3 milliards d’euros (5 milliards CAN). L’entreprise emploie 12 700 personnes, fabrique ses produits dans 32 usines et les distribue dans 130 pays. La filiale Bel Canada a été créée en 2005.

— Avec Isabelle Massé, La Presse

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