HOCKEY

Lombardi fait son mea culpa

C’était déjà l’autopsie des États-Unis, hier matin, quelques heures avant leur duel contre la République tchèque. Le directeur général de l’équipe, Dean Lombardi, a reconnu les failles de son groupe, admettant notamment que son équipe s’était peut-être trop concentrée sur le Canada et pas assez sur l’Europe. Lombardi a aussi jugé qu’au niveau du talent, sa troupe ne pouvait pas rivaliser avec le Canada. Il a donc opté pour l’émotion, ce qui expliquerait la présence de joueurs comme Justin Abdelkader et David Backes, au lieu de Phil Kessel et Bobby Ryan. « Ce qui aurait peut-être pu changer quelque chose à l’élaboration de l’équipe, c’est si nous avions eu accès au groupe des 23 ans et moins. On aurait envisagé d’y puiser. Mais dans les circonstances, notre seule façon de gagner ce tournoi, c’était d’élever la barre sur le plan de l’émotion. »

— Guillaume Lefrançois, La Presse

Zéro en trois

Les États-Unis n’auront finalement pas gagné un seul match à Toronto. Ils ont conclu le tour préliminaire en subissant une troisième défaite en trois matchs, hier. Dans un match entre deux équipes déjà éliminées, la République tchèque l’a emporté 4-3, grâce à deux buts de Milan Michalek, un de son frère Zbynek et un autre d’Andrej Sustr. Pour le troisième match de suite, Tomas Plekanec a été blanchi. Idem pour Max Pacioretty chez les Américains, de nouveau un des attaquants les moins utilisés. « Personne chez nous n’est content, a admis l’entraîneur-chef des États-Unis, John Tortorella. Mais plusieurs de nos joueurs ont tout donné. Ils ont décidé qu’on pouvait gagner un match pour nous. »

— Guillaume Lefrançois, La Presse

Un style difficilement applicable

Mike Babcock a décrit l’équipe des jeunes d’Amérique du Nord comme « un coup de circuit pour la LNH » et comme « une injection dans le bras du hockey ». Mais il doute que le hockey ultra-offensif pratiqué par les U24 puisse être appliqué en saison régulière. « C’est spectaculaire à regarder, mais on ne peut pas arriver à rassembler autant de talent au sein d’une seule équipe de la LNH, a-t-il fait valoir. Et puis, le hockey de la LNH, ça consiste d’abord et avant tout à ôter du temps et de l’espace à l’adversaire. Dans ce tournoi, les jeunes patinent si bien qu’ils arrivent à se créer l’espace qu’ils veulent. Y arriveraient-ils chaque soir si nous les affrontions souvent et que nous étudiions leurs tendances ? J’en doute. » Babcock a ajouté que l’Amérique du Nord était prête à jouer en échangeant les chances de marquer avec ses adversaires. « Or, on essaie au hockey de contrôler l’issue du match, a-t-il noté. Normalement, s’échanger les chances de marquer n’est pas la façon de contrôler le dénouement. C’est très excitant, c’est spectaculaire, mais en fin de compte, je ne sais pas si les choses iront en ce sens-là… »

— Marc Antoine Godin, La Presse

Tortorella commente l’affaire Kessel

D’un seul tweet, Phil Kessel a donné une nouvelle dimension à l’échec de l’équipe américaine et a créé une controverse dans la controverse. « Je ne comprends pas ces joueurs qui ont déjà représenté Team US, pas seulement Phil [Kessel], mais les autres aussi qui se sont exprimés, a commenté hier l’entraîneur-chef John Tortorella. À mes yeux, c’est un peu égoïste. Et ça ne fait pas une belle jambe à Hockey USA non plus. Ça n’aide pas ceux qui y travaillent. J’aurais aimé que Phil ne dise rien parce que ça le fait mal paraître. C’est si facile de soulever de la poussière quand les choses vont mal. On doit regagner le respect, et ce genre de chose là n’aide pas. »

— Marc Antoine Godin, La Presse

Bettman satisfait de la popularité du tournoi

Les gradins vides des matchs d’après-midi de lundi et de mardi ont soulevé des interrogations sur la popularité aux guichets de la Coupe du monde. Les duels Europe-République tchèque et Finlande-Suède ont en effet attiré respectivement 8574 et 11 604 spectateurs au Centre Air Canada. Et même dans les matchs où des assistances de 19 000 spectateurs ont été annoncées, de nombreux sièges vides ont aussi été vus, selon les collègues sur place depuis le début des hostilités. Gary Bettman a tout de même défendu le bilan du tournoi. « Si vous avez déjà été aux matchs en après-midi des Jeux olympiques ou du Championnat du monde, avec des équipes perçues comme moins attrayantes, les matchs d’après-midi ici attirent beaucoup plus de partisans, a dit le commissaire, hier, à Toronto. C’est lundi après-midi, les gens travaillent. […] Ça correspond à nos attentes pour ce type de tournoi. Il y a 16 ou 17 matchs dans un même aréna en deux semaines, il n’y a pas beaucoup de villes qui pourraient accueillir ça. » 

— Guillaume Lefrançois, La Presse

McDavid veut jouer pour le Canada

Tout le monde en convient : la création de l’équipe des jeunes d’Amérique du Nord a été l’événement du tournoi. Mais à choisir, Connor McDavid passerait à autre chose lors d’une prochaine Coupe du monde. « Honnêtement, dans quatre ans, j’espère représenter mon pays. On n’a qu’une poignée d’occasions de porter le chandail canadien dans des événements du type “les meilleurs contre les meilleurs”. Je n’ai pas grandi en rêvant de représenter Équipe Amérique du Nord à deux reprises, et je suis sûr qu’Auston [Matthews] et Jack [Eichel] diraient la même chose. On a eu beaucoup de plaisir, mais dans quatre ans, nous voudrions tous avoir l’occasion de représenter notre pays. »

— Marc Antoine Godin, La Presse

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