Le chiffre du jour

27 milliards

Xerox, ancienne étoile de la techno américaine qui a donné ses lettres de noblesse à la photocopieuse, veut racheter HP, héritier de l’entreprise fondatrice de la Silicon Valley, pour quelque 27 milliards US, ont rapporté mercredi le Wall Street Journal et la chaîne CNBC. Selon les deux médias, Xerox a l’intention de faire une offre en numéraire et en actions et le sujet a été discuté mardi lors d’une séance de son conseil d’administration. Il n’y aurait toutefois aucune certitude sur une offre ou son éventuel succès.

— Agence France-Presse

Commerce de détail

Bond des ventes de meubles et de boulettes chez IKEA

Décidément, la popularité d’IKEA ne faiblit pas. L’entreprise à capital fermé a réalisé des ventes de 2,53 milliards au Canada au cours de son exercice clos à la fin août. Il s’agit d’un bond de 6,1 %. Le bénéfice n’a pas été dévoilé. De plus, les consommateurs ont davantage visité ses magasins ; la fréquentation a crû de 2,7 % pour atteindre 31 millions de personnes. Visité 117 millions de fois (+ 12 %), le site web d’IKEA a pour sa part généré des ventes de 261,2 millions (+ 8,2). Le détaillant a précisé avoir vendu pour 113 millions de dollars de nourriture (+ 10,8 %). Vu sa « croissance positive » au Canada, IKEA a par ailleurs annoncé qu’elle « adoptera [une] nouvelle approche » au centre-ville de Toronto dont « les concepts finaux et les emplacements restent à déterminer ».

— Marie-Eve Fournier, La Presse

Résultats financiers

Le géant suisse du chocolat Barry Callebaut en bonne forme

Le géant suisse du chocolat Barry Callebaut, dont la direction d’usine à Saint-Hyacinthe, au Québec, vient de régler un conflit de travail avec une majoration salariale de 20 % sur six ans parmi ses 365 employés, a confirmé mercredi des résultats de fin d’exercice 2019 fortement avantagés par la flambée des cours du cacao et l’expansion de ses affaires en Asie. Son bénéfice net s’est accru de 3,2 % à 368,7 millions de francs suisses (495 millions CAN), sa progression étant freinée par le remboursement anticipé d’un emprunt obligataire. Si l’on exclut ce remboursement, le bénéfice s’est accru de 10,4 % sur un an. Le chiffre d’affaires de Barry Callebaut a grimpé de 5,2 % à 7,3 milliards de francs suisses (9,8 milliards CAN), soutenu par la hausse des cours des fèves de cacao, qui ont augmenté en moyenne de 4,5 % durant l’exercice. — La Presse

Protection de la vie privée

La Californie enquête sur Facebook

Le procureur général de Californie a indiqué mercredi qu’il enquêtait sur les pratiques de Facebook en matière de vie privée depuis 2018. Le procureur général, Xavier Becerra, a donné peu de détails sur l’enquête et a précisé qu’il n’en révélait l’existence que parce que son bureau devait déposer publiquement des documents devant un tribunal afin de forcer Facebook à répondre à ses assignations à comparaître, ce que l’entreprise n’a pas fait de façon adéquate. L’enquête porte sur les pratiques de Facebook en matière de confidentialité, de divulgation et d’accès de tiers aux données de ses utilisateurs. L’État cherche à savoir si Facebook a violé la loi californienne en trompant les utilisateurs et en déformant la présentation de ses pratiques de confidentialité. Les responsables ont ajouté que l’enquête avait commencé au début de 2018, en réponse au scandale de Cambridge Analytica, mais qu’elle avait depuis gagné en ampleur. — Agence France-Presse

résultats financiers

SoftBank Group plombé par WeWork et Uber

Le géant japonais de l’investissement dans les technologies SoftBank Group a reconnu mercredi avoir durement souffert des déconvenues de WeWork et d’Uber aux États-Unis. De juillet à septembre, le groupe a subi une perte d’exploitation de plus de 700 milliards de yens (8,5 milliards CAN), pire performance trimestrielle de son histoire. En cause, des dépréciations liées à ses investissements indirects dans les deux jeunes pousses américaines WeWork (bureaux partagés) et Uber, dont les contreperformances ont défrayé la chronique ces derniers mois. « Les comptes sont minables, l’impact de WeWork est important, je le regrette, ma décision a été mauvaise », a admis crûment le PDG Masayoshi Son lors d’une conférence de presse. Il a aussi reconnu « avoir surévalué WeWork et n’avoir pas vu des problèmes de gouvernance ». « Je ne changerai pas ma vision, ma stratégie, c’est la détermination de Masayoshi Son », a-t-il martelé en parlant de lui à la troisième personne.

— Agence France-Presse

GFL Environmental

Entrée en Bourse reportée

GFL Environmental a annulé son premier appel public à l’épargne (PAPE), qui devait rapporter plus de 2,4 milliards US, après que les investisseurs eurent proposé un prix d’entrée en Bourse inférieur à celui souhaité par l’entreprise.

En octobre, la société de gestion des déchets de Vaughan, en Ontario, avait lancé son opération d’inscription à la Bourse en évoquant un prix de départ situé entre 20 $US et 24 $US par action.

« Les actionnaires existants ont déterminé qu’à 18 $US, le prix proposé dans le PAPE ne représentait pas une juste valeur pour la société et a donc choisi de remettre son entrée sur les marchés publics à une date ultérieure », a expliqué le chef de la direction de GFL, Patrick Dovigi, dans un communiqué.

GFL fournit des services de gestion des déchets solides et liquides et d’assainissement des sols, au Canada et dans 23 États américains.

Elle estime être la quatrième entreprise de services environnementaux diversifiés en importance en Amérique du Nord et emploie plus de 10 000 personnes. GFL affirme servir plus de 135 000 clients commerciaux et industriels et fournir des services d’enlèvement des déchets solides à plus de quatre millions de foyers.

Les principaux actionnaires de GFL sont la société d’investissement BC Partners et le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario (RREO).

Depuis sa création en 2007 par M. Dovigi, ancien joueur de hockey repêché par les Oilers d’Edmonton, GFL Environmental a connu une croissance importante.

En vertu de sa stratégie, GFL s’efforce d’être un « consolidateur de choix » sur un marché fragmenté, a-t-il expliqué dans sa présentation aux investisseurs en octobre. À son tour, il bénéficie d’une efficacité opérationnelle accrue grâce aux économies d’échelle, a-t-il ajouté.

Depuis 2007, la société a réalisé 109 acquisitions, et elle en a conclu au moins 22 rien qu’en 2019, selon la présentation aux investisseurs. En septembre, GFL a annoncé l’acquisition du groupe de sociétés Windsor Disposal Services. Un mois plus tôt, elle avait acquis les activités de traitement des déchets solides d’Evergreen Industries – qui fait partie du groupe Alpine – dans l’île de Vancouver.

Toutefois, la société présentait également une dette d’environ 6,68 milliards US en date du 30 juin, selon le prospectus provisoire retraité de GFL daté du 23 octobre.

L’entrée en Bourse de GFL était très attendue et aurait été l’une des plus importantes au Canada depuis plusieurs années.

Avec un maximum de 100,7 millions d’actions à droit de vote subalterne prévues, le premier appel public à l’épargne devait générer jusqu’à 2,42 milliards US. À l’époque, GFL avait annoncé que son introduction en Bourse se conclurait la semaine du 11 novembre, sous réserve des conditions de clôture habituelles.

— La Presse canadienne

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