POP MONTRÉAL

Des concerts qui font Pop

En marche depuis 2002, le festival Pop Montréal est devenu un essentiel absolu pour la découverte de nouvelles musiques tous azimuts, sans compter d’heureuses résurrections d’artistes qui ont brillé jadis.

DES INCONTOURNABLES

THE KILLS

CE SOIR

Au Métropolis, 20 h, avec L.A. Witch

Depuis 13 ans, le tandem anglo-américain The Kills fait pousser des plantes carnivores dans son jardin intérieur. Et ça continue : la chanteuse VV (Alison Mosshart) et le batteur, guitariste et chanteur Hotel (Jamie Hince) ont lancé en juin Ash & Ice, un cinquième album de facture blues-rock avec attitude hardcore et ornements synthétiques, opus ni estival ni ensoleillé, néanmoins très chaud. Avec un tel attirail, il n’y a pas 56 façons d’exprimer ces émotions rock plutôt noires ou gris foncé. Les fans seront au rendez-vous, les autres passeront leur tour.

BABYFATHER

DEMAIN

À la SAT, 22 h, avec Kode9 et Tenderizer

Babyfather est une autre incarnation de Dean Blunt, l’un des auteurs, compositeurs, chanteurs et rappeurs les plus intéressants de l’heure au Royaume-Uni, à qui l’on doit une pléthore de mixtapes et d’albums studio depuis l’aube de cette décennie. Il a collaboré avec plusieurs artistes cruciaux de sa génération, dont les talentueux Micachu et Arca. Il n’y a pas lieu de s’étonner que son projet Babyfather soit soutenu par le renommé Kode9, colistier de cette soirée et maître d’œuvre de l’excellent label Hyperdub. Le mélange des genres est ici un euphémisme !

COLIN STETSON

VENDREDI 23 SEPTEMBRE

À la Fédération ukrainienne, 20 h, avec Weill X5

Sorrow – a reimagining of Gorecki’s 3rd Symphony est un projet très ambitieux mené par le saxophoniste, improvisateur, interprète et compositeur montréalais (d’origine américaine) Colin Stetson. Ce souffleur chéri des hipsters s’est appliqué à relire la Symphonie n3 du fameux compositeur polonais dans une esthétique post-rock, pour 11 musiciens et 1 chanteuse. La réduction symphonique est ici compensée par l’amplification et l’attitude rock des multiples anches traitées et filtrées (saxophones et clarinettes), ainsi que par les synthétiseurs et guitares électriques auxquels se greffent batterie, violon, violoncelle, sans compter la voix mezzo-soprano au cœur de l’œuvre.

HAYDEN

SAMEDI 24 SEPTEMBRE

À la Fédération ukrainienne, 20 h, avec Lou Canon

Paul Hayden Desser est une figure emblématique des années 90. Il compte huit albums studio, il n’a depuis cessé de créer et se produire devant public. On s’imagine bien que son premier opus de chansons folk mâtinées de l’esprit grunge, prédominant en 1995, demeure très spécial aux yeux et aux oreilles de ses fans de la première heure : Everything I Long For, dont la matière fait l’objet d’une tournée commémorative depuis le début de l’année, fera escale à Montréal. Grand-messe en perspective pour les quadras !

ANNETTE PEACOCK

DIMANCHE 25 SEPTEMBRE

À la Fédération ukrainienne, 20 h, avec Joanne Pollock

Assurément une des grandes iconoclastes du dernier demi-siècle. Dans les années 60 et 70, Annette Peacock a été la partenaire du contrebassiste Gary Peacock et de feu le pianiste Paul Bley, après quoi elle a vécu recluse dans la vallée de l’Hudson et n’a cessé de créer. Elle a été sollicitée par des artistes importants – on pense à Bill Bruford, au tandem Coldcut (fondateur du label Ninja Tune) ou au guitariste Nels Cline. Chanteuse, claviériste, compositrice, improvisatrice, ovni, elle s’est très rarement produite devant public. Inutile d’ajouter que sa seule présence sur une scène montréalaise est un événement en soi.

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