MONTRÉAL, 375 ANS D’HISTOIRE

Hôte de l’Omnium canadien 10 fois

Depuis 1904, date du premier tournoi, le Royal Montréal a 10 fois été l’hôte de l’Omnium canadien. Au fil des ans, le total des bourses a bien changé. Découvrez les gagnants et les sommes qu’ils ont remportées.

1904

Gagnant : John H. Oke (Angleterre)

Score : 156 (+16)

Bourse au gagnant : 60 $ 

Total des bourses : 170 $

1908

Gagnant : Albert Murray (Canada)

Score : 300 (+20) 

Bourse au gagnant : 80 $

Total des bourses : 225 $

1913

Gagnant : Albert Murray (Canada)

Score : 295 (+15) 

Bourse au gagnant : 100 $ 

Total des bourses : 265 $

1926

Gagnant : Macdonald Smith (Écosse)

Score : 283 (+3)

Bourse au gagnant : 500 $

Total des bourses : 1575 $

1950

Gagnant : Jim Ferrier (Australie)

Score : 271 (-9)

Bourse au gagnant : 2000 $

Total des bourses : 10 000 $

1975

Gagnant : Tom Weiskopf (États-Unis)

Score : 274 (-6)

Bourse au gagnant : 40 000 $

Total des bourses : 200 000 $

1980

Gagnant : Bob Gilder (États-Unis)

Score : 274 (-6)

Bourse au gagnant : 63 000 $

Total des bourses : 350 000 $

1997

Gagnant : Steve Jones (États-Unis)

Score : 275 (-5)

Bourse au gagnant : 270 000 $

Total des bourses : 1 500 000 $

2001

Gagnant : Scott Verplank (États-Unis)

Score : 266 (-14)

Bourse au gagnant : 684 000 $

Total des bourses : 3 800 000 $

2014

Gagnant : Tim Clark (Afrique du Sud)

Score : 263 (-17)

Bourse au gagnant : 1 026 000 $

Total des bourses : 5 700 000 $

Le plus vieux club de golf d’Amérique du Nord

À Montréal, en raison de nos héritages britannique et écossais, on joue au golf depuis le début du XIXe siècle. C’est d’ailleurs au pied du mont Royal qu’a été fondé le premier club de golf de l’Amérique du Nord, le Royal Montréal. Ça s’est passé le mardi 4 novembre 1873.

Trois hommes d’affaires, tous d’origine écossaise, sont derrière ce projet : Alexander Dennistoun ainsi que les frères John G. et David D. Sidey. Une demi-douzaine d’autres hommes anglo-saxons étaient aussi de l’assemblée de fondation au cours de laquelle Dennistoun a été nommé capitaine du club.

Le Montreal Golf Club a pu ajouter l’épithète « Royal » à son titre en 1884, après avoir obtenu l’aval de la reine Victoria.

Le premier parcours a été aménagé dans un secteur de la montagne appelé Fletcher’s Field. Il correspond aujourd’hui à l’actuel parc Jeanne-Mance.

Dans le Golfing Annual, Volume VI (1892-1893), ouvrage publié à Londres, on décrit le terrain en ces termes : « Le parcours du Royal Montreal Golf Club est situé sur la pente nord-est du mont Royal et offre une vue magnifique de la vallée du Saint-Laurent et des lointaines montagnes du Vermont. Il se trouve à seulement dix minutes du quartier des affaires. »

Jolie perspective pour ce terrain qui comptait d’abord six trous avant de rapidement passer à neuf. Mais l’idyllique emplacement allait vite être transformé par l’avancée de la civilisation.

« En 1896, le club aménage un nouveau parcours de 18 trous à Dixie, dans la paroisse de Dorval, écrit l’historien Martin Landry, de Montréal en histoires. En 1921, un deuxième parcours est créé au même endroit, mais la croissance urbaine force le club à déménager une deuxième fois. En 1959, il s’établit à L’Île-Bizard, où il est encore aujourd’hui. »

Le Royal Montréal n’est pas resté unique en Amérique bien longtemps. Dès 1874, un deuxième club ouvre ses portes à Québec. Chez nos voisins du Sud, on affirme souvent que le club Edgewood de Tivoli (New York), inauguré en 1884, est le plus vieux terrain en exploitation continue au même endroit aux États-Unis. Le Montreal Ladies’ Golf Club a quant à lui été fondé en 1892.

L’histoire du Royal Montréal compte son lot d’anecdotes. Il a ainsi accueilli 10 fois l’Omnium canadien, au troisième rang des plus vieux tournois de la PGA après le British et le U.S. Open. Mieux encore, la toute première édition de l’Omnium canadien, en 1904, a eu lieu au Royal Montréal.

À l’occasion de l’édition 1997 de cet événement, le déjà célèbre Tiger Woods a raté la coupe pour la première fois de sa carrière professionnelle. Dix ans plus tard, à l’occasion de la Coupe des présidents, Woods y a perdu 1-0 face au Canadien Mike Weir.

AFFAIRE D’ÉLITE

« L’histoire du club de golf Royal Montréal témoigne d’une certaine façon de l’histoire sportive de Montréal », souligne Martin Landry. En effet, à l’époque où le club est fondé, les sports sont en pleine effervescence à Montréal et plusieurs associations sportives y sont créées. Mentionnons par exemple le Montreal Olympic Athletic Club (1862), le Montreal Bicycle Club (1878) et le Club des raquetteurs Le Canadien (1878). Plus ancien, le Montreal Curling Club (1807) serait le premier club sportif fondé au Canada.

Si, dans la première moitié du XIXe siècle, la pratique des sports à Montréal est l’affaire des élites et des fortunés, elle se démocratise dans les années 1860 alors que les journées de travail raccourcissent, dit M. Landry. « C’est à cette époque que les sports comme le baseball, la crosse et le hockey deviennent plus populaires », ajoute l’historien.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.