Roland-Garros

Jour de premières à Paris

Paris — Mardi de premières à Roland-Garros : l’Allemand Alexander Zverev a foncé vers les demi-finales pour la première fois, alors que la Slovène Tamara Zidanšek et la Russe Anastasia Pavlyuchenkova vont découvrir le dernier carré en Grand Chelem.

Depuis qu’il a perdu les deux premières manches qu’il a jouées dans le tournoi contre son compatriote issu des qualifications Oscar Otte (6-3 et 6-3), Zverev ne musarde plus en route. Le joueur de 24 ans en est désormais à 15 manches remportées consécutivement, et à chaque tour, il accélère un peu plus.

D’un premier tour en quasiment trois heures, il a stoppé le chronomètre à peine au-dessus de l’heure et demie, mardi, sur le court Central, en expédiant l’Espagnol Alejandro Davidovich Fokina (46e), 6-4, 6-1 et 6-1.

Certes, Zverev n’a pour l’instant eu à affronter aucun joueur du top 40. Mais ça ne l’empêche pas de voir plus grand.

« Évidemment, c’est très sympa d’être en demi-finale, mais ça ne me suffit pas », a lancé le récent vainqueur du Masters 1000 de Madrid et finaliste malheureux des Internationaux des États-Unis.

5000 spectateurs

Zverev jouera vendredi sa troisième demi-finale majeure, la première à la Porte d’Auteuil. Il avait calé deux fois en quarts jusque-là, en 2018 et en 2019.

D’ici là, le Grand Chelem parisien aura connu sa première soirée avec du public : à la faveur de l’allègement progressif des restrictions sanitaires et du recul du couvre-feu à 23 h à partir de mercredi, 5000 spectateurs pourront assister au duel entre le Serbe Novak Djokovic et l’Italien Matteo Berrettini.

Leur accès au stade sera toutefois conditionné à la présentation d’un « passe sanitaire », pour le premier test grandeur nature du dispositif gouvernemental.

Auparavant, le maître des lieux, l’Espagnol Rafael Nadal, lancé à la conquête d’un 14e sacre historique à Roland-Garros, synonyme de 21e trophée record en Grand Chelem, sera opposé à l’Argentin Diego Schwartzman.

À son 52e Grand Chelem

Dans le tableau féminin, c’est au bout de matchs à rallonge – autour de deux heures et demie – que Zidanšek et Pavlyuchenkova se sont invitées pour la toute première fois de leur carrière en demi-finales d’un tournoi du Grand Chelem.

Zidanšek, 85e mondiale et opposée à l’Espagnole Paula Badosa, la joueuse ayant engrangé le plus de victoires sur terre battue en 2021, s’en est sortie 7-5, 4-6 et 8-6.

La Slovène de 23 ans, qui dispute son troisième tournoi à Roland-Garros, y avait chuté dès le premier tour lors de ses deux premiers. Elle a failli connaître une fois de plus le même sort cette année : contre la Canadienne Bianca Andreescu, elle est passée deux fois à deux points de la défaite. Mais elle a finalement obtenu sa première victoire face à une joueuse du top 10 mondial.

Et ça a lancé son tournoi.

« Gagner mon premier tour a été essentiel, j’en ai tiré beaucoup de confiance », reconnaît-elle, en estimant avoir « un peu mieux maîtrisé [ses] émotions » que Badosa mardi, elle qui a compté une manche et un bris d’avance avant de devoir endiguer le réveil de son adversaire espagnole.

Pavlyuchenkova, quant à elle, est venue à bout 6-7 (2/7), 6-2 et 9-7 de sa partenaire de double, la Kazakhe Elena Rybakina, tombeuse de l’Américaine Serena Williams au tour précédent, pour franchir le cap des quarts de finale en Grand Chelem à sa septième tentative, à 29 ans, 10 ans après son premier tournoi majeur.

« J’étais hyper nerveuse, parce qu’en plus, je devais jouer contre Elena. Mentalement, c’était très dur », raconte-t-elle.

Au total, il lui aura fallu jouer 52 tournois du Grand Chelem pour finir par en atteindre le dernier carré.

Les deux derniers quarts de finale féminins, entre la Polonaise Iga Świątek, championne sortante, et la Grecque Maria Sakkari, et entre l’Américaine Coco Gauff et la Tchèque Barbora Krejčíková, sont programmés ce mercredi.

Tsitsipás impose sa loi

Stéfanos Tsitsipás, l’homme fort de la première partie de saison, a par ailleurs imposé sa loi face au Russe Daniil Medvedev pour se hisser en demi-finale de Roland-Garros, comme en 2020.

Tsitsipás, favori du bas de tableau, a fait preuve d’autorité pour maîtriser Medvedev 6-3, 7-6 (7/3) et 7-5 en 2 h 19 min.

« J’ai dû maintenir l’intensité et élever mon niveau de jeu tout au long du match. C’est l’une de mes meilleures performances » du tournoi, estime-t-il.

« Jouer sur terre battue à Paris, ça me rappelle des bons souvenirs » mais « mon ego me dit que j’en veux plus », ambitionne le jeune Grec de 22 ans, qui avait plié en cinq manches devant Djokovic en demi-finale l’automne dernier, et qui court encore après une finale majeure.

« Si on m’avait dit, une semaine avant Roland-Garros, que je perdrais en quarts contre Tsitsipás après un match accroché, j’aurais signé », apprécie Medvedev, qui n’y avait pas remporté le moindre match avant cette année.

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