R&D et sciences de la vie

La science pour protéger notre santé… et relancer l’économie

Les masques, les blouses et les médicaments que les pays s’arrachent sont évidemment essentiels pour contrôler la pandémie de COVID-19. Or, une ressource s’avère encore plus précieuse dans pareil contexte : « La connaissance, et plus précisément protéger nos connaissances scientifiques localement, est la clé pour surmonter l’épreuve », soulève Gordon C. McCauley, président et chef de la direction d’adMare BioInnovations. En plus de contribuer à la sécurité de tous, le secteur québécois des sciences de la vie réunit tous les éléments lui permettant de devenir un puissant levier afin de relancer notre économie. Voici comment.

Sciences de la vie : un secteur florissant

Selon l’organisme BIOQuébec, le secteur des sciences de la vie et des technologies de la santé (SVTS) emploie 56 000 personnes au sein de 456 organisations, et sa contribution au produit intérieur brut (PIB) de la province s’élève à 5,8 milliards de dollars1. Sa force s’explique par l’étendue et la complémentarité de son infrastructure.

« On peut compter à la fois sur des universités aux facultés de recherche de premier plan, de jeunes entreprises prometteuses, d’importants joueurs pharmaceutiques et de nombreux organismes de soutien et de services »

— Mounia Azzi

« Le gouvernement du Québec a aussi clairement indiqué qu’il considère cette industrie comme un domaine d’avenir ; le contexte est donc hautement favorable », ajoute-t-elle.

Déployer l’innovation québécoise

Trois semaines après le début de la crise, le génie canadien était déjà à l’œuvre : 20 initiatives liées aux vaccins, plus de 30 pistes de traitement, 40 approches diagnostiques et 40 autres idées d’outils ou de mesures de soutien sont en cours de développement.

« Nous réunissons toutes les connaissances et l’expertise pour réagir rapidement à la situation. »

— Gordon C. McCauley

De la recherche à la commercialisation

Pour qu’une percée scientifique parvienne à changer le monde, elle doit d’abord sortir du laboratoire et se montrer viable sur le marché. C’est à ce moment précis qu’adMare BioInnovations entre en scène.

« Notre travail, c’est de reconnaître le potentiel économique d’une solution et d’en faire une entreprise capable de grandir et de se développer au Québec. »

— Mounia Azzi

La société agit comme facilitateur entre le milieu académique et les investisseurs en capital de risque, en plus d’accélérer la mise en marché en faisant part de son expertise.

Du démarrage à la croissance

Par le biais de son Centre d’innovation, situé dans le parc technologique de Saint-Laurent, adMare BioInnovations crée l’environnement idéal pour stimuler la croissance des jeunes entreprises biopharmaceutiques. Et selon Gordon C. McCauley, c’est à la cafétéria que la magie s’opère : « À l’heure du lunch, un nouvel entrepreneur qui n’est ici que depuis six mois peut échanger avec quelqu’un d’expérience qui gère 75 employés et apprendre comment se rendre là lui aussi. » Les installations offrent également aux jeunes entreprises l’accès à certaines ressources qui seraient autrement hors de portée, comme des services analytiques de qualité.

De scientifiques à gens d’affaires

Avec l’éclosion de la pandémie, adMare BioInnovations a devancé le lancement de son nouvel outil de formation gratuit conçu pour aiguiser les compétences d’affaires des scientifiques.

« Nous pouvons compter sur un bassin incroyable de gens hautement qualifiés : notre programme leur enseigne comment transposer leurs connaissances au contexte commercial. »

— Gordon C. McCauley

Ce programme permet aux candidats n’ayant plus accès aux laboratoires universitaires depuis le début du confinement de mettre au point leur expertise en attendant le retour au travail.

Une feuille de route impressionnante

L’approche d’adMare BioInnovations a fait ses preuves. À ce jour, en tant que partenaire commercial, la société a participé à fonder huit entreprises, qui emploient 750 personnes et dont la valeur s’élève à 2,5 milliards de dollars. Par l’entremise de ses centres d’innovation de Montréal et de Vancouver, son service d’accompagnement a accéléré la croissance de 125 petites et moyennes entreprises (PME). Enfin, 96 % des diplômés de son programme de formation ont pu décrocher un emploi dans l’industrie.

Les leçons de la crise

L’épreuve que nous traversons démontre bien le rôle essentiel de la recherche scientifique, la qualité de la chaîne de valeur au Québec et le fait que le milieu est capable de se mobiliser de façon exceptionnelle. « Voilà l’occasion pour la province de créer une industrie durable, capable d’assurer l’approvisionnement en médicaments, en vaccins et en traitements », croit Gordon C. McCauley.

« Personne ne peut prévoir à quoi ressemblera la reprise, mais nul doute que nos connaissances seront une précieuse ressource dans le "nouvel environnement moins prévisible". »

— Gordon C. McCauley

1 Source : https://www.bioquebec.com/accueil

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