Courrier

« Il faut qu’on se parle de sécurité »

Le texte de Laurence Lambert-Chan publié dimanche sur la sécurité piétonnière a suscité de nombreux commentaires. Voici un aperçu des courriels reçus.

« Comment se sentir en sécurité quand même une voiture de police ne s’arrête pas au passage piétonnier ? Incroyable, mais vrai, je l’ai vécu ! »

— Maryse Dignard

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Facilitons-nous la vie

Bien d’accord, les automobilistes ignorent ou ne voient tout simplement pas ces passages pour les piétons. Mais qu’est-ce que les autorités attendent pour les mettre bien en évidence avec des lumières qui clignotent quand les piétons les activent ? C’est le cas dans plusieurs villes de la Floride et il est impossible de ne pas voir ou d’ignorer ces passages. Prenons donc les moyens pour faciliter la vie aux piétons et aux automobilistes !

— Diane Poirier, Montréal

Magique Nouveau-Brunswick

Elle a bien raison. Au Québec, on fait vraiment pitié en ce qui concerne le civisme routier… Les passages pour piétons sont un vrai danger public ! Je demeure en Gaspésie ; il m’arrive à l’occasion de prendre le pont pour me rendre à Campbellton (Nouveau-Brunswick), un monde de différence… Aussitôt qu’un piéton met le pied sur le passage piétonnier, il se passe quelque chose de magique : les automobilistes s’arrêtent !

— Rock Babin, Gaspésie

Quand quelque chose suit le piéton

En tant qu’automobiliste, j’ai toujours eu un frisson en pensant que j’aurais pu ne pas voir le traîneau avec un jeune enfant qui suivait le piéton qui traverse à une intersection. La noirceur n’aidant pas, ce n’est pas évident de présumer que « quelque chose » suit le piéton qui traverse, cette « remorque » étant hors du champ de vision du conducteur. Quelle est la solution pour éviter le malheur ? Je l’ignore. Les gens en fauteuil roulant motorisé arborent un drapeau rouge juché à l’arrière de leur engin. Faudrait-il imaginer un tel moyen pour signaler un traîneau invisible ?

— Richard Genest, Laval

Un geste risqué

Tirer un traîneau dans lequel se trouve un enfant en traversant une rue à un passage piétonnier en fin de journée au moment du coucher du soleil me semble très risqué… pour l’enfant ! Je vous suggérerais de faire marcher l’enfant à côté de vous en le tenant par la main ou de le prendre dans vos bras si l’enfant est trop petit. Le traîneau a de fortes chances de ne pas être vu, mais vous, oui, surtout si vous portez un manteau de couleur claire !

— Pierre Beaudry

La banlieue pire que la ville

Si les amendes étaient plus salées pour les conducteurs qui ne respectent pas la priorité aux piétons, on aurait peut-être au Québec des automobilistes plus respectueux. Combien de fois j’ai vu des automobilistes tourner à gauche alors que la flèche verte était en position tout droit afin que les piétons puissent traverser sans danger ? Et les policiers, où sont-ils ? Ils se cachent pour attraper les automobilistes qui font des excès de vitesse. Mais bon, on commence à les connaître, ces trappes à faire des sous. Je marche beaucoup et j’habite en banlieue. Les conducteurs sont encore pires qu’en ville.

— Monica Nadeau

Du remerciement au doigt d’honneur

Je suis tellement d’accord ! Je marche plusieurs kilomètres par jour et il m’arrive tous les jours de vivre un stress à cause d’un automobiliste pressé, assis confortablement dans son auto qui a juste à peser sur le frein ou l’accélérateur. Je remercie toujours les gens courtois, comme il m’arrive de faire un doigt d’honneur aux pressés qui passent près de m’écraser. Je n’ai plus de patience pour les énergumènes pressés.

— Georges Tessier, Gatineau

Il faut sévir

Il devrait y avoir des caméras aux passages à piétons. Le gouvernement ne fera pas autant d’argent qu’avec les excès de vitesse, mais il sauvera des vies. L’on pourrait déplacer certaines caméras comme on le fait pour les radars. Ce n’est pas avec des articles de journaux qui, certainement, touchent les gens qui respectent la signalisation que l’on pourra éliminer cette délinquance. Les fautifs n’ont que faire des bons sentiments. Il faut sévir, et ce, de manière dissuasive. Informer les automobilistes par des publicités qu’il y aura des conséquences au non-respect des piétons, perte de permis s’il le faut.

— Denis Potvin

Écoles et garderies

Les passages piétons devraient être plus nombreux près des intersections menant à une école ou une garderie. Mieux dégagés en priorité l’hiver et mieux indiqués par des panneaux visibles en plus des lignes blanches au sol.

— Constance Beaulieu

Prudence

Je partage la même adrénaline. Beaucoup d’automobilistes ont la face dans l’écran et ne sont carrément pas intelligents. Je conduis une auto et souvent, on se fait klaxonner par l’auto en arrière pour partir même s’il y a un piéton qui traverse devant mon auto. Je marche beaucoup plus que je conduis et je constate cette réalité. Prudence.

— Jean-Guy Rancourt

Stressant et désolant

Comme piétonne, je suis d’accord. Il y a plusieurs conducteurs qui ne connaissent pas le code de la route et qui se permettent de faire la leçon aux piétons. À la lumière verte pour traverser la rue, l’automobiliste croit qu’il a priorité et nous passe quasiment dessus quand nous osons mettre le pied dans la rue. J’adore marcher à Montréal, mais c’est souvent très stressant et surtout désolant.

— Ginette Fontaine

Sensibiliser les piétons

Tout à fait d’accord, mais je crois qu’il faudrait également continuer à sensibiliser les piétons de tous âges à respecter les normes de sécurité (traverser au coin des rues, attendre la lumière verte même s’il n’y a pas d’auto à l’horizon). En tant que piéton à Montréal, je me permets régulièrement de regarder les gens directement lorsque j’attends seul à une lumière rouge sur un coin de rue et qu’eux traversent sans souci. Ils ont alors le réflexe de baisser la tête et continuer leur chemin !

— André Gingras

Montréal et les régions

À Montréal, les automobilistes ne connaissent pas la réglementation et sont tellement pressés ! En région, les gens sont beaucoup plus courtois envers les piétons et ils connaissent la réglementation. Ce qui fait la différence.

— Francine Vincent

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Un bon côté... et un côté sombre

Je suis aussi piéton et je m’assure d’un contact visuel avec les conducteurs pour me protéger. Ça marche, heureusement. Ça permet de partager la route et aussi de partager un sourire souvent réciproque. C’est le bon côté et c’est la majorité des situations. Mais il y a aussi le côté sombre du type dont le téléphone est le plus intelligent des deux, qui accélère, éclabousse, klaxonne même parfois et qui s’assure de montrer à ses enfants comment texter au volant.

Le problème, c’est que ce sont eux qui finissent par tuer et ils n’apprennent aucune leçon. Leur voiture leur donne l’immunité. Alors merci et succès aux nombreux bons conducteurs et sincèrement, je souhaite une perte de permis aux autres pour vous éviter de vivre avec une mort d’innocent sur la conscience.

— Luc Baillargeon

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