Inflation, récession et le calvaire de Boeing

Quelques nouvelles économiques du jour

Les prix restent inchangés au pays

L’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,1 % en août par rapport au même mois l’an dernier, a indiqué mercredi Statistique Canada. L’inflation annuelle est ainsi restée inchangée par rapport à celle observée en juillet. Les économistes s’attendaient en moyenne à une inflation annuelle de 0,4 % en août, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv. La moyenne des trois mesures canadiennes de l’inflation de base, considérées comme de meilleurs indicateurs des pressions sous-jacentes sur les prix et suivies de près par la Banque du Canada, était de 1,7 %. La Banque du Canada a l’intention de maintenir son taux directeur à 0,25 %, qu’elle considère comme sa valeur plancher, jusqu’à ce que l’inflation revienne à la cible idéale de 2 %. L’espoir est qu’en maintenant son taux bas, la banque centrale puisse faire baisser les taux des prêts hypothécaires et des prêts pour permettre aux gens d’emprunter et de dépenser plus facilement pour aider l’économie alors qu’elle se remet de la crise de la COVID-19.

Des experts suggèrent que le taux directeur de la Banque du Canada pourrait rester à son niveau actuel jusqu’à la fin de 2022 ou même jusqu’en 2023, bien que le rythme de la reprise dépende en grande partie de la trajectoire de la pandémie, qui a touché de larges pans de l’économie canadienne.

— La Presse Canadienne

L’économie américaine va mieux que prévu, selon la Fed

La récession de l’économie américaine en 2020 devrait être moins brutale que prévu, mais le rebond sera moins fort au cours des années suivantes, a estimé la banque centrale américaine, la Fed, qui a par ailleurs laissé inchangés ses taux lors de sa réunion monétaire. Le produit intérieur brut des États-Unis devrait reculer de 3,7 % en 2020, quand elle voyait en juin une chute de 6,5 %. Mais le rebond qui suivra sera moins fort : 4 % en 2021 et non 5 %, et 3 % en 2022 au lieu de 3,5 %, puis 2,5 % en 2023. Le chômage, qui était en février à son plus bas niveau en 50 ans à 3,5 %, devrait s’élever à 7,6 %, ce qui est mieux que les 9,3 % estimés en juin lorsque l’économie se remettait progressivement en mouvement après la paralysie provoquée par la pandémie de COVID-19. Les chiffres du mois d’août ont été meilleurs que prévu avec un taux de chômage réduit déjà à 8,4 % contre un pic historique de 14,7 % en avril.

— Agence France-Presse

L’OCDE plaide pour un maintien des programmes d’aide

La récession mondiale devrait être moins sévère que prévu en 2020 grâce à la réaction « rapide et conséquente » des États, a estimé mercredi l’OCDE, qui exhorte les gouvernements à prolonger leurs plans de soutien en 2021, au moment où la reprise plafonne. « Moins de consommation, moins d’investissement, moins de production, moins d’échanges commerciaux, moins d’emploi » : c’est ainsi que Laurence Boone, chef économiste de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a résumé la situation économique mondiale. Les chiffres donnent le tournis : entre la fin de 2019 et la fin de 2021, l’économie mondiale pourrait avoir perdu 7000 milliards, « soit le PIB cumulé de l’Allemagne et de la France ». Un manque à gagner qui pourrait être ramené à 4000 milliards dans le meilleur scénario d’évolution du virus, mais atteindre 11 000 milliards dans le pire scénario. Car une chose est sûre : « le niveau d’incertitude demeure extrêmement élevé » et la COVID-19, qui a franchi mercredi le seuil des cinq millions de personnes contaminées en Inde et continue de tétaniser l’Europe, « va nous accompagner dans les 12 à 18 mois qui viennent ».

— Agence France-Presse

Boeing et la FAA blâmés au Congrès

Les accidents mortels du 737 MAX représentent « l’horrible aboutissement » de défauts d’ingénierie, de mauvaise gestion de la part de Boeing et d’un manque de supervision de la part du régulateur de l’aviation (FAA), a conclu mercredi une commission des Transports du Congrès américain. Dans un rapport final de 239 pages sur les écrasements de Lion Air en octobre 2018 et d’Ethiopian Airlines en mars 2019, fruit de 18 mois d’enquête, de plus d’une vingtaine d’auditions et de l’examen de 600 000 pages de documents, il est reproché au constructeur « la répétition inquiétante de mauvaises évaluations techniques et d’erreurs de jugement troublantes de la part de la direction ». La FAA y est vilipendée pour ses « nombreuses lacunes en termes de supervision et de responsabilité ». Les principales conclusions avaient déjà été dévoilées dans un rapport préliminaire. Mais cette mouture finale, préparée par les démocrates de la commission des Transports de la Chambre des représentants, détaille davantage les manquements à tous les niveaux.

— Agence France-Presse

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