Longueuil

Une famille décimée par l’incendie d’un immeuble

Des occupants ont dû sauter de leur balcon pour fuir les flammes

Trois membres d’une même famille ont péri dans les flammes dans la nuit de vendredi à hier, et 11 personnes ont été transportées à l’hôpital pour soigner des brûlures, coupures, problèmes respiratoires liés à la fumée et fractures causées entre autres par des chutes, certains occupants ayant dû sauter de leur balcon pour échapper aux flammes. 

Après avoir maîtrisé le violent incendie dans l’immeuble d’appartements de Longueuil situé au 240-246, rue Toulouse, les autorités ont procédé à sa démolition plus tard hier en raison de sa structure qui menaçait de s’effondrer. Ce qui restait de l’immeuble était entièrement couvert de glace formée par l’eau des lances d’incendie des pompiers.

Les victimes du brasier, retrouvées dans un appartement du dernier étage de l’immeuble, sont un couple dans la quarantaine et la mère de la femme du couple, âgée de près de 70 ans. Après avoir réussi à extirper les victimes des flammes, les pompiers ont tenté en vain des manœuvres de réanimation, a fait savoir le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).

Sur les lieux de l’incendie, l’aide s’est rapidement organisée. Des autobus ont été dépêchés pour abriter les sinistrés et les premiers répondants du froid mordant. Des boissons chaudes ont été offertes. De nombreuses personnes en état de choc ont été prises en charge par la Croix-Rouge, plus particulièrement cinq familles comptant dix adultes et huit enfants.

L’organisme humanitaire leur offrira de l’hébergement, des vêtements et de la nourriture durant les trois prochains jours, a expliqué le porte-parole Carl Boisvert. Parmi les locataires, il y aurait de nouveaux arrivants qui ont été pris de panique en réalisant que leurs passeports et leurs documents juridiques étaient restés à l’intérieur.

« Manipulation humaine »

À l’aube hier, sur les ondes de médias télévisés, une jeune femme a raconté que son conjoint avait été brûlé grièvement au visage et qu’il avait été transporté à l’hôpital. D’autres sinistrés interrogés ont affirmé que les alarmes des détecteurs de fumée n’avaient pas fonctionné à l’intérieur du bâtiment.

En fin de journée, le porte-parole du SPAL, Ghislain Vallières, a affirmé à La Presse qu’une « manipulation humaine non intentionnelle » aurait été à l’origine de l’incendie.

Les enquêteurs poursuivent leur enquête pour déterminer s’il y a eu négligence criminelle.

Les flammes ont pris naissance vers 1 h 15, hier matin, dans l’immeuble de trois étages comptant 16 appartements. Au moins 80 pompiers de l’agglomération de Longueuil, de Varennes et de Sainte-Julie ont été appelés sur les lieux. Un pompier et un policier ont subi des blessures durant l’intervention. Les forts vents ont compliqué le travail des équipes d’urgence et des secouristes. « Les vents nous ont joué des tours, le feu s’éteignait, puis reprenait », a expliqué le porte-parole du SPAL.

« PAS ENCORE DE Portrait global »

La mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, n’était pas présente sur les lieux du sinistre hier matin ni durant l’après-midi. À son cabinet, le directeur des communications, Jean-Luc Benoît, a expliqué que « des services seraient affectés selon les besoins ».

« On va en savoir davantage au cours des prochains jours. On n’a pas encore le portrait global pour l’instant », s’est-il limité à dire. 

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