Main d’œuvre

Le Québec est durement touché par la hausse des postes vacants

Sept des dix régions économiques ayant les taux de croissance les plus élevés se trouvent dans la Belle Province.

La hausse des postes vacants se vit partout au Canada, mais c’est au Québec qu’elle est le plus prononcée. Sept des dix régions économiques ayant les taux de croissance des postes vacants les plus élevés se trouvent au Québec, selon les données récentes de Statistique Canada.

Les trois premières positions sont occupées par la Côte-Nord, les Laurentides et le Saguenay–Lac-Saint-Jean. Le nombre de postes vacants y a bondi de 50 % et plus en un an, entre le troisième trimestre 2017 et le troisième trimestre 2018 plus précisément.

Par exemple, les Laurentides, une région axée sur les services, ont vu le nombre de postes vacants exploser en un an, passant de 4260 à 6755 ; un saut de près de 2500 postes, ou 58,6 %.

L’étude de Statistique Canada donne comme explication l’augmentation de la demande de travail dans la province. Montréal a connu la plus forte croissance parmi les grandes villes canadiennes en 2018, et la population québécoise vieillit plus rapidement qu’ailleurs au Canada. Ce dernier facteur crée une pression sur l’offre de travail.

L’agence fédérale s’intéresse également au taux de postes vacants, qui désigne le nombre de postes vacants exprimé en pourcentage de la demande de travail, soit la somme des postes occupés et vacants.

Historiquement, le Québec a affiché un taux de postes vacants inférieur au taux canadien. Mais il a rejoint quasiment la moyenne canadienne au troisième trimestre 2018, soit 3,2 % contre 3,3 %.

Les taux de postes vacants les plus élevés parmi les régions du Québec se trouvent en Chaudière-Appalaches, suivie de l’Abitibi-Témiscamingue, du Centre-du-Québec et de la Capitale-Nationale. Chaudière-Appalaches a d’ailleurs connu la hausse la plus prononcée de tout le pays, à 1,3 point de pourcentage, à égalité avec Cariboo, en Colombie-Britannique.

À noter que le salaire horaire moyen des postes vacants varie selon les régions, soit de 17 $ en Gaspésie à 24 $ sur la Côte-Nord et dans le Nord-du-Québec.

Au troisième trimestre 2018, il y avait presque 40 000 postes vacants sur l’île de Montréal, offrant un salaire horaire moyen de 22,30 $. On en dénombrait par ailleurs un peu plus de 4000 à Laval et un peu moins de 20 000 en Montérégie, l’équivalent de la population d’une ville comme Mont-Saint-Hilaire.

Au total, la province comptait 118 520 postes vacants. Un peu plus de 42 postes sur 100 nécessitaient une formation postsecondaire (cégep, université), une proportion plus élevée qu’au Canada où elle s’élève à 38 postes sur 100.

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