Testé Roku Ultra

Petites touches bien pensées

Le tout nouveau lecteur Roku Ultra est plus puissant, mais ce n’est pas là l’important. Télécommande rechargeable, commandes vocales, chaînes maison, compatibilité avec écouteurs Bluetooth et projection d’appareils iOS et Android sont quelques-unes des touches ajoutées à cet appareil, pour lequel il faut toutefois payer un peu plus cher.

On aime

Il y a déjà 14 ans qu’une petite entreprise de San Jose, en Californie, Roku, joue dans la cour des grands avec ses boîtiers et clés HDMI, en concurrence avec les Apple TV, Chromecast et autre Fire TV Stick. Son argument de vente au départ, rendre toutes les télés intelligentes en donnant accès à des milliers de chaînes internet, nous a semblé se fragiliser avec les années, tous les nouveaux téléviseurs étant maintenant connectés.

Le meilleur argument que nous ont souvent servi les porte-parole de l’entreprise a longtemps été l’interface Roku, ces grosses tuiles colorées dans lesquelles il est si facile de naviguer pour retrouver sa propre sélection de chaînes parmi les quelque 5000 proposées au dernier décompte. Elle est toujours la même, à peine modifiée avec le temps et toujours aussi claire. Et le menu est lui-même 4K, ce que certains fabricants de télévision ne proposent pas.

Précisons-le ici, car nous recevons chaque fois notre lot de questions à ce sujet : il faut tout de même un abonnement payant pour des chaînes comme Netflix ou AppleTV+. On trouve par ailleurs des milliers d’applis et de chaînes gratuites, de qualité très inégale.

Le Roku Ultra est présenté comme le « lecteur le plus rapide et le plus puissant » du fabricant et, oui, son processeur quadricœur est agile, sautant d’un menu à l’autre sans délai et battant de vitesse toutes nos autres télés pour lancer Netflix ou Disney+, avancer ou reculer, ou faire jouer sans délai du contenu 4K pouvant aller jusqu’à 60 cadres par seconde. Un port Ethernet donne une connexion plus stable à l’internet. Un port USB 3.0 permet en outre de lire localement les vidéos ou les photos stockées sur un disque ou une clé USB.

Les appareils Roku ont été les premiers en 2020 à diffuser le contenu de l’écran des appareils Apple avec AirPlay ; la fonction était offerte depuis quelques années pour Android.

Le Roku Channel offre un guide télé d’une centaine de chaînes en direct gratuites, d’ICI Radio-Canada Télé à Reuter News en passant par d’obscurs programmes spécialisés dans les westerns, la cuisine ou des séries des années 1960.

Roku offre également du contenu exclusif gratuit, comme le film Weird sur la vie d’Al Yankovic et des séries avec Martha Stewart, mais il s’agit encore d’un acteur mineur.

Le nouveau lecteur Roku Ultra dispose d’une télécommande rechargeable sur laquelle on peut brancher des écouteurs filaires. On y a également intégré un micro pour des commandes vocales. Elles fonctionnent, belle surprise, en français et permettent de demander de lancer une recherche avec mots-clés. « Films de Tom Cruise » affichera toutes les œuvres de l’acteur, sur toutes les chaînes offertes sur Roku.

Petite touche bien pensée : on peut faire sonner la télécommande pour la retrouver. Oui, mais comment accéder à ce menu si on n’a pas la télécommande sous la main ? Avec son téléphone, tout simplement, et l’appli Roku permet d’en faire une télécommande de remplacement.

Nouveauté très appréciée, et qui pallie une faiblesse chez Roku : on peut maintenant coupler des écouteurs Bluetooth avec le Roku Ultra, et plus seulement les haut-parleurs fournis par Roku.

On aime moins

On peut interpeller le Roku Ultra sans appuyer sur le bouton Micro de la télécommande, en lançant « Hey Roku ! ». Mais l’appareil est un peu dur de la feuille, prend du temps à entendre la commande et comprend très peu les consignes.

À 129,99 $, il ne s’agit pas du plus bas prix en ville pour ce type d’appareil.

Les chaînes internet qui ne sont pas offertes avec Roku sont rares. Malheureusement, et la faute revient à Radio-Canada, Tou.tv fait partie de ces absents.

On achète ?

Le Roku Ultra est très intéressant pour le propriétaire d’un téléviseur encore bien fonctionnel, mais trop vieux pour avoir accès à certaines fonctions comme AirPlay ou manifestement trop lent. L’appareil de Roku lui redonne un tonus bienvenu.

Si vous avez déjà le téléviseur Sony, Samsung ou LG dernier cri, presque toutes les fonctions du Roku Ultra sont déjà intégrées, même si elles ne sont pas nécessairement aussi efficaces et conviviales.

Roku Ultra

Fabricant : Roku

Prix : 129,99 $

Note : 9 sur 10

Techno

Clins d’œil technologiques

SOS satellite

Annoncée en septembre dernier, la fonction Urgence SOS par satellite réservée aux iPhone 14 est arrivée au Canada mardi. Elle permet essentiellement de contacter par texto les services d’urgence en cas d’absence totale du réseau cellulaire. On peut même, sans déclencher de fausse alerte, essayer la fonction avec un mode Démonstration qui désactive le réseau cellulaire, ce que nous avons fait en plein cœur de Montréal. Il a fallu une dizaine de secondes pour repérer et pointer vers un satellite, dont la direction est affichée sur l’iPhone. Les messages prenaient entre 4 et 9 secondes pour être envoyés, tandis que la réception semblait quasi instantanée, le tout en français. Le service est offert sans frais pendant deux ans.

Pentiment

Pentiment est un « petit jeu de niche », prévient d’emblée son directeur artistique. Son graphisme statique, avec ses dialogues en phylactères, reprend l’esthétique des manuscrits du XVIsiècle dans cette histoire de meurtre sur fond d’oppression religieuse et de rébellion. Et c’est lent, mais fascinant. Les animations sont minimalistes, l’intrigue est touffue à souhait et le joueur n’intervient que pour décider des réponses proposées à l’écran, ramasser quelques objets et choisir sa destination sur la carte du village. Il faut faire des choix qui dirigeront le déroulement de l’histoire et modifieront la réaction des personnes secondaires à vos demandes. Et les dialogues sont brillants, loin de l’échange bébête qu’on pourrait craindre avec ce graphisme enfantin.

Métavers

Si les plus vieux comprennent encore mal ce qu’est le métavers et les jetons non fongibles (NFT), c’est manifestement moins le cas des membres de la génération Z. Pour la première fois en 2022, pour son Rapport sur les achats des Fêtes, la firme Accenture a posé des questions liées à ces concepts bien nébuleux. Surprise : 10 % des 18-24 ans au Canada envisagent d’acheter un cadeau dans le métavers ; 13 % disent avoir ajouté à leur liste de cadeaux un actif numérique ou un jeton non fongible – ce qui provoquera vraisemblablement des maux de tête pour les proches qui tenteront de les satisfaire ; et 14 % affirment qu’ils sont susceptibles d’acheter un NFT pour quelqu’un d’autre.

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