Brésil

« Qui c’est, Greenpeace ? C’est quoi, cette saloperie qu’on appelle Greenpeace ? C’est un déchet. »

— Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui a invectivé jeudi le groupe environnementaliste Greenpeace, une nouvelle attaque du dirigeant d’extrême droite envers les ONG qui jugent sa politique environnementale nocive pour l’Amazonie. (AFP)

États-Unis 

Le Pentagone alloue 3,8 milliards de plus pour le mur de Trump

Le Pentagone va renoncer à l’achat de plusieurs avions furtifs F-35 et de drones afin de débloquer 3,8 milliards de dollars supplémentaires pour le mur que le président américain Donald Trump veut ériger à la frontière avec le Mexique, selon des documents remis jeudi au Congrès. Ces fonds seront transférés à hauteur de 2,2 milliards de dollars des lignes du budget 2020 du Pentagone qui avaient été allouées à l’achat d’équipements pour l’US Air Force et l’US Navy, selon ces documents que l’AFP a obtenus. Le reste provient des fonds initialement prévus aux opérations extérieures de l’armée américaine (Afghanistan, Syrie, Irak). Cette nouvelle enveloppe porte à 9,9 milliards de dollars les fonds alloués depuis juillet par le département de la Défense au mur que Donald Trump a promis d’ériger à la frontière avec le Mexique pour lutter contre l’immigration illégale. Parmi les équipements sacrifiés au mur, les documents remis au Congrès mentionnent des F-35, des drones armés MQ-9 Reaper, des avions-cargos C-130J et des avions de reconnaissance maritime Poseidon P-8.

— Agence France-Presse

Turquie

Damas taxé d’hypocrisie après un vote sur le génocide arménien 

La Turquie a dénoncé le vote jeudi du Parlement syrien reconnaissant comme « génocide » le massacre d’environ 1,5 million d’Arméniens entre 1915 et 1917, sur fond de vives tensions entre Ankara et Damas après des affrontements meurtriers dans le nord-ouest de la Syrie. « C’est un acte hypocrite de la part d’un régime qui pendant des années a commis toutes sortes de massacres contre son propre peuple […] ayant causé le déplacement de millions de personnes et qui est connu pour son recours aux armes chimiques », a déclaré le ministère des Affaires étrangères de Turquie dans un communiqué. Il a accusé Damas d’avoir provoqué une « tragédie humanitaire […] à notre frontière » et a dénoncé « des accusations sans fondement portées par un régime despotique qui a perdu sa légitimité ». Selon les estimations, entre 1,2 million et 1,5 million d’Arméniens ont été tués pendant la Première Guerre mondiale par les troupes de l’Empire ottoman, alors allié à l’Allemagne et à l’Autriche-Hongrie. Les Arméniens cherchent à faire reconnaître par la communauté internationale l’existence d’un génocide. La Turquie reconnaît des massacres mais récuse le terme de génocide, évoquant une guerre civile en Anatolie doublée d’une famine, dans laquelle 300 000 à 500 000 Arméniens et autant de Turcs ont trouvé la mort.

— Agence France-Presse

Afghanistan

Une trêve partielle et un accord « très proche » avec les talibans

Un accord entre les États-Unis et les talibans est « très proche », a assuré jeudi Donald Trump, alors que Washington a obtenu une trêve partielle d’une semaine en Afghanistan pendant les pourparlers. « Je pense que nous en sommes très proches. Je pense qu’il y a de bonnes chances que nous ayons un accord, et nous verrons », a-t-il indiqué à l’émission Roadkill with Geraldo. « Cela ne veut pas dire que nous en aurons un, mais nous saurons d’ici les deux prochaines semaines », a précisé le président des États-Unis. L’annonce de la trêve partielle a été faite jeudi à Bruxelles par le chef du Pentagone, Mark Esper, au cours d’une réunion des ministres de la Défense de l’OTAN. « Les États-Unis et les talibans ont négocié une proposition pour une réduction des violences pendant sept jours », a expliqué M. Esper au cours de sa conférence de presse à l’issue de la réunion de l’Alliance. Il a qualifié ses entretiens avec ses homologues de l’OTAN de « productifs ». Le président afghan Ashraf Ghani avait annoncé la veille avoir été informé par le secrétaire d’État américain Mike Pompeo de « progrès notables » dans les négociations avec les talibans, ce que l’Américain a confirmé devant des journalistes dans l’avion l’emmenant à la conférence sur la sécurité de Munich.

— Agence France-Presse

France

Tariq Ramadan mis en examen pour le viol de quatre femmes

L’islamologue suisse Tariq Ramadan est désormais mis en examen pour les viols de quatre femmes, qu’il conteste, les juges d’instruction ayant conclu son interrogatoire de jeudi en lui notifiant de nouvelles charges pour l’agression de deux femmes en 2015 et 2016 à Paris, a appris l’AFP auprès de son avocat. Cet intellectuel, qui était déjà mis en examen depuis le 2 février 2018 pour deux viols, est arrivé jeudi matin au tribunal de Paris, plus d’un an après sa sortie de prison et son dernier interrogatoire sur le fond du dossier. Entre-temps, Tariq Ramadan, 57 ans, a tenté sans succès de faire annuler la procédure judiciaire tandis que le parquet de Paris, l’été dernier, a élargi l’enquête à trois victimes potentielles. Si le récit de l’une d’elles, surnommée « Elvira », n’a pas été corroboré par l’enquête, les juges ont toutefois retenu la mise en examen de l’islamologue pour les deux autres femmes, au terme de près de cinq heures d’interrogatoire. Ces deux femmes ont été identifiées par la police sur des photos et des messages retrouvés dans l’ordinateur de l’islamologue, parmi sa correspondance avec d’anciennes maîtresses.

— Agence France-Presse

france

Macron fait un arrêt écolo devant la mer de glace

Emmanuel Macron est venu jeudi dans le massif du mont Blanc « toucher du doigt » les effets dévastateurs des changements climatiques. Une visite symbolique censée amorcer le virage écologique de son quinquennat, mais dépourvue d’annonce nouvelle.

« Je n’imaginais pas une fonte aussi rapide, c’est impressionnant. On se rend compte comment les non-décisions ont fait en arriver là », s’est exclamé le président au petit matin devant la mer de glace, étendue de roches grises et de glace vive bleutée en recul de 8 à 10 m par an.

Redescendu à Chamonix, il a ensuite prononcé un discours ardent sur « l’urgence » climatique, « le combat du siècle », selon lui, assurant notamment avoir ressenti « notre propre vulnérabilité, la fragilité de ce paysage qu’on pensait inamovible ».

Sans annonce d’ampleur, M. Macron a dressé le tableau d’actions qu’il a liées aux objectifs écologiques, citant la revitalisation des centres-villes pour lutter contre l’étalement urbain, la loi sur le recyclage ou encore la création, annoncée la veille, de nouveaux parcs naturels, y compris pour protéger le mont Blanc.

L’arrêté définissant l’aire protégée du mont Blanc devrait être prêt « d’ici la fin de l’année », a-t-il précisé plus tard, ajoutant que les amendes seraient portées de 38 à 750, voire 1500 euros pour ceux qui contreviendraient « au respect de la nature ».

La priorité écologique

Dans son discours en Haute-Savoie, censé marquer un virage écologique à un mois des municipales, Emmanuel Macron a aussi estimé que le « combat pour la biodiversité est indissociable de la lutte contre le réchauffement ».

Quelque « 60 % des animaux sauvages ont disparu ces 50 dernières années, les espèces disparaissent à un rythme 1000 fois supérieur au taux d’extinction naturelle », a rappelé le chef de l’État qui lançait aussi pour l’occasion l’Office français de la biodiversité (OFB) au lendemain d’un Conseil de défense écologique.

Après Chamonix, le chef de l’État a déjeuné à Saint-Gervais-les-Bains avec des élus locaux qui souhaitaient l’interpeller sur la pollution dans la vallée de l’Arve, entraînée par le passage de trop nombreux poids lourds et le chauffage au bois.

Laurent Wauquiez, président de région, et le maire de Chamonix Éric Fournier, soutenu par LREM (parti d’Emmanuel Macron), ont demandé au président de réglementer les camions les plus polluants dans le tunnel du Mont-Blanc et de développer le ferroviaire dans la vallée. Le président a annoncé que le gouvernement cofinancerait le prolongement du Léman-Express jusqu’à Saint-Gervais avec le département et la région.

— Agence France-Presse

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